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Soutenir le Sahel en achetant un sapin

Le 7 décembre 2008 par Charles Ducreux · Aucun commentaire 

Cette année, Jardiland soutient de nouveau l’association SOS Sahel, afin de fertiliser 1000 hectares de terre dans la province du Nayala au Burkina Faso, en formant la population à des techniques simples pour relancer les cultures.

Les actions précédentes ont permis jusqu’à présent de planter 700 000 arbres, principalement au Niger et au Sénégal. En faisant reculer la désertification, cette fertilisation des sols, a contribuée à accroître et à diversifier les récoltes.

L’opération fonctionne quelque soit le conditionnement du sapin que vous achetez (en coupe, en pot ou en motte).

L’association SOS Sahel a été créée il y a plus de 30 ans par Léopold Sédar Senghor, ses objectifs, l’accès à l’eau, à la santé, la protection de l’environnement et la prévention des crises alimentaires.

Pour les aider en achetant un sapin : jardiland.com
Pour faire plus : sossahel.org

Les plantations au Sénégal ont permis de fixer les dunes

Quel sapin pour Noël ?

Le 19 novembre 2008 par Kevin Le Guen · Aucun commentaire 

Nous avons demandé à Régis Guignard, Architecte-Paysagiste (Agence Méristème) son avis sur les sapins de Noël.

En fait c’est un vrai sujet qui ouvre un débat.

Le naturel c’est bien si on suit certaines conditions :
-    si les pépinières occupent des terres médiocres, délaissées par l’agriculture (terres acides, landes très argileuses, etc) et que celles-ci sont situées plutôt en basse ou moyenne montagne (stations d’origine du sapin de Nordmann ou de l’épicea, les deux principales espèces du sapin de Noël).
-    si on pratique des coupes clairsemées dans la pépinière et non pas “à blanc” pour que çà garde un aspect un peu plus nature dans les rotations et pour finir,
-    si les coupes ont lieu 1ére quinzaine de décembre et pas avant, pour éviter l’utilisation des anti-transpirants sur les aiguilles qui sont écologiquement très incorrects !

Cela fait pas mal de conditions à réunir et comme dirait l’autre, on est loin du compte même dans les filières estampillées « naturelles ».

L’artificiel, c’est bien car on ressort son sapin tous les ans, mais ses composants (PVC, structure aluminium) et sa fabrication ne sont pas franchement écologiques, côté empreinte. Quand vous savez que le marché à fournir rien qu’en France représente 4 millions d’avatars de sapins, vous hésitez une seconde avant de préconiser la solution…

Savoie
Creative Commons License photo credit: Luberon

Et les sapins en motte que l’on peut replanter dans son jardin ?

Quelque soit le poids, la maturation, ils sont vendus avec des mottes ridicules. De plus, ils séjournent pendant 3 à 4 semaines à une température de 19 à 20 degrés ce qui entraîne un choc thermique et un stress hydrique irrémédiable au moment de la replantation. Et finalement c’est sans doute pas plus mal pour éviter que les jardins de lotissement se peuplent progressivement de sapins ! Passer des murs verts que représentent les kms de tuyas en clôture à des sapinières habitées, on ne ferait qu’accentuer l’artifice !
Non, la solution dans les deux cas passe par un cercle vertueux :
- Pour le naturel, on encourage moyennant un label indépendant des lobbys, les pratiques décrites au-dessus et on reste très vigilants dans l’excellence.
- Pour l’artificiel, on utilise plutôt du PVC recyclé et du bois - de sapin ! - pour la structure qui proviendrait justement desdites pépinières pour garder l’activité économique dans le même giron. Et d’ailleurs, pourquoi pas organiser un concours de design du sapin de Noël new look et plus vert que vert !

Sapin de Noël aux Halles du Chatelet
Creative Commons License photo credit: photigule

Sapin artificiel, une idée lumineuse ?

Quelques chiffres et précisions grâce à une enquête de l’Association Française du Sapin de Noël Naturel (AFSNN).

Rappelons en préambule que les sapins de Noël ne sont pas coupés dans les forêts mais cultivés de façon raisonnée, ce qui fournis des emplois dans des régions défavorisées. A partir de la mi-novembre la profession embauche jusqu’à 5 000 saisonniers pour soutenir les 1 000 professionnels permanents.

Le marché du sapin en quelques chiffres :

La tendance se confirme pour le Nordmann, en 2007, 22 % des ménages ont acheté un sapin de Noël, 80 % d’entre eux ont opté pour un sapin naturel (contre 20 % pour un sapin artificiel). Sur 4,8 millions de sapins naturels vendus, les français ont été 61,6 % à choisir un Nordmann et 37,1 % un Epicéa.
l’Epicéa connaît une tendance à la baisse au profit du Nordmann, plus cher mais plus résistant, et qui ne perd pas ses aiguilles.

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