Et si on buvait de l’eau usée recyclée ?
Le 2 septembre 2010 par Lola Parra Craviotto ·
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Boire l´eau de l´égout ne fait pas envie, certes. Mais une fois cette eau passée par un système adéquat de purification, elle devient potable. De la pure fiction ? Non, c´est une réalité à Singapour ou encore en Californie. L´eau usée recyclée est en effet l’une des solutions possibles pour répondre aux demandes croissantes d´approvisionnement humain. Cependant, même si les conditions d’hygiène sont garanties, le rejet psychologique des consommateurs freine encore sa généralisation.
Aux États-Unis, quelques villes ont commencé à recycler les eaux usées. Le comté d´Orange (Californie) a développé en 2008 un système de recyclage des eaux polluées pour la consommation humaine. Ce système peut produire environ 265 millions de litres par jour pour approvisionner sa population d´un demi-million d´habitants. D´ailleurs, son coût annuel de fonctionnement est d´environ 20 millions d´euros, un chiffre qui s’approche au coût d´importation de l´eau potable. Des villes comme Los Angeles, San Diego ou la région de la Catalogne se joindront prochainement à ce projet.
De l´eau potable qui ne séduit pas
L´idée de profiter des eaux polluées n´est pas nouvelle. Cela fait des années qu´Israël est le pays qui recycle le plus ses eaux usées : 70% (100% à Tel Aviv) sont utilisés pour les champs et les travaux publics. Les experts assurent que cette eau pourrait être destinée à la consommation humaine. Mais les citoyens sont réticents.
En 2006, la population de la ville australienne de Toowoomba a dit non par referendum à l´idée de boire ce type d´eau. Aussi divers sondages faits aux États-Unis signalent que la majorité des citoyens ne la consommeraient pas. Même si elle a toutes les garanties sanitaires.
Dans ces installations, l´eau passe par divers systèmes de filtration et de purification, jusqu´à ce qu´elle arrive désinfectée à une aquifère ou une réserve naturelle d´eau. Elle y reste quelque temps, avant d’être distribuée par le réseau d’approvisionnement. De cette manière, l´eau est plus « naturelle » et améliore ses propriétés grâce à ces écosystèmes.
Systèmes pour recycler l’eau polluée
Plusieurs entreprises et scientifiques du monde entier cherchent de nouveaux systèmes pour profiter des eaux usées. L´Université Carlos III de Madrid étudie ainsi un processus basé sur « des réacteurs biologiques de membrane » qui utilisent les micro-organismes de la boue pour retirer la pollution de l´eau. L´Université du Pays Basque, en Espagne, utilise une technique nommée « oxydation avancée » pour réutiliser l´eau usée et enlever les substances polluantes versées par l´industrie.
Les experts pensent que des campagnes de sensibilisation pourraient aider au développement de ce système. Sans oublier le facteur économique car le recyclage coûte moins cher que le dessalage de l’eau. À la votre !
Et vous seriez-vous prêt à boire de l’eau usée recyclée ?
Article traduit à partir du site www.ecoticias.com
Eau non potable: 10 000 enfants meurent chaque jour!
Le 14 novembre 2008 par Yolaine De La Bigne ·
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« Pourrons-nous tolérer longtemps que 10 000 enfants meurent chaque jour d’avoir bu une eau non potable ? » Jacques Chirac.
Lors de la première conférence internationale qui s’est tenue ce 13 Novembre à Paris sur le thème de « L’eau pour la paix, la paix pour l’eau » organisée par l’Unesco, l’Agence française de développement et la fondation Chirac (lancée en Juin dernier), des experts venus d’Inde, de Tanzanie ou d’Israël ont échangé leurs inquiétudes mais aussi leurs solutions pour régler le problème crucial de l’eau qui pourrait être à la source de graves conflits dans les années à venir. Pourtant, comme l’a rappelé le président Jacques Chirac, ce ne sont pas les ressources qui manquent mais une mauvaise gestion qui entraîne gaspillage et mauvaise distribution.
Des femmes au Niger qui réussissent à fertiliser 34000 hectares
« Les solutions existent, nous les connaissons ». Avec 1,4 milliards de dollars par an jusqu’en 2025 nous pourrions enfin donner de l’eau à tous. Et le président Chirac d’insister sur nos contributions nécessaires car « la crise ne doit pas nous détourner de l’effort contre la pauvreté » car « ce que nous ne donnons pas aujourd’hui, nous sera compté demain ». Comment ? En dégageant des taxes (sur les avions, les transports maritimes…), en faisant adopter des règles de partage entre les pays respectant l’égalité entre l’aval et l’amont car « la géographie ne soit pas être un facteur d’injustice », et en développant la formation. Ainsi, des femmes du Niger ont réussi, en réhabilitant des usages ancestraux à fertiliser 34 000 hectares et à planter 18 millions d’arbres. Prochain rendez-vous : le 5° forum mondial de l’eau à Istanbul au printemps. Avec des solutions à la cléf ? www.fondationchirac.eu







