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L’info écolo de Juliette : sombre beezzzzzzness …

Le 16 septembre 2009 par · Donner son avis 

Découvrez une fois par semaine « L’info écolo du jour », par Juliette Barthaux  de www.ushuaiatv.fr

Photo Juliette : Lapins de la Porte Maillot - juin 2009Pendant que les lapins se reproduisent allègrement sur les talus du « péri-féérique », les abeilles ont le bourdon et continuent de disparaitre. Ce déclin inquiète de plus en plus. Pesticides, virus, perte de la biodiversité des monocultures ?… Des experts en tartines de miel et des scientifiques se penchent sur cette piquante question.

Alors, du coup, la valeur marchande de ces petits bagnards de la pollinisation s’envole ! Et dans notre monde d’humains pervertis par l’argent, des petits malins y ont vu une sacrée idée de beezzzness : voler les vibrionnantes petites colonies pour les revendre au plus offrant !

Un petit tour sur la Toile suffit à comprendre que ça buzz au niveau mondial, car l’abeille vit partout et fait vivre tous les habitants de la Planète. Grande-Bretagne, Maghreb, Australie où des meurtres auraient même été commis sur des « beekeepers »…

En France, les apiculteurs en ont raz les antennes ! Alors, devant l’augmentation des vols, la « résistance » s’organise et les discussions sur les « api-forums » vont bon train. Les panneaux « touche pas à mon miel » n’ayant pas prouvé leur efficacité, voici quelques recettes anti-vol butinées ici ou là : ruches sur palettes, enchainées et cadenassées, camouflage d’une herse crève-pneu sur le terrain au bon endroit … ou grenade dégoupillée dans une ruche vide… !

De la fiction bien sur, pourtant certains récits frôlent souvent le scénario digne de romans d’espionnages. Assurer ses ruches, détacher discrètement les agrafes des plateaux ou fixer les fonds avec des parpaings, tatouer les ruches à son nom, effectuer des rondes à horaires variables, tout est bon pour mettre les voleurs en… déconfiture.

Mais jusqu’où faudra t-il aller pour obliger les bêtes sans cornes que nous sommes à prendre conscience de l’importance des trésors inestimables de la Nature ?

Vol d’oiseaux rares au Zoo de Doué-La-Fontaine (49)

Le 11 février 2009 par · 2 commentaires 

C’est le but de certains voyages, ces animaux sauvages qui vous fascinent par leur exotisme, c’est également à cause du dépaysement qu’ils procurent que se développent les zoos qui participent à la survie de certaines espèces. Malheureusement, déjà menacé par l’homme dans leur milieu naturel, les animaux ne sont plus en sûreté dans les zoos, celui de Doué-La-Fontaine dans le Maine et Loire nous informe :

Aras Chloroptères
Creative Commons License photo credit: bube09

Pendant la nuit du samedi 7 au dimanche 8 février dernier, des voleurs sont entrés par effraction dans l’enceinte du Zoo de Doué-la-Fontaine (49) et sont repartis avec quatre aras (grands perroquets d’Amérique du Sud) : Deux aras militaires, un ara ararauna et un ara chloroptère. Ces perroquets splendides aux couleurs vives sont des oiseaux très prisés des collectionneurs et leur commerce est très réglementé.

Les perroquets ont visiblement été attrapés et transportés avec une grande maladresse voire, avec une grande violence, puisque l’on a retrouvé des plumes éparpillées sur tout le chemin emprunté par les voleurs pour repartir.

Les voleurs ont aussi brisé les vitres du bâtiment abritant les singes cercopithèques diane de Roloway, vraisemblablement pour voler aussi ces primates extrêmement rares – au bord de l’extinction selon l’Union Mondiale pour la Nature (UICN) et en annexe 1 de la Convention de Washington (CITES). Heureusement, bien que transis et effrayés, tous les cercopithèques ont été retrouvés dimanche matin par leurs soigneurs.

Singes
Creative Commons License photo credit: Eisenheim.

Si l’ara chloroptère et l’ara ararauna sont encore peu menacés dans la nature (population estimée à 300 000 individus pour chaque espèce), l’ara militaire est classé Vulnérable par l’UICN. Il ne resterait actuellement plus que 30 000 individus dans la nature répartis entre l’Argentine, la Bolivie, la Colombie, l’Equateur le Mexique, le Pérou et le Venezuela.

Le Zoo de Doué-la-Fontaine, abrite actuellement 600 animaux appartenant à 72 espèces animales dont une quarantaine font l’objet d’un Programme d’Elevage Européen (EEP). En 2008, 117 petits sont nés et ont été élevés par leurs parents au total, dont 61 mammifères et 56 oiseaux.

Le trafic d’animaux sauvages :

Après la drogue et les armes, le trafic d’animaux et de végétaux sauvages est considéré comme la troisième source au monde de revenu illicite puisque représentant  15 milliards d’euros environ de chiffre d’affaire annuel (source WWF). Si des milliers d’espèces animales et végétales sont aujourd’hui menacées de disparition partout dans le monde, ce n’est pas uniquement dû à la dégradation des écosystèmes, mais aussi au commerce illégal. Un traité international a été élaboré afin d’empêcher que ces espèces ne fassent l’objet d’une exploitation non durable du fait du commerce international. La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) est entrée en vigueur le 1er juillet 1975 et concerne plus de 30 000 espèces. En s’appuyant sur la CITES, l’Union Européenne a édicté un règlement encore plus strict. Ainsi, les espèces les plus menacées ne peuvent circuler sur le territoire européen qu’avec un permis CITES. Celui-ci vérifie la provenance du spécimen mais aussi les futures conditions d’hébergement et de soin de l’animal. Par ailleurs, la loi française du 14 août 1986 a mis en place une réglementation draconienne concernant la protection animale et imposant des agréments pour les animaleries et les parcs zoologiques, ainsi que des permis d’environnement attribués par les Régions aux détenteurs d’animaux exotiques. Pour finir, le WWF et l’UICN ont créé en 1976, TRAFFIC, un programme commun de veille pour le trafic animal.

Dans la région du Grand Ouest c’est le troisième vol de perroquets ou de primates que l’on peut déplorer en parcs zoologiques ces dernières semaines.