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Anny Duperey fait la poule

Le 17 novembre 2011 par · 3 commentaires 

Anny Duperey aime les chats mais ce que l’on savait moins c’est qu’elle apprécie aussi… les poules ! Depuis qu’elle en élève, elles veut réhabiliter ces bêtes souvent méprisées, des « personnes animales » qui méritent autant de respect que nos animaux de compagnie. Elle a appris à tout connaître d’elles, son nouveau livre « Le poil et la plume » peut même servir de manuel d’élevage ! Mais c’est aussi  l’occasion de dévoiler une partie de sa vie avec humour. Elle prédit, dans sa conclusion, que d’ici quelques années les gens des villes élèveront des poules sur leur balcon. Alors citadins, osez la poule à domicile !

Rencontre avec l’une des actrices préférées des Français.










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Jeudi 9 juin à Paris : stop à l’élevage en batterie

Le 9 juin 2011 par · 3 commentaires 

Après avoir parcouru plus de 20 grandes villes françaises et rencontré autant de directions de supermarchés, l’association L214 fait étape à Paris. Le programme : deux journées d’actions dénonçant la cruauté infligée par les poules issues d’élevage en batterie.

C’est le jeudi 9 juin, place d’Italie, que l’association L214, œuvrant pour une pleine reconnaissance de la sensibilité des animaux et l’abolition de pratiques, a organisé une opération de sensibilisation des consommateurs et a intervenu dans un supermarché. Son objectif : « inciter les enseignes à retirer les œufs issus d’élevages en batterie dans leurs rayons et ainsi rattraper le retard de la grande distribution française sur ses homologues européennes », explique Sébastien Arsac, porte-parole de l’association à Néoplanète. « Nous essayons de vulgariser les informations que nous recevons comme des études scientifiques », ajoute-t-il.

Cage à taille humaine, militants costumés, body TV, banderole et photos grand format : voilà ce qui a accompagné l’opération de sensibilisation des consommateurs aux conditions de vie déplorables des poules dans les élevages en batterie. Les passants sont invités à signer une pétition pour faire bouger les choses. Lire la suite

Non à la souffrance des animaux de ferme

Le 4 octobre 2010 par · 2 commentaires 

Faut-il manger de la viande ? C´est un débat ouvert à Néoplanète. Une chose est sûre : il ne faut pas manger de la viande qui provient d’animaux maltraités dans les fermes.

Samedi dernier, c’était la Journée Mondiale des Animaux de Ferme. Depuis 1983, l´ONG FARM a choisi le 2 octobre, date de la naissance de Mahatma Gandhi, pour dénoncer la souffrance de millions d´animaux de ferme.

Il n´est pas nécessaire de frapper l´animal pour parler de maltraitance. Avoir une attitude négligente est tout aussi reprochable. Nous sommes en octobre, l’occasion de vous rappeler qu´en hiver, nombreux sont les animaux qui n´ont pas de toit dans la ferme.

Les animaux avant qu’ils n’arrivent à notre table…

Les cochons sont très joueurs ! Ils ont besoin de matériel à mâchouiller tout le temps. Et s´ils n´en ont pas, ils jouent avec ce qu´ils trouvent. Les queues et les oreilles des autres cochons sont des jouets parfaits ! Certains fermiers n´aiment pas cette situation, ils préfèrent donc leur couper les dents et la queue… Heureusement, la directive de protection des porcs appliquée en France depuis 2003 l´interdit, même si elle n´est pas toujours suivie…

Les plus blessées sont sûrement les poules pondeuses. Elles passent toute leur vie dans une cage d´où elles ne sortent jamais. Les cages conventionnelles contiennent entre quatre et cinq poules entassées. Résultat : la surface de vie de chaque poule est réduite à la taille d´une feuille de papier A4 ! Elles souffrent d´entassement, de stress et de fractures.

Voilà à quoi ressemble la vie des poules pondeuses « en batterie ». Mais il y a aussi des poules qui ne souffrent pas de maltraitance. Comment reconnaître les bons œufs ? Il faut lire le chiffre imprimé sur l´œuf avant les lettres FR. Généralement c´est le premier chiffre du code :

  • Code 0 : Œufs de poules élevées en plein air (Agriculture Biologique).
  • Code 1 : Œufs de poules élevées en plein air.
  • Code 2 : Œufs de poules élevées au sol.
  • Code 3 : Œufs de élevées en cage.

Malheureusement, il est difficile d´échapper aux poules élevées en cage… Même si on achète des œufs bio, les pâtes et les gâteaux qu´on consomme habituellement sont faits avec des œufs en batterie. Néanmoins, il y a une bonne nouvelle pour les poules européennes ! À partir de 2012, les seules cages autorisées par l´UE seront les cages aménagées. Nos amies avec des plumes profiteront d´une demeure de 750 cm², avec une zone de grattage et un perchoir. La classe !

Fast food, fast élevage: le cas du Kentucky Fried Chicken

Le KFC a plusieurs fois été dénoncé pour la maltraitance des poules. Selon PETA, les poules restent entassées et proches de déchets. Elles restent dans des cages en batterie, elles n´ont pas beaucoup d´espace pour bouger et parfois elles souffrent de fractures d´os parce qu´elles sont engraissées au maximum. A tel point que leurs corps sont très lourds et qu’elles ont du mal à supporter leur propre poids. Le pire ? Il arrive que les poules soient encore conscientes quand elles sont tuées : elles seraient lancées à un tank d´eau en ébullition pour les déplumer. Alors, ça vous tente maintenant un peu de poulet de KFC ? Beurk…

La Fondation 30 Millions d´Amis « rachète » trente animaux de ferme abandonnés

La semaine dernière, la Fondation a confisqué une trentaine d´animaux de ferme dans la commune de Pertuis, dans le sud de la France. Ils étaient laissés sans soin ni nourriture depuis une période indéterminée. Les quatorze caprins, trois brebis et douze oies ont survécu grâce à l´aide bénévole d´une voisine. Cet abandon est un délit enregistré dans le Code Pénal avec une peine de deux ans d´emprisonnement et de 30 000 € d´amende. La Fondation a déposé une plainte à l´encontre du propriétaire dont la négligence a déjà causé la mort de plusieurs animaux.

La Fondation saisit de nombreux animaux de ferme
envoyé par 30-Millions-d-Amis. – Regardez des vidéos d’animaux drôles.

Les animaux ont été confiés au refuge de Bellegarde –géré par la Fondation Assistance aux Animaux- dans l´attente de la décision du TGI d´Avignon, qui doit statuer sur une éventuelle confiscation, alors définitive, au profit de la Fondation 30 Millions d´Amis.

Des initiatives pour une viande « verte »

Comment est-ce qu´on peut remédier à cette situation ? En achetant des produits venus de l´agriculture biologique (AB). Mais vous pouvez aussi vous fier à d’autres certifications comme le label rouge, qui garantit l´utilisation de normes d´élevage prenant en compte le bien-être animal.

Aussi la Commission Européenne a proposé la création d´un réseau européen de centres de références d´ici à 2012. L´objectif ? Palier le manque d´information des consommateurs relatif au bien-être des animaux d´élevage et d´harmoniser les pratiques. La PMAF (Protection Mondiale des Animaux de Ferme) a lancé le Plan Vigiferme pour favoriser la détection et la prise en charge rapide des animaux d´élevage victimes de mauvais traitements. Le résultat ? Un vrai succès inespéré !

Vous êtes au courant d´une injustice ? La PMAF vous incite à dénoncer des situations néfastes pour les animaux. Rappelez-vous que toute maltraitance est punissable par la loi. Le débat sur la viande n´est pas de savoir s´il faut en manger ou pas. Le débat repose sur les conditions d’élevage des animaux.

Plus d´info :

www.pmaf.org
www.oeufs.org
www.kentuckyfriedcruelty.com
www.30millionsdamis.fr

L’éco-buzz de la semaine : la vérité sur les élevages de poules pondeuses

Le 25 juin 2009 par · Donner son avis 

D’après un communiqué de l’association L214 pour la protection animale.

Enquête dans un élevage de poules pondeuses en batterie de cages : violation flagrante des lois de protection animale et carence des services vétérinaires français.

Elevage - vue d'ensembleL’association de protection animale L214 démontre, images à l’appui, la violation flagrante de la loi dans un élevage situé en Bretagne.
Les cages contiennent généralement 5, parfois 6 voire 7 poules là où la loi en autorise seulement 3.
Les images montrent des cadavres en décomposition empêchant momentanément le convoyage des oeufs vers le centre de tri.
Cet élevage fournit entre autres deux des plus grandes marques d’œufs vendues en France.

L214 et la SNDA (Société Nationale pour la Défense des Animaux) portent plainte pour cruauté envers les animaux.

Voir les images clefs de l’enquête
Télécharger le rapport au format PDF

Carence des services vétérinaires
L’Office alimentaire et vétérinaire (OAV) de la Commission européenne relève des défaillances récurrentes des services vétérinaires français. Au cours de sa dernière mission (1), l’OAV a notamment pointé l’insuffisance de la formation des agents officiels concernant le bien-être des animaux. Dans un article de la dépêche vétérinaire de mars 2009 (2), le président du Syndicat national des inspecteurs en santé publique vétérinaire (SNISPV) a déclaré : « cela fait dix ans que le syndicat tire la sonnette d’alarme au sujet du déficit des contrôles officiels en dénonçant la fragilisation croissante de nos effectifs et la catastrophe potentielle qui menace ». En 2004, l’OAV avait déjà relevé l’insuffisance des effectifs, le SNISPV parlait déjà de « l’indigence » dans certains secteurs des services vétérinaires (3).

La production des œufs en France
Plusieurs modes d’élevage cohabitent aujourd’hui en France.
L’élevage en batterie de cages est celui qui est encore le plus largement pratiqué. Il représente plus de 80 % de la production. Très loin de l’imagerie d’Epinal de poules en liberté batifolant dans la cour d’une ferme, les animaux sont enfermés plus d’un an dans des cages au sol grillagé dénuées de tout aménagement. La surface réglementaire par individu est de 550 cm² (l’équivalent d’une feuille A4). Les oiseaux seront envoyés à l’abattoir sans jamais avoir connu l’extérieur, la terre ferme ou l’air frais. Les oeufs issus de ce type d’élevage sont marqués par le code 3 (le marquage des oeufs est obligatoire depuis janvier 2004).
L’élevage alternatif se partage en trois : l’élevage au sol pour 3 % (code 2), l’élevage plein air pour 12 % (code 1) et l’élevage bio pour 3 % (code 0). Seul les élevages plein air et bio permettent aux poules l’accès à l’extérieur (4).
Une directive européenne (5) adoptée en 1999 prévoit qu’à partir de 2012, pour l’élevage en cages, la superficie minimale par poule fixée par la réglementation sera accrue de 50 cm² (équivalent à la surface de 3 tickets de métro).

Vers la fin de l’élevage en cages de batterie
Les circuits de distribution s’engagent de plus en plus à bannir les œufs issus des élevages en batterie de cages : Unilever (marques Amora, Maille) et McDonald’s pour toute l’Europe d’ici 2010, Carrefour Belgique (pour sa marque repère) et bien d’autres encore (6). D’ici un an, tous les œufs vendus dans les principaux supermarchés de Grande-Bretagne proviendront d’exploitations label « plein air » (7).
En France, un sondage a été effectué en janvier 2000 pour cerner la perception de l’élevage des poules pondeuses en batterie (8). À la question « À l’avenir, seriez-vous tout à fait favorable […] à interdire l’élevage des poules pondeuses en cage et n’autoriser que l’élevage en plein air, sachant que cette mesure entraînerait une augmentation du prix des œufs ? », 86 % des sondés ont répondu « oui ».
Pourtant, des groupements de producteurs continuent d’inciter à l’installation d’élevages en batterie de cages (9). Les nouvelles installations sont de plus en plus gigantesques avec des exploitations de 100 000 poules et plus alors que la production en cage a été associée à un risque d’infection par les salmonelles plus élevé que pour les autres modes de production (10).
A terme, ne doutons pas que ce sera le contribuable qui payera pour éponger les conséquences de l’irresponsabilité d’une filière incapable d’anticiper les changements pourtant d’ores et déjà prévisibles de la consommation. La filière avicole française continue à empiler des poules dans des cages et le coût des investissements pour adapter les élevages en place à la « norme 2012 » est déjà invoqué pour réclamer des aides. Ne doutons pas que les dépenses engagées délibérément aujourd’hui pour créer de nouveaux élevages en batterie serviront demain à plaider contre tout projet de réglementation visant à bannir cette pratique incompatible avec une considération minimale pour le bien-être animal. Attendons-nous aussi à ce que ces dépenses servent d’argument pour réclamer d’autres aides au maintien en activité si les débouchés de l’œuf « code 3 » menacent de décliner.

(1) « Rapport d’une mission effectuée en France en vue d’évaluer les systèmes de contrôle en place régissant la production et la mise sur le marché de viandes de volaille et produits à base de viande de volaille », OAV, du 17 au 26 novembre 2008. http://ec.europa.eu/food/fvo/rep_details_en.cfm?rep_id=2138
(2) « Sécurité sanitaire : le SNISPV tire la sonnette d’alarme, Bruxelles menace », Dépêche vétérinaire, n°1024 du 7 au 13 mars 2009.
(3) « Pour les vétérinaires inspecteurs, la sécurité sanitaire est une « priorité oubliée » », Le Monde, 14 octobre 2004. http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-382810,0.html
(4) « Le guide de l’éleveur de pondeuses », Filières avicoles, hors-série 2009, p.27.
(5) Directive 1999/74/CE du Conseil http://ec.europa.eu/food/animal/welfare/farm/laying_hens_fr.htm
(6) Cf. « Le trophée des œufs d’or » pour d’autres exemples et plus d’informations. http://www.oeufsdor.com/
(7) « All eggs to be free-range within two years », Telegraph, 7 janvier 2008. http://www.telegraph.co.uk/news/main.jhtml?xml=/news/2008/01/07/nfood107.xml
(8) Sondage sur un échantillon représentatif de 959 personnes réalisé à l’initiative de l’Institut technique de l’aviculture (ITAVI). Les résultats sont présentés et commentés dans Luc Mirabito et Pascale Magdelaine, « Impact de la perception des systèmes d’élevage des poules pondeuses sur la demande des consommateurs finaux et approche de l’élasticité de la demande », Sciences et Techniques Avicoles, numéro 34, janvier 2001, pages 5-16.
(9) « Armor œufs encouragé à investir dans les cages », Réussir Aviculture, avril 2009, p.6.
(10) « Rapport du groupe de travail sur la collecte de données relatives aux zoonoses concernant l’analyse de l’étude de référence sur la prévalence de Salmonella dans les exploitations de poules pondeuses Gallus gallus », EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments), adopté le 20 février 2007. http://www.efsa.europa.eu/EFSA/efsa_locale-1178620753816_1178620761896.htm

La PMAF et les conditions d’élevage des poules pondeuses

Le 24 février 2009 par · 15 commentaires 

La PMAF (Protection Mondiale des Animaux de Ferme) et sa mascotte Wonderpoule investiront le Hall 1, stand A7 (hall élevage) au Salon international de l’Agriculture, du 21 février au 1er mars 2009, pour sensibiliser les consommateurs aux conditions d’élevage des poules pondeuses et les initier à une consommation responsable d’œufs.

La PMAF nous communique son programme :

© Géraldine Le Guyader – Wonderpoule, un super-héros dur à cuire au Salon de l’Agriculture

En observant la coquille d’un oeuf, on peut connaître la vie de la poule qui l’a pondu : c’est le message de Wonderpoule, une super-héroïne ailée, mascotte de la Protection mondiale des animaux de ferme (PMAF).

Déterminée à informer les consommateurs sur les véritables conditions d’élevage des poules pondeuses, elle prendra sous son aile les visiteurs du Salon de l’Agriculture, Hall 1, stand A7, pour les aider à distinguer les oeufs issus de poules en cages de ceux de poules élevées en plein air, en traduisant un étrange code imprimé sur l’oeuf.


Une alternative au mal-être des poules en cages : les oeufs de plein air.

Aujourd’hui, la majorité des oeufs vendus en France provient d’élevages industriels de type hors-sol. Les poules y sont parquées dans des cages exiguës, dans lesquelles elles disposent d’une surface équivalente à une page de format A4. Plus de 200 000 oiseaux s’entassent parfois au sein d’une même exploitation. Stress, détresse comportementale ou membres cassés constituent l’ordinaire de 36 millions de poules confinées chaque année. Lire la suite