Cinéma: Une soif de l’or incontrôlée
Le 25 août 2010 par Arnaud Lacroix ·
Donner son avis
Ce mercredi 25 août sort dans les salles le film 600 kilos d’or pur. Réalisé par Eric Besnard, ce long métrage se déroule en Guyane, où des aventuriers partent à la recherche du minerai précieux. Il est soutenu par l’association WWF, à l’initiative de la campagne « Non à l’or inégal », lancée il y a quelques mois.
L’Amazonie comme décor, difficile de faire mieux pour amadouer le spectateur ! Encore faut-il que cette Amazonie corresponde à celle rêvée et imaginée, à la fois hostile et sauvage. Car si la région a toujours été une source de fantasmes pour aventuriers, à l’image d’Ed Stafford, traversant récemment l’Amazonie en 859 jours, la réalité est de plus en difficile à accepter. Un constat que le film d’Eric Besnard tente par le biais de son scénario et de sa mise en scène de faire émerger. Une manière de faire prendre conscience aux cinéphiles des enjeux, liés à l’existence d’exploitations aurifères illégales en Guyane.
Ce n’est pas la première fois que le cinéma s’intéresse à l’or illégal : l’association WWF avait en effet déjà soutenu le film Orpailleur de Marc Barrat sorti en 2009. On y voyait Rod, jeune guyanais en plein cœur de la jungle, découvrant avec stupeur la violence engendrée par la recherche de l’or. Bouleversé alors d’apprendre, comment son frère aîné était décédé, succombant à cette quête du métal précieux et tué pour cette raison.
L’or, la ressource maudite de l’Amazonie
Depuis des années, les flux d’immigrés clandestins venant du Brésil et franchissant la frontière avec la Guyane demeurent constants. Ces « garimpeiros » arrivent dans le département français avec un but bien précis : gagner de l’argent en fouillant le sous-sol. Or la casse d’une mine d’or provoquée à base de mercure, comme on peut le voir dans le film, aggrave la détérioration de l’environnement local. Interdit depuis 2005 dans les exploitations aurifères suite à une convention européenne intitulée « Stratégie communautaire sur le mercure », le métal ne cesse cependant d’être utilisé illégalement. C’est dans cette optique que WWF se bat pour améliorer la traçabilité du commerce de l’or.
Un milieu de plus en plus pollué
Le plus souvent dans cette zone géographique, l’or recherché est alluvial et les cours d’eau sont les plus touchés. Le mercure d’origine toxique, qui doit permettre d’amalgamer l’or à travers les sédiments, se diffuse alors dans l’atmosphère, pollue les rivières, quand bien même le mercure « naturel » est déjà très présent dans l’air. Les populations, à l’instar des amérindiens Wayana, sont donc les premières victimes de ces usages, les poissons carnassiers devenant contaminés et les maladies plus régulières. Enfin, il ne faut pas oublier les risques liés à la déforestation qui guettent la région, si les orpaillages illégaux continuent à se multiplier.
Découvrez la bande annonce du film 600 kilos d’or pur, ci-dessous:
Pour plus d’informations sur WWF et son engagement dans la campagne contre l’or inégal : www.nonalorillegal.fr
Vous pouvez aussi vous rendre sur la page intitulée Non à l’or inégal, publiée sur Facebook.
Expo : des requins dans le quartier latin
Le 27 juillet 2010 par Lola Parra Craviotto ·
Donner son avis
Nous voilà à la moitié de l´été ! Nous vous avons déjà proposé plein d´activités pour vous occuper, comme l´exposition « Naturel Brut » que le WWF organise dans des parcs et jardins à Paris. Cette semaine, Néoplanète vous suggère une exposition plus rafraîchissante : « Requins : pour quelques nageoires de trop ».
Les requins sont les vedettes de l´Institut océanographique, Fondation Albert 1er Prince de Monaco, jusqu´au 13 septembre. L´idée, qui a été développé par le Dr. Pascal Deynat, est de montrer 31 panneaux représentant les plus beaux travaux du photographe américain Jeff Rotman.
Le thème n’est pas drôle du tout : le finning est une pratique consistant à ôter les nageoires des requins vivants pour la réalisation d´un potage prisé des pays asiatique.
L´expo de photos « Requins, pour quelques nageoires de trop » a un but clair : montrer au public que la pérennité des traditions séculaires constitue une atteinte constante au maintien de la biodiversité.
Et quel meilleur moment pour dénoncer cette situation que dans le cadre de l’Année Internationale de la Biodiversité ? Bien sûr, Néoplanète est tout à fait d´accord
avec cette dénonciation, et ce n’est pas la première fois que nous dénonçons une pratique ancienne que l´on considère mauvaise pour le traitement des animaux, comme la corrida.
Cette exposition originale permet d´apporter un autre regard sur ces prédateurs qui ne sont pas que des animaux assassins comme l’a montré Steven Spielberg dans « Les dents de la mer ». Avec cette exposition, visible jusqu´au 13 septembre, l´Institut océanographique poursuit son travail pour parvenir à une meilleure connaissance des grands prédateurs marins et d´une protection plus efficace de ces espèces.
Petit point à signaler : les requins sont apparus plus de 420 millions d´années avant nous, mais maintenant ils nous dérangent et ils risquent de disparaitre. Allez, cet été, on apprivoise les squales pendant nos vacances !
Infos pratiques :
Institut océanographique
195 rue Saint-Jacques, 75005 Paris.
Tél : 01 44 32 10 70
Dates : du 8 au 13 juillet 2010
Horaires : du lundi au vendredi de 10h à 18h
Fermé les samedis et dimanches
Entrée gratuite
www.oceano.org
Visite de l’exposition « Naturel Brut » du WWF
Le 13 juillet 2010 par Lola Parra Craviotto ·
1 commentaire
C´est l´année de la biodiversité ! Et pour profiter de manière agréable de cet évènement mondial, les associations écolos ont imaginé un tas d´activités. WWF propose ainsi tout l’été l’exposition « Naturel Brut ». L’idée ? Disséminer des œuvres d´art dans plusieurs parcs et jardins de Paris pour faire prendre conscience aux gens des enjeux environnementaux. Reportage dans le Parc des Buttes-Chaumont qui abrite huit œuvres d’art très vertes.
Mardi 4 juillet, 10h30 : je n´arrive pas à l´heure (malheureusement, une habitude très espagnole) à la visite organisée par le WWF. Les vêtements que j’ai choisis ne sont pas les meilleurs pour partir au parc. Et les chaussures aussi d’ailleurs. Courir en direction de l’immense Parc des Buttes-Chaumont (au cœur du 19ème arrondissement) en portant des talons, c´est une brillante idée ! Après avoir failli trébucher à de nombreuses reprises, j’arrive devant une immense œuvre d´art au milieu de la nature : La machine à prévenir les oiseaux que le vent se lève, de l´Art Orienté Objet. Un hommage aux oiseaux victimes de la tempête qui s´est abattue sur la France en 1999. La caractéristique principale de cette œuvre est d’être constituée d´un orgue de barbarie dont les flûtes ont été remplacées par des appeaux d´oiseaux normalement utilisés pour la chasse. Sans oublier que son bras est actionné par le mouvement cyclique d´une éolienne.
En voilà une œuvre qui fait réfléchir… Il y a des dizaines d’oiseaux qui sont morts dans cette tempête. Des
milliers d´hectares qui ont été ravagés. Et dire que ma préoccupation la plus importante ce matin, c’était mes talons…
La machine à prévenir les oiseaux que le vent se lève fait partie de la vingtaine d’œuvres sélectionnées par le WWF pour son exposition à l’occasion de l’année de la biodiversité. Une manière de sensibiliser le grand public à la protection de la planète à travers l’art. Et de se rendre compte des services rendus par la nature. Ces créations artistiques et inédites sont exposées dans plusieurs jardins de Paris, du Parc des Buttes-Chaumont au Jardin de Bagatelle, en faisant quelques détours par la Place de la Bourse, le quartier du Marais et d’autres sites à découvrir dès septembre. « On a beaucoup de contacts avec des artistes intéressés par le développement durable, explique Lauranne Germond, commissariat de l´exposition. C’est comme cela qu’est née l’idée de cette expo car la culture joue un rôle important dans la sensibilisation à l’écologie ou encore à la biodiversité. »
Des artistes et leurs œuvres
Une des créations les plus significatives au Parc des Buttes-Chaumont ? Les Abeilles de Julien Vantal. Cette œuvre pousse un cri d’alarme en montrant comment les abeilles disparaissent à un rythme effréné à cause de l’activité de l’homme. Dans le projet de Julien Vantal se reflète la morale de The Tell-Tale Heart, la nouvelle d´Edgar Alan Poe : plus l´on s´obstine à ne pas voir un problème, plus il grossit, plus il prend de l´importance, jusqu´au point où il devient impossible de l´ignorer. Autre curiosité : la création de Rodolphe Huguet baptisée Goulu : une réflexion sur le concept de manger sans mesure, jusqu´à l´indigestion. L´œuvre est un homme torsadé dans un osier blanc et logé dans un arbre bicentenaire. On peut en dégager deux significations, deux réflexions : une sociale et une environnementale. L’aspect social nous montre que l´on mange jusqu´à l´excès, alors que beaucoup de personnes n’ont rien à manger quotidiennement. Le deuxième sens de cette création nous incite à rendre à la nature un peu de tout ce que l’on prend d´elle.
Combien de fois a-t-on entendu dire que l´équilibre de l´écosystème dans les marais a été affecté par l´introduction d´une espèce étrangère ? Pour en témoigner, l´artiste Hanna Husberg, avec son projet nommé Culture Hors Sol, alerte sur les risques de mettre des plants arrivés du Japon dans l’écosystème français. Son œuvre est parfaitement introduite et camouflée dans la nature du parc, puisqu’elle ressemble à un petit verger « flottant » sur l’eau. A quelques pas de là, l’œuvre Fistulina Hépatica d´Aurélie Slonina, n’est, elle, pas camouflée du tout. C´est un champignon géant inratable appelé communément langue de bœuf, qui nous fait prendre conscience de l´éradication de la nature dans la ville.
Cette exposition accorde ainsi une grande place à la nature, mais pas seulement. Elle évoque aussi l´identité culturelle avec Oliver Leroi qui a crée dans le parc des Buttes-Chaumont un drapeau pour l´Antarctique. L´artiste a visité ce continent et il s´est rendu compte que ce territoire n´a pas de réelle identité, car les conditions climatologiques sont si extrêmes qu’aucune population ne s’est jamais installée là-bas. L´auteur a réalisé, donc, un drapeau pour l´Antarctique, dont les bandes ont la couleur et les proportions de la répartition du plumage du manchot empereur, l´animal le plus emblématique qui habite là-bas et qu´on connait communément comme le pingouin.
Ne ratez pas enfin l’œuvre très originale de Pauline Bastard. Cette artiste a eu l´idée de créer Beau Comme un Fond d´Ecran, un panneau qui surgit dans le paysage comme une bannière publicitaire. Il suggère que le paysage dans lequel nous nous situons en regardant l’œuvre serait tout à fait adapté pour devenir un fon d’écran d’ordinateur.
À partir de septembre, Thierry Boutonnier proposera de suivre les renards roux grâce à un système d´observation GPS/GSM. Son idée est d´essayer de comprendre la nature de leurs relations et comment cette espèce cohabite avec l´homme dans un espace urbanisé tel que Paris.
Allez-y ! Cet été à Paris, il n’y a pas que Paris Plage !
Le saviez-vous ? En plein coeur du 19ème arrondissement, le parc des Buttes-Chaumont est le 3ème plus grand jardin aménagé de la ville après celui de la Villette et celui des Tuileries. Il est également le parc public parisien le plus riche en variétés d’essences avec notamment son noisetier de Byzance, son orme de Sibérie, son cèdre du Liban et son sophora emblématique dont les branches penchent délicatement vers le lac.
Plus d’infos : http://www.naturel-brut.fr/
Exposition « Naturel Brut ». Parc des buttes-Chaumont. Du 3 juillet jusqu´au 31 octobre. Métro : ligne 7b, arrêt Buttes-Chaumont
Photo écolo : les résultats du FIIE
Le 8 juillet 2010 par Lola Parra Craviotto ·
Donner son avis
Le Festival International de l´Image Environnementale (FIIE) s’est achevé le weekend dernier avec six prix décernés et plusieurs mentions spéciales. Les jeunes artistes qui n´ont pas encore l´opportunité de montrer leur art dans les galeries ont été les stars du festival. La thématique est verte, bien sûr, et Néoplanète a remis une mention spéciale à Mathilde Lloret par son œuvre Une Terrer sans Homme.
C´est un jeune événement, oui, c´est vrai, mais c´est aussi une véritable plateforme pour de nouveaux artistes qui explorent les thèmes liés à l´environnement.
Le Prix « Décrocheurs de Lune » a été remis par Jacques Setbon, dirigeant de L´Agence de Fab, à Clean Art Planet. Ce groupe est composé de trois artistes : Thierry Ledé (photographe), Gilles Cenazandotti (plasticien) et Charlie Sansonetti (réalisateur). Leur prix ? La production d’un tirage géant réalisé en tissus écologique et encres aqueuses. L´œuvre qu´ils ont présentée est faite à partir d´une matière inépuisable : les objets trouvés dans la mer.
Le Prix « Biodiversité » a été remis par Jacques Olivier Barthes du WWF à Pierre Marsan. Celui-ci repart avec un chèque de 1 000 €. « Aujourd’hui, de nombreux animaux ont disparu et seuls les muséums conservent leur mémoire dans leurs couloirs, explique Pierre Marsan. J´ai réalisé une galerie de portraits d´insectes dont les poses évoquent le vivant. Plongé dans ce labyrinthe chimérique le doute s´installe, tandis que l´âme des animaux resurgit intacte et si réelle. »
Le Prix « Découverte » a été remis par Christophe Delabre de Point 44 à Henri Kartman. Celui-ci repart avec l’équivalent de 1000 € en production dans l’imprimerie de son choix. Kartman a nommé son œuvre Rio Seco parce que le sol est fondamental à notre équilibre : « L´eau source de vie, se transforme peu à peu en source d´inondation pour nous rendre un sol toujours plus aride. »
Voir son interview : http://www.fiie.fr/English/uncategorized/interviews-de-11-artistes/
Le Prix « Coup de cœur » a été remis par Mariona Vivar d´Alternative Channel à Célia Clément pour son œuvre Nara Shikas. Celle-ci se verra offrir la réalisation d´un portrait filmé et d´une mise en avant de son travail sur le site d´Alternative Channel. « Cerfs et biches sont vénérés dans la religion japonaise et en particulier à Nara où son parc abrite environ 1200 biches « sauvages » qui évoluent librement dans cet environnement protégés, raconte l’artiste. Une interaction entre bêtes et humains qui nous pose questions: Quelles espèces convient-il de protéger? Les biches de Nara méritent-elles plus de considération que d´autres animaux? Faudra-t-il donc les humaniser pour mieux les respecter? »
Voir son interview : http://www.fiie.fr/English/uncategorized/interviews-de-11-artistes/
Le « Prix du Jury » a été remis par Delphine Gamblin de l´association Black Box à Jean-François Devillers. Celui-ci repart avec un écran plasma full HD. Son œuvre Tchemoby ? « C´est le nom d´un terrible événement qui s´est produit le 26 avril 1986 : l´explosion du réacteur de sa centrale nucléaire. Comment rendre visible un événement quasi invisible? »
La cérémonie s’est achevée avec une mention spéciale de Néoplanète décernée à Mathilde Lloret pour son projet Une Terre sans Homme. L´artiste a réfléchi sur le fait que « l´homme présent dans ces images ne semble pas avoir compris qu´il n´est pas séparable de son environnement naturel. »
En savoir plus : http://www.fiie.fr/
Le Festival Internationale de l’Image Environnementale (FIIE), du 26 juin au 4 juillet / Bassin de la Villette à Paris
Le 15 juin 2010 par Christophe Ratinaud ·
1 commentaire
Cette manifestation s’inscrit dans le paysage des grands évènements de la photographie en France. Elle a pour but la découverte de nouveaux artistes dont l’environnement est le sujet d’une réflexion créative. Du 26 juin au 4 juillet, différents regards vont devoir se regrouper en un même lieu, sur un sujet qui nous concerne tous. Rendez-vous cet été Bassin de la Villette.
Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.
Nous avons rencontré 4 photographes, 4 regards différents, 4 visions de notre environnement à l’occasion de cette édition 2010: Célia, Murielle, Rémi et Gilles. Portraits de 4 photographes qui exposent sur le Festival Internationale de l’Image Environnementale.
Célia Clément
Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.
Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.
Rémi Hazard
Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.
Gilles G. Vidal Vidéaste
Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.





AGENDA
BOUGER
COCOONER
PARTICIPER
S'AIMER
SAVOURER
SE SOIGNER
S'INFORMER
CONCOURS
S'ABONNER






![Delphine Gamblin[1] Delphine Gamblin](http://www.neo-planete.com/wp-content/uploads/2010/06/Delphine-Gamblin12-195x195.jpg)



