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Les oiseaux de fer d’Anna Built

Le 26 mars 2010 par · Donner son avis 

A l’occasion du concours « Coca-Cola du design durable », Néoplanète vous propose de découvrir tous les quinze jours  le portrait d’un artiste ou d’un designer travaillant à partir d’emballages de boissons. Cette semaine, découvrez les incroyables animaux et bijoux de l’artiste américaine Anna Built.

Les coqs, les hiboux, les mésanges… Anna Built les aime en fer. Ses outils : des boîtes de conserve, des canettes et des fils d’aluminium qu’elle récupère dans les sacs poubelles, les magasins d’occasions et sur les marchés. Ces matériaux sans valeur, elle leur invente un destin : ils deviennent oiseaux et bijoux. Une deuxième vie offerte par une artiste singulière.

Le parcours d’Anna Johansson – son vrai nom – est atypique. Formée pour devenir professeur de peinture classique, avec en poche un Bachelor of Fine Arts et une maîtrise en Enseignement des Arts obtenue à la Rhode Isand School, elle bifurque après ses études. Contre toute attente, elle s’investit dans la technique des vitraux, à la Daniel Maher Stained Glass de Boston, et y reste près de dix ans. D’apprentie, elle passe restauratrice, puis créatrice de ses propres œuvres. Déjà, elle consacre ses heures perdues à la confection de bijoux et de sculptures. En trouant sa première boîte de conserve pour en faire un porte-crayon, elle sent bien qu’elle pourrait aller plus loin.

Récup d’influences, de l’Afrique à Calder

Les enfants d’Afrique lui ont fait découvrir leurs motos et leurs vélos miniatures, faits de morceaux d’aluminium récupérés de canettes et de boîtes de conserve usagées. Des jouets colorés, vivants, uniques. Ça lui a plu, ce côté débrouillard. De retour aux Etats-Unis, elle se souvient des oiseaux fantastiques qu’elle dessinait, quand elle avait vingt ans. Elle décide de les tirer hors du papier, de leur donner du volume. Elle s’inspire des assemblages en trois dimensions du sculpteur américain Alexander Calder, de ses mobiles fragiles en fils de fer tordus et feuilles de plastique colorées. De sa longue expérience du verre, elle garde la passion de découper, de façonner, de souder. Ses rencontres avec la créatrice de décorations d’intérieur Ellen Wieske et le photographe Bobby Hansson vont achever de la convaincre de faire de la récup’ un art. Tous deux croient que de l’ordinaire doit jaillir l’extraordinaire, tous deux maîtres de la reconversion qui « rend gloire à notre vie quotidienne ».

Le système D c’est branché !

Éduquée au respect de l’environnement dès son plus jeune âge, le recyclage est pour Anna un réflexe naturel. Dans la famille, on vit en harmonie avec la nature, c’est une philosophie de vie. Très tôt elle comprend l’importance cruciale des économies d’énergie, et se heurte à l’ignorance de ses concitoyens qui semblent agir comme si les ressources de la Terre étaient inépuisables. Son engagement écolo donc, mais aussi ses moyens financiers limités, l’ont conduit à faire avec ce qu’elle trouvait. La débrouillardise. Récupérer le vieux pour créer le neuf, tendance qui plus est, elle en fait son travail.

A New York, Anna Built crée oiseaux et bijoux au gré de son imagination. Chaque objet est unique, le fruit de ce qu’elle a pu trouver au hasard dans les rues ou les brocantes, et de ce qu’elle avait dans l’esprit à ce moment là.

Toutes ces œuvres sur : www.annabuilt.com

 

Plus d’informations : Concours « Coca-Cola design durable »


Découvrez Green-O-rama

Le 19 mai 2009 par · Donner son avis 

Magalie et Grégory sont deux passionnés d’art, musiciens, amoureux d’arts « populaires », de cinéma, de musique ! Il y a au départ de Green-O-rama une envie d’agir différemment, de façon humaine et durable et de démontrer que design peut aller de pair avec écologie.

Green-O-Rama c’est d’abord un blog d’information axé sur l’écologie, mais les articles peuvent traiter de sujets très différents, tant que l’environnement reste en toile de fond. Des nouveautés éco-design, un dossier cosmétiques bio, les énergies renouvelables, une sortie cinéma intéressante ou encore un article sur la zone de tchernobyl 23 ans après la catastrophe. greenoramablog.blogspot.com

Green-O-Rama c’est également une boutique greenorama.fr/boutique qui vous offre la possibilité d’acquérir des objets au design ravageur, original, et qui plus est, de conception éco-citoyenne. Vous n’y trouverez que des objets uniques ou fabriqués en petites séries, à base de matières non-polluantes, recyclées, recyclables, réutilisées, détournées, bio, ou naturelles, et/ou produits selon des principes équitables ou socialement acceptables. Des objets qui ont autant de sens par leur éthique, que par leurs qualités esthétiques, des objets avec une histoire, une âme, une conscience et un design ultra looké qui ne manquera pas de vous surprendre !

Vous y trouverez des œuvres d’artistes locaux, mais également nationaux comme Proftabouret, Anna, Kiki Design, Art-By-Dan, Ale Casanovas, ainsi que les créations d’éco-designers comme Vaho Works, Chikéthic, Brindi ou Art d’éco Design.

Voici par exemple les Capelines de pluie Isabelle Teste, des chapeaux de pluie en mosaïque de sac plastique, vendus 42,50 €.

En plus d’être sur le web la boutique est un espace physique sur Perpignan, un lieu dans lequel les artistes peuvent se retrouver autour d’un café, échanger des idées, découvrir le travail de l’un et de l’autre ! Si vous passez par ce lieu, vous pourrez peut-être rencontrer l’artiste qui a conçu et fabriqué l’objet éco-design qui vous plaît tant !

Green-O-Rama
113 avenue du palais des expositions (ancienne route de Toreilles D31)
66000 – Perpignan
Téléphone 04 68 57 78 69

Découvrez l’exposition d’Aurore Vermue au Club Med World

Le 17 mai 2009 par · 2 commentaires 

Aurore Vermue est une artiste de la récup qui collecte sa matière première dans la presse ou dans les affiches. Influencée à la fois par le Dadaïsme, le Nouveau Réalisme et l‘Expressionnisme Abstrait, elle découpe, assemble, colle et peint les fragments d’image selon leur couleur, leur message et son inspiration.

Son travail évolue au fil du temps mais ses deux axes majeurs restent la communication et la récupération. Un façon comme elle le déclare elle-même de donner une seconde vie à des objets auxquels personne ne prête attention.

Voici quelques une de ses œuvres :

Flambant Neuf


La Vie d’Artiste


Madame à Paris


Bluerange

Elle expose jusqu’au 31 juillet au Club Med World – 39, Cour Saint-Emillion, Paris Bercy-Village dans le 12ème.
Vous pouvez également découvrir plus avant ses toiles sur son site : aurorevermue.com

PARIS – Expo Re-ART du 2 au 5 Avril à la galerie Wanted

Le 2 avril 2009 par · 1 commentaire 

Semaine du développement durable oblige, la Galerie Wanted vous propose du 2 au 5 avril une exposition d’œuvres d’art et de design créées à partir d’objets récupérés. Une dizaine d’artistes, sélectionnés par Elise Morin, directrice artistique indépendante, exposent leurs créations qui conjuguent beauté, poésie, humour et… récupération.

Un petit focus sur 3 artistes et un collectif :

Martine Camillieri :

Les camions-bidons.
Le titre est volontairement ambivalent, ce sont de simples flacons ménagers, comme on en trouve dans tous les placards de cuisine, détournés en ambulance, camping car, voiture de course, fourgon mortuaire ou de la poste, selon leur forme et leur couleur. Ils sont ensuite mis en scène et photographiés dans un environnement crédible par rapport à leur fonction supposée, tout en respectant le rapport d’échelle. Ceci pour montrer que l’objet a plusieurs façons d’exister, bidon, camion-bidon… et après être passé dans le bac de recyclage, banc public, bac à fleurs, arrosoir… ou à nouveau flacon ménager…

Aurèle :

LostDogCo2 : L’oeuvre d’art actrice de son propre message. Lire la suite

Suisse : donner une seconde vie aux radiateurs, baignoires et autres

Le 27 février 2009 par · 2 commentaires 

Lu sur reportersdespoirs.org avec nos remerciements.

Saviez-vous qu’un lavabo dispose d’une durée de vie de plusieurs centaines d’années ? Pourtant, ce type de produits issus du bâtiment part souvent à la déchetterie avant même d’avoir pleinement servi. Pour remédier à cette surcharge de déchets, l’association Bauteilnetz Schweiz (BTN Suisse) encourage leur récupération. Depuis 1996, elle anime un large réseau d’occasion au niveau national et sur Internet. Rien qu’en 2008, 5 701 m³ de cuisines, parquets et autres articles ont été récupérés et remis en état par 320 ex-chômeurs de longue durée.

Site de l’action : Suisse

Old age is better than the alternative
Creative Commons License photo credit: baboon™

Une masse de déchets considérable

En 2007, 5 400 000 tonnes de déchets ont été produits en Suisse, rien que par le secteur du bâtiment, au sens strict du terme, autrement dit en excluant le génie civil (source : Office fédéral de l’environnement – OFEV). Si 80 % des débris de démolitions d’immeubles sont valorisés et transformés en granulats, 20 % d’entre eux engorgent chaque année les déchetteries. C’est notamment le cas des baignoires, cuisinières ou parquets, détruits en dépit de leur bon état.
Afin de diminuer la masse des déchets et de faire baisser les coûts de construction ou de rénovation, l’association BTN Suisse encourage la réutilisation de ces biens auprès des professionnels et des particuliers.

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Un nouveau marché d’occasion

Il existe en Suisse 15 magasins d’occasion où entrepreneurs et particuliers peuvent venir chiner. Baignoires, portes, fenêtres, et autres sont issus principalement de démolitions d’immeubles, mais aussi de logements de particuliers désireux de se débarrasser de leur vieux radiateur ou de leur ancien carrelage. Réunies au sein de l’association à but non lucratif Bauteilnetz Schweiz (BTN Suisse), créée en 1996, les enseignes coopératives sont subventionnées à hauteur de 70 % par l’Etat et les collectivités locales. Afin de mutualiser l’offre de ces magasins, l’association décide, en 1999, de créer le site Internet bauteilclick.com, sorte de vitrine virtuelle rassemblant leurs 4 000 articles. Le site permet simplement de les réserver avant de venir les chercher dans une des quinze bourses d’échange du pays. De la récupération des articles à leur remise en état, le travail est entièrement effectué par des ex-chômeurs de longue durée.

Baignoire 1
Creative Commons License photo credit: tany_kely

Des économies de portefeuille et d’énergie

La récupération des éléments de construction s’avère aussi bonne pour les finances des bénéficiaires que pour l’environnement. Sur le plan économique, particuliers et professionnels du secteur ont accès à des articles remis à neuf à 50 % du prix initial minimum.
Sur le plan écologique, BTN Suisse estime avoir économisé l’équivalent de 18 millions KW/H, soit la consommation d’électricité annuelle de 4 000 foyers français (d’après le ratio du Centre de recherche et d’étude pour les conditions de vie, CREDOC). La récupération de 5 701 m³ d’éléments de construction, en 2008, a également permis d’éviter la propagation de 3 786 tonnes de CO?, soit environ 1 000 allers-retours  Paris-San-Francisco (d’après le ratio de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie et de Goodplanet.org). Les quinze bourses ont enregistré l’an dernier, un chiffre d’affaires équivalent à 2 millions d’euros. Un montant en augmentation constante de 5 à 10 % par an. Elles ont également permis de réinsérer 320 personnes.

Contact
Nom: Daniel Glauser
Fonction : Directeur de BTN Suisse
Téléphone : +413 13 11 22 88
e-Mail : daniel.glauser@bauteilclick.ch