Qui sont les Français les plus impliqués dans le tri sélectif ?
Le 3 mai 2009 par Charles Ducreux ·
2 commentaires
Pour pouvoir recycler le plus efficacement possible les ordures, il faut impérativement les trier en amont, c’est-à-dire dans votre, ou plus exactement dans vos poubelles.
Eco-Emballages à mené une enquête auprès de 23 000 personnes dont les résultats peuvent surprendre.

photo credit: David_Reverchon
Satisfaction sur la politique de tri des collectivités en dépit d’un besoin d’information plus régulier
81% des interviewés se déclarent satisfaits du tri dans leur collectivité. On note toutefois un lien entre performance de la collectivité locale et satisfaction de ses habitants (écart de satisfaction d’environ 10 points ou plus entre les collectivités locales ayant des performances de tri de plus de 70 kg/an/habitant et ceux qui ont des performances de moins de 70kg/an/habitant)
.
En clair, plus l’information et l’organisation du tri est efficace et plus les habitants sont satisfaits, ce qui semble logique.
Le bémol, seuls 65% des interviewés jugent la communication sur le tri suffisante et régulière.
Taux d’habitat vertical et âge influencent fortement la pratique du tri
Le taux d’habitat vertical d’une collectivité influence les performances en matière de tri :
74% des personnes qui trient tout ou presque vivent dans les communes dont le taux d’habitat vertical est inférieur à 10% et 47% dans celles dont le taux d’habitat vertical est supérieur à 40%.
Le geste de tri semble plus facile en maison individuelle (86%) qu’en logement collectif (77%).
La pratique consistant à trier tous ou presque tous ses déchets progresse régulièrement avec l’âge (41% des 18-24 ans ; 69% des 65 ans et plus).
En conclusion, le meilleur trieur est une personne d’un certain age qui habite une maison individuelle dans une municipalité qui l’informe correctement, tandis que le mauvais élève est un jeune qui vit dans l’immeuble d’une commune qui ne communique pas sur le tri sélectif.
Les pistes à suivre pour améliorer les choses semblent assez claires…
Le lexique du jeter quoi et où
Le 9 décembre 2008 par Patrick Campion ·
3 commentaires
Le tri des déchets :
Avouons-le : qui d’entre nous est capable de réciter par cœur son tri sélectif ? Toujours pas compris « pourquoi » il faut jeter la peau de la banane ici et le surligneur usé là ? Essayez, au moins, de retenir une fois pour toutes « où » vous devez vous en défaire. Et, en premier lieu, tenez-vous en aux consignes données par votre commune ou par le syndicat du traitement des déchets, car les recommandations peuvent varier selon les endroits.
Comment s’organiser :
Prévoyez 3 poubelles : « ordures ménagères » (la classique, sans tri) ; « papier » (une corbeille ou un sac en kraft peuvent suffire) ; « emballages » (son contenu ira rejoindre l’équivalent du bac jaune, à Paris). Manque d’espace dans votre 22m2 ? Bouteilles et bocaux peuvent être stockés dans le chariot à provisions jusqu’au prochain marché : soit vous vous en débarrassez dans le bac à verre de votre immeuble, soit vous avez repéré, sur le chemin, un container disposé à les accueillir.
Plus jamais ça !
Le prêt à jeter en 30 objets :
Les papiers gras (emballage du beurre etc) : aux ordures ménagères
Le flacon de shampooing : avec les emballages
Le papier alu du chocolat ; comme tous les papiers alu fin, aux ordures ménagères
Le tube de crème de marrons : avec les ordures ménagères
La brique de lait : avec les emballages
Le pot de yaourt en carton (à l’intérieur, il est très probablement recouvert d’une pellicule de plastique et, de plus, il est souillé) : avec les ordures ménagères
Les prospectus publicitaires : avec le papier
Les boîtes de conserve et les canettes : avec les emballage (poubelles jaunes)
Les collants : quelque soit leur composition : avec les ordures ménagères
Les stylos, feutres, crayons : avec les ordures ménagères
Le polystyrène : aux ordures ménagères
Le paquet de cigarettes : le film plastique et le bout d’alu avec les ordures ménagères, l’emballage en carton avec les recyclables
Les sacs plastique : comme tous les plastiques fins, avec les ordures ménagères
La boîte de camembert : comme tous les objets en bois fin, avec les ordures ménagères
Le tube de dentifrice, de crème ou de fond de teint : avec les ordures ménagères
L’ampoule grillée : si elle est à incandescence, avec les ordures ménagères ; si c’est une lampe basse consommation (LBC), à la déchetterie ou chez le revendeur en cas d’achat d’une ampoule LBC neuve.
Le spot électrique qui a rendu l’âme : à la déchetterie, ou via tout autre système de collecte de déchets dangereux mis en place par la mairie, ou chez le revendeur en cas d’achat d’un matériel équivalent neuf
La bouteille de bordeaux : avec le verre
Les bombes aérosols : avec le recyclable
Le mobile aphone : à la déchetterie ou via tout autre système de collecte des DEEE (déchets d’équipements électriques et électroniques) mis en place par la mairie. Voir aussi auprès du revendeur en cas d’achat d’un matériel équivalent neuf (il est tenu à l’obligation de reprise) ou avec l’opérateur, s’il a mis en place son propre système de reprise.
La tasse en porcelaine ébréchée : avec les ordures ménagères
Les CD, DVD, cassettes vidéos : avec les ordures ménagères
La flûte à champagne fendue : avec les ordures ménagères
Le miroir cassé : avec les ordures ménagères
Le robot ménager hors d’usage : à la déchetterie, ou via tout autre système de collecte de déchets dangereux mis en place par la mairie, ou chez le revendeur en cas d’achat d’un matériel équivalent neuf (il est tenu à l’obligation de reprise)
L’aspirateur époumoné : à la déchetterie ou chez le revendeur en cas d’achat d’un matériel équivalent neuf (il est tenu à l’obligation de reprise)
Les piles : les rapporter dans les grandes surfaces et chez les revendeurs, tenus de mettre à disposition dans leur magasin des points de collecte spécifiques
L’ordinateur définitivement récalcitrant : à la déchetterie ou via tout autre système de collecte des DEEE (déchets d’équipements électriques et électroniques) mis en place par la mairie. Voir aussi auprès du revendeur en cas d’achat d’un matériel équivalent neuf (il est tenu à l’obligation de reprise).
Le vieux thermomètre à mercure : à la déchetterie ou via tout autre système de collecte de déchets dangereux mis en place par la mairie
Les médicaments périmés : les rapporter à la pharmacie (y compris les flacons en verre, qu’il ne faut pas jeter)
Les radiographies médicales : gardez-les, au cas où. Ou déposez-les à la déchetterie ou via tout autre système de collecte de déchets dangereux mis en place par la mairie
(Source : Ademe)
En espérant vous avoir aidés à y voir un peu plus clair dans la jungle du tri, mais c’est important nous produisons, en France, environ 1kg de déchets par jour et par personne…
Les commentaires sont à votre disposition si vous avez d’autres combines pour jeter quoi et où….





