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La Ruche qui dit Oui

Le 21 mai 2011 par · 1 commentaire 

‘La Ruche qui dit Oui’ est un nouveau concept lancé par Guilhem Chéron et son équipe. L’idée essentielle est de raccourcir le chemin que prennent nos produits pour arriver jusqu’à nos assiettes. Comment ? En mettant en relation des petits producteurs avec des consommateurs via un particulier. Celui-ci va devenir une ruche, et son domicile sera le point relais où venir chercher les denrées, livrées par les producteurs. Tout bête, mais il fallait y penser !

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Des sites pour donner une seconde vie à vos objets

Le 17 mai 2011 par · 5 commentaires 

Que faire de vos bottes à peine portées, de votre tondeuse qui croupit dans le jardin ou de vos meubles abandonnés lors du déménagement ? Avant de les jeter, pensez à les donner : c’est écolo et moins cher qu’une location de benne. Plusieurs plateformes Internet vous facilitent la tâche. Suivez le guide.

Vos objets ont plusieurs vies. Les donner permet d’éviter d’encombrer la poubelle ou la benne et donc la décharge, et de limiter ainsi les émissions de CO2 dans l’atmosphère. Donner des objets peut aussi aider des personnes à faibles revenus ou servir à un collectionneur, un bricoleur, un voisin, un étudiant qui s’installe… C’est un geste économique et écologique !

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Celio donne une seconde vie à vos vieux jeans !

Le 25 août 2009 par · 1 commentaire 

CelioLa marque Celio s’associe cet été avec Le Relais, membre d’Emmaüs France et offre une remise à ses clients les plus méritants !

En effet, du 26 août au 8 septembre, si vous rapportez vos vieux jeans dans une boutique Celio afin qu’ils soient recyclés, vous bénéficiez immédiatement de -20% valable le jour même dans tout le magasin.

Créé en 1984, Le Relais est un réseau d’entreprises sociales ayant pour mission de lutter contre l’exclusion par la réinsertion professionnelle dans les domaines de la collecte, le tri et de la revalorisation des vêtements de seconde main.
Ce projet crée des emplois en priorité pour les personnes précaires (par le biais de la collecte, du tri et de la revente) en France mais aussi en Afrique (Burkina Faso, Sénégal, Madagascar).

Après un tri des jeans collectés, les pièces en état seront revendues dans les boutiques « Ding Fring » du Relais pour répondre aux demandes des pays en voie de développement. Quant aux denims qui ne seront pas réutilisables en tant que vêtements, ils seront dédiés à la fabrication d’un isolant écologique (thermique et acoustique) pour le bâtiment : l’isolant Métisse – un produit développé par le Relais à partir de fibres de textiles recyclés (70% coton).

Offre valable dans tous les magasins celio* de France Métropolitaine, hors DOM-TOM et Corse, non cumulable avec toute autre offre ou promotion en cours, sauf cartes cadeaux, anciennes collections, magasins et collections celio*club.

Plus d’infos sur www.celio.com

Le Relais envers et contre tout

Le 28 février 2009 par · Donner son avis 

Un livre d’entretien avec Pierre Duponchel. Fils de petits commerçants du Nord, ingénieur Arts et Métiers, Pierre Duponchel était promis à une brillante carrière de cadre dirigeant dans l’industrie. Au début des années 1980, il est conduit, par son activité de bénévole au sein d’une communauté Emmaüs, à créer l’association Le Relais. Son idée, remettre au travail, par la collecte, le tri et le recyclage du textile usagé, des personnes qui étaient en marge et leur redonner ainsi une place dans la société.
Depuis, cette démarche a permis la réinsertion de plus de 1200 personnes par le recyclage de vêtements usagés en France, au Burkina Faso, au Sénégal et à Madagascar.

Le Relais envers et contre tout
Editeur : Rue de l’échiquier, site : ruedelechiquier.net
Collection : Conversation Solidaires
144 pages
Prix : 12 €

Voici quelques extraits de l’ouvrage pour vous faire une idée du combat permanent de Pierre Duponchel en faveur de la réinsertion.

Quel déclic vous a conduit à créer le Relais ?
Il ne s’agit pas d’un déclic mais plutôt d’un cheminement et de circonstances favorables. Naturellement, j’ai toujours été enclin à rechercher un sens à ma vie à travers les autres. Durant mes années d’études à l’Institut catholique d’arts et métiers, j’étais impliqué dans diverses associations. Avec Amis de jeudi dimanche et ATD quart monde, j’accompagnais des adolescents en week-end et en vacances. Cela me passionnait de voir que ces gamins, qui faisaient les caïds dans la rue, avec lesquels on avait peur de se déplacer parce que ça finissait souvent avec un vol ou une connerie, étaient en fait des réserves d’intelligence. Ils avaient seulement besoin d’être encadrés. Le fait qu’ils soient laissés à eux-mêmes me donnait l’impression d’un immense gâchis. Le travail d’ATD quart monde, qui venait de s’implanter dans le quartier de Moulins-Lille et qui s’occupait du quotidien des gens, me passionnait. Leurs volontaires remontaient les aspirations des habitants et essayaient de faire bouger les choses en partant du terrain. À la fin de mes études à l’Icam, en 1975, j’ai fait mon service militaire. L’année suivante, j’ai entamé une carrière d’ingénieur chez Roquette à Cambrai, comme responsable de fabrication. Ma vie était un peu comme sur des rails : études supérieures, stage de fin d’études débouchant sur une embauche… Entre-temps je m’étais marié. Je ne me posais pas encore de questions. Mais au bout d’un certain temps on finit toujours par s’en poser… Et puis j’avais rejoint le conseil d’administration de la communauté Emmaüs de Paillencourt, près de Cambrai. C’est là que j’ai fait la connaissance du père Léon — un pilier du mouvement Emmaüs dans le Nord-Pas-de-Calais —, qui en était alors le responsable. Quand le père Léon avait repris cette communauté, c’était Chicago ! Les gars accueillis, c’était des figures… Mieux valait éviter d’y passer le dimanche soir ! Entre ceux qui étaient bourrés, ceux qui étaient excités, c’était dangereux… On n’y revenait que le lundi ! C’est quand même là que l’idée du Relais a germé, car cette communauté accueillait des jeunes, et nous étions plusieurs à penser que ce n’était pas une solution pour eux d’être dans une communauté, logés et nourris. Le père Léon nous a renvoyé la balle — en nous disant : « si vous avez des solutions, faut pas vous gêner ! » — et nous avons essayé de les faire embaucher par les entreprises de certains membres du conseil d’administration, sans succès. En 1976, je suis parti à Lestrem, toujours pour Roquette, comme responsable de maintenance « travaux neufs » d’un secteur de l’usine. Avec un ami, Hubert Cocq, ancien président d’Emmaüs Cambrai par qui j’avais rencontré le père Léon, nous nous sommes mis à la recherche d’un terrain à Bruay-la-Buissière pour monter une nouvelle communauté Emmaüs. Les circonstances ont fait que le père Léon pouvait se libérer de Paillencourt pour devenir le responsable de Bruay. Parallèlement à cela, sur le plan professionnel, cela faisait six ou sept ans que j’étais dans l’entreprise Roquette et je commençais à m’ennuyer. J’aurais pu envisager d’accéder à de nouveaux postes en interne, mais il m’aurait fallu marcher sur des têtes, et ce système ne me convenait pas vraiment. Lire la suite