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40 espèces de poissons menacées par la surpêche

Le 5 mai 2011 par · 8 commentaires 

L’ouverture de la pêche au thon le 15 mai prochain relance les débats autour de la protection des espèces marines. Selon une étude de l’Union internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), surpêche, dégradation de l’habitat et pollution menacent plus de 40 espèces de poissons.

Thon rouge, mérou et merlu comptent parmi les espèces menacées ou quasi menacées d’extinction, selon une étude de l’Union internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). « L’utilisation de chaluts est l’un des principaux problèmes pour la conservation et la durabilité de nombreuses espèces marines, explique Maria del Mar Otero, du programme UICN-Med. Ce n’est pas une technique sélective : elle capte non seulement les poissons cibles, mais également un grand nombre d’autres espèces, tout en détruisant le fond de la mer, où de nombreux poissons vivent. » Résultat : près de la moitié des espèces de requins et de raies en Méditerranée, mer qui représente 9% de la biodiversité marine, risque de disparaître. Dans cette zone, le potentiel de reproduction des populations de thon rouge a même diminué de 50% au cours des 40 dernières années.

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Taxe carbone et justice sociale

Le 10 juillet 2009 par · Donner son avis 

ValinkeoL’édito d’Alexis du Fontenioux du blog Valinkeo

Le débat sur la taxe carbone est donc lancé. Le mérite en revient incontestablement à Nicolas Hulot et à ses complices qui ont su porter un sujet dont les principes ont été testés dans d’autres pays (Suède et Danemark notamment).

Le débat est posé et déjà les gens s’inquiètent. Les discussions s’articulent aujourd’hui autour de l’acceptabilité sociale d’une mesure perçue comme une pression fiscale supplémentaire. Selon Daniel Ruiz, «Le pari écologique ne peut se gagner en pénalisant les familles les plus modestes». L’association UFC-Que choisir n’en démord pas et s’oppose « fermement aux projets de taxe carbone qui vise à accroître le prix du carburant pour essayer de diminuer la consommation».

La concentration de CO2 dans la basse atmosphère doit être gérée, contrôlée et diminuée dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique. Ainsi, Il en va des émissions de CO2 comme de la gestion des matières premières, c’est un stock comme un autre.

Hors, il n’y a que deux leviers pour gérer un stock de ressources finies : les prix ou les quotas. Chacune de ces options a ses vices et ses vertus, la gestion par les prix est injuste socialement, la gestion par les quotas est liberticide. Nous employons un « mix » de ces deux leviers : les quotas par l’intermédiaire des PNAQ (Plan National d’ Affectation des Quotas) et aujourd’hui par les prix via la taxe carbone. Si le signal prix a démontré son efficacité (bonus écologique), au final,  les foyers aux revenus les plus modestes se trouveront inévitablement pénalisés pour se déplacer, pour se chauffer, et ce malgré tous les « chèques verts » à l’étude.

Value
Creative Commons License photo credit: Roscoe Van Damme

Plus généralement, la gestion par les prix, c’est-à-dire le marché, de l’ensemble des ressources et des stocks de matières premières est aujourd’hui la règle. Et les injustices sociales sont d’autant plus douloureuses dans les pays les plus pauvres où les besoins en énergie et en produits alimentaires sont une question de survie. La taxe carbone nous permet de donner une réalité à plus petite échelle de ce phénomène.  A l’inverse, un système de gestion de stocks « juste » socialement s’orienterait vers un système de quotas, un retour aux tickets de rationnement en quelque sorte. Si nous refusons l’idée d’une augmentation des prix, sommes-nous davantage prêts à cette seconde option ?

Le développement durable est créateur d’emplois, de nouvelles sources de croissance, de nouvelles perspectives de marchés ; certes. Mais le respect de l’environnement a aussi un coût. Que celui-ci se traduise en termes financiers (les prix) ou en termes de contraintes et de libertés individuelles (les quotas), c’est une réalité qu’il faudra aborder, ce sont des arbitrages qu’il faudra porter en connaissance de cause.