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Pétition : Raoni contre le barrage de Belo Monte

Le 29 juin 2011 par · 1 commentaire 

La Coupe du monde de football 2014 et les JO 2016 responsables d’une catastrophe écologique ? C’est ce que dénonce le chef indien Raoni en lançant une pétition internationale visant à stopper la construction des barrages hydroélectriques de Belo Monte, au Brésil.

« Il faudra que la Présidente Dilma me tue face au Palais du Planalto. Là, seulement, vous pourrez construire le barrage de Belo Monte, s’exclame Raoni sur son site Internet officiel. Tant que je vivrai, je continuerai à me battre contre cette construction. »

A environ 75 ans, le chef des Indiens Kapayos d’Amazonie ne faiblit pas. Il entend bien se battre jusqu’au bout pour empêcher la construction de ce barrage, catastrophe écologique, sur une zone indigène légalement protégée. L’ONG Survival considère ainsi que neuf millions d’hectares de forêt seront affectés.

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Retour sur le parcours de Nicolas Hulot

Le 12 avril 2011 par · 2 commentaires 

Nicolas Hulot est prêt à se lancer dans le grand bain de l’élection présidentielle. Il s’est présenté officiellement le mercredi 13 avril. Il compte sur sa popularité pour distancer sa rivale Eva Joly qui le considère comme une « machine médiatique ». L’occasion de revenir sur sa vie en vert.

Nicolas Hulot, né le 30 avril 1955 à Lille, est dans un premier temps photographe de presse. Il fera carrière dans l’audiovisuel avec, dès 1987, l’émission télévisée Ushuaïa, le magazine de l’extrême, diffusée sur TF1. En présentant ce programme, il deviendra l’un des grands porte-parole français de la sauvegarde de la nature. À la suite de l’impact de son émission télé, il s’engage encore plus dans la protection de l’environnement et la sensibilisation du grand public sur les questions écologiques.

En 1990, il crée la Fondation Ushuaïa qui devient, en janvier  1995, la Fondation Nicolas-Hulot pour la nature et l’homme. Il est aussi l’inspirateur de la nouvelle chaîne Ushuaïa TV, lancée sur le câble en mars 2005. L’année suivante, le magazine mensuel Ushuaïa verra le jour. Au niveau politique, Nicolas Hulot se définit comme un « électron libre » mais veut se rendre disponible pour quiconque lui demande son avis. Il est à l’origine de l’idée d’inclure une « charte de l’environnement » dans la Constitution, qui est effective depuis mars 2005.

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Revue de presse : les Indiens d’Amazonie, les patrons responsables, des voitures pour femmes enceintes et une vache d’équitation

Le 8 avril 2011 par · Donner son avis 

Au menu des bonnes nouvelles de Yolaine de la Bigne  : les Indiens d’Amazonie, les patrons responsables, des voitures pour femmes enceintes et une vache d’équitation. A écouter ci-dessous.

 

 

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Émilie Barrucand, la fille de Raoni

Le 16 juillet 2010 par · 2 commentaires 

Pour cette jeune ethnologue, l’action se passe là-bas, dans la forêt. Avec son association, Wayanga, soutenue par la fondation Albert II de Monaco, Émilie Barrucand apporte son appui aux Kayapos afin de sauvegarder leur culture ancestrale. Par Audrey Mouge.

Depuis dix ans, Émilie Barrucand partage sa vie entre la France et le Brésil, dans le village du grand cacique, en plein cœur de l’Amazonie. Si la jeune française parle aujourd’hui couramment leur langue, son premier séjour chez les Kayapos n’a pas été de tout repos. Émilie se souvient : « Je ne comprenais ni leur langage, ni leurs coutumes, ni leurs blagues. Je croyais parfois qu’ils me menaçaient. J’ai mis du temps à réaliser qu’ils avaient en fait beaucoup d’humour. Et qu’ils s’amusaient. Qu’ils me testaient ! ».

« Le destin »

À l’âge où toutes les petites filles jouent à la poupée, elle se passionne pour les peuples autochtones et « la grande forêt ». À 15 ans, Tristes tropiques, le plus célèbre livre de Claude Levi-Strauss, scellera son destin. Cette fois, c’est sûr, elle veut consacrer sa vie à défendre les peuples indigènes d’Amazonie. L’idée ne la quittera plus. Elle rencontre Raoni en 2001 lors de son passage en Europe pour sensibiliser « les Blancs » à l’avenir de l’Amazonie et lui expose son projet de soutien aux peuples autochtones. Décidant de lui faire confiance, Raoni l’invite à le suivre en terre kayapo. « Le destin ! », lance-t-elle, comme pour tenter d’expliquer l’inexplicable. Après quatre longs mois d’immersion sous la canopée, Émilie Barrucand parvient à se faire accepter de tous les leaders politiques indigènes : Kayapo, Pareci, Irantxe, Bororo, Juruna…

Bébé en écharpe, à la kayapo

De retourn en Franc, elle crée l´association Wayange, « chamene » en kayapo. Objectif : défendre les droits, les terres et la culture de ces peuples. Une démarche encouragée à quatre reprises par différents prix (Défi Jeune, Bourse de l´Aventure, Bourse Créavenir et, plus récemment, le Prix Conscience). En France, Émilie écrit un livre, Wayanga, l´Amazonie en sursis (Cherche Midi-2005) et, au Brésil, elle entame un long travail d’archivage pour aider les Indiens à conserver leur patrimoine culturel et la mémoire des anciens. « Ce sont toujours eux qui me disent ce qu’ils souhaitent réaliser. Je ne leur impose aucun projet. Je suis juste un instrument à leur service », précise l’ethnologue. Elle revient tout juste d’un séjour de trois mois dans la « grande forêt ». Pas seule cette fois, mais avec son fils de 3 mois qu’elle a tenu à présenter, sans tarder, à sa « seconde famille ». Bébé en écharpe -à la kayapo-, carnet de notes dans une main, enregistreur dans l’autre, elle garde la même détermination. « Les Indiens d’Amazonie sont toute ma vie. Je me suis engagée à tout faire pour les aider. Jamais je ne pourrai les abandonner. »

L’interview d’Émilie Barrucand par Audrey Mouge.

Comment est né ce projet d’archivage du patrimoine culturel kayapo ?
C’est Raoni qui me l’a demandé. Il est très préoccupé par l’avenir de son peuple. Les Kayapos ont vu ce qui est arrivé aux peuples autochtones d’Amazonie qui ont glissé vers notre monde. Ils ont suivi le modèle blanc. Ils ont perdu leurs terres, leur culture et doivent aujourd’hui faire face à des problèmes de délinquance, d’alcoolisme ou de suicide.

Comment avez-vous procédé ?
J’ai collecté les mémoires de Raoni, mais aussi celles d’autres chefs kayapos des villages voisints. Un travail colossal qui m’a permis de mettre à leur disposition une collection de CD rassemblant plus de trente heures d’enregistrement : chants, danses, mythes, cérémonies, histoires… Je leur ai également rapporté des archives photos et vidéos témoignant de leurs premiers contacts avec les Blancs. Ces films les ont beaucoup émus et ont créé une vraie dynamique commune autour du projet.

Qu’allez-vous faire de ces archives ?
Toujours conformément aux souhaits des Indiens kayapos, un Centre de préservation de la culture mebengokre (nom originel du peuple kayapo), financé par mon association Wayanga, va prochainement être construit, dans le respect de l’architecture locale. Les Kayapos pourront ainsi conserver, sur leurs propres terres, toutes ces archives en un lieu unique protégé de l’humidité, de la chaleur, des insectes et de la poussière.

En quoi la préservation de la mémoire des anciens peut aider à la survie des peuples kayapos ?
Les Indiens n’ont jamais eu un comportement prédateur envers la forêt. La protection de l’environnement fait partie intégrante de leur culture. Préserver la mémoire des anciens, c’est préserver leur rapport à la terre et perpétuer la tradition de pratiquer une gestion durable de la nature. C’est aussi inciter les jeunes kayapos à perpétrer ce mode de vie. Résister aux sirènes du monde moderne. Et les encourager à assurer la relève.

Pour continuer à mener ses projets, Wayanga a besoin de votre soutien :

Association Wayanga
26, rue Damrémont
75018 Paris
www.planetattitude.com

Le numéro d’été de Néoplanète est en ligne

Le 14 juin 2010 par · Donner son avis 


Ca y est ! Le numéro 14 de Néoplanète est en ligne.

Au sommaire :

- Raoni, le vieux chef qui représente les Indiens d’Amazonie
– Les Français passionnés par la cause des Indiens
– Les festivals de photos dédiés à l’environnement
– L’interview de Nathalie Durand, directrice générale de l’Observatoire Sport et Développement Durable, sur l’impact écologique de la Coupe du monde de football
– L’interview du réalisateur James Cameron sur l’urgence de la situation en Amazonie
– Les secrets de la beauté brésilienne au naturel
– 10 éco-gestes à la mer
– L’apéro bio
– La navigation écolo
– Une escapade dans le parc du Pembrokeshire au Pays de Galles…

Bonne lecture !

Pour le lire le magazine en ligne, cliquez ci-après sur « Néoplanète 14 »