Saint-Valentin : l’or n’est pas vert
Le 13 février 2012 par Julia Mahaffey ·
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Savez-vous d’où provient cette jolie bague en or que vous rêvez d’offrir ou de recevoir pour la Saint-Valentin ? A l’occasion de la fête des amoureux, le WWF repart en campagne pour rappeler les origines, trop souvent douteuses, de ce métal précieux et alerter sur les conséquences tant écologiques, sociales, économiques que sanitaires d’une extraction illégale de l’or, au travers de l’exemple guyanais.
Le coût environnemental de l’or
Le 2 décembre 2011 par Nicolas Garderes ·
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Vous avez prévu d’acheter des bijoux en or pour Noël ? Un cadeau qui peut avoir des répercussions humaines et environnemental surprenantes. L’or éthique n’est pas à tous les coins de rue. Alors avant de vous décider, voici un état des lieux du commerce de ce précieux métal. Par maître Nicolas Gardères, avocat à la cour et vice-président de l’association Entreprendre vert.
Il va y avoir du S.P.O.R.T. (Sportifs pour un or responsable et traçable) avec le WWF
Le 27 août 2011 par Alexia Decarme ·
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Isabelle Autissier, présidente du WWF-France, a lancé la suite de la campagne « Non à l’or illégal », intitulée S.P.O.R.T. (Sportifs pour un or responsable et traçable). Ce projet se décline sous la forme d’un partenariat avec le footballeur Bernard Lama, président de l’association « Collège des Ambassadeurs Sportifs de Guyane ».
Aujourd’hui plus de 95% de l’or extrait chaque année dans le monde n’est pas traçable, c’est-à-dire que le consommateur n’a aucune information sur la façon dont l’or est extrait et transformé. Ce qui permet, en Guyane, à l’or illégal d’intégrer la filière légale : il est alors blanchi. De plus, pour accéder à l’or, les orpailleurs illégaux défrichent des pans entiers de forêt et détournent les cours d’eau, provoquant la destruction de la biodiversité. Lire la suite
Cinéma: Une soif de l’or incontrôlée
Le 25 août 2010 par Arnaud Lacroix ·
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Ce mercredi 25 août sort dans les salles le film 600 kilos d’or pur. Réalisé par Eric Besnard, ce long métrage se déroule en Guyane, où des aventuriers partent à la recherche du minerai précieux. Il est soutenu par l’association WWF, à l’initiative de la campagne « Non à l’or inégal », lancée il y a quelques mois.
L’Amazonie comme décor, difficile de faire mieux pour amadouer le spectateur ! Encore faut-il que cette Amazonie corresponde à celle rêvée et imaginée, à la fois hostile et sauvage. Car si la région a toujours été une source de fantasmes pour aventuriers, à l’image d’Ed Stafford, traversant récemment l’Amazonie en 859 jours, la réalité est de plus en difficile à accepter. Un constat que le film d’Eric Besnard tente par le biais de son scénario et de sa mise en scène de faire émerger. Une manière de faire prendre conscience aux cinéphiles des enjeux, liés à l’existence d’exploitations aurifères illégales en Guyane.
Ce n’est pas la première fois que le cinéma s’intéresse à l’or illégal : l’association WWF avait en effet déjà soutenu le film Orpailleur de Marc Barrat sorti en 2009. On y voyait Rod, jeune guyanais en plein cœur de la jungle, découvrant avec stupeur la violence engendrée par la recherche de l’or. Bouleversé alors d’apprendre, comment son frère aîné était décédé, succombant à cette quête du métal précieux et tué pour cette raison.
L’or, la ressource maudite de l’Amazonie
Depuis des années, les flux d’immigrés clandestins venant du Brésil et franchissant la frontière avec la Guyane demeurent constants. Ces « garimpeiros » arrivent dans le département français avec un but bien précis : gagner de l’argent en fouillant le sous-sol. Or la casse d’une mine d’or provoquée à base de mercure, comme on peut le voir dans le film, aggrave la détérioration de l’environnement local. Interdit depuis 2005 dans les exploitations aurifères suite à une convention européenne intitulée « Stratégie communautaire sur le mercure », le métal ne cesse cependant d’être utilisé illégalement. C’est dans cette optique que WWF se bat pour améliorer la traçabilité du commerce de l’or.
Un milieu de plus en plus pollué
Le plus souvent dans cette zone géographique, l’or recherché est alluvial et les cours d’eau sont les plus touchés. Le mercure d’origine toxique, qui doit permettre d’amalgamer l’or à travers les sédiments, se diffuse alors dans l’atmosphère, pollue les rivières, quand bien même le mercure « naturel » est déjà très présent dans l’air. Les populations, à l’instar des amérindiens Wayana, sont donc les premières victimes de ces usages, les poissons carnassiers devenant contaminés et les maladies plus régulières. Enfin, il ne faut pas oublier les risques liés à la déforestation qui guettent la région, si les orpaillages illégaux continuent à se multiplier.
Découvrez la bande annonce du film 600 kilos d’or pur, ci-dessous:
Pour plus d’informations sur WWF et son engagement dans la campagne contre l’or inégal : www.nonalorillegal.fr
Vous pouvez aussi vous rendre sur la page intitulée Non à l’or inégal, publiée sur Facebook.
La Fièvre de l’or en DVD
Le 20 mai 2009 par Patrick Campion ·
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Si vous avez raté la sortie en salles du documentaire d’Olivier Weber, vous pouvez vous rattraper avec la sortie du DVD.
L’Amazonie, la plus vaste forêt tropicale surnommée le poumon de la planète est menacée par une nouvelle ruée sauvage vers l’or. Le phénomène n’est pas nouveau mais il se développe de jour en jour de manière catastrophique.
Le danger écologique de base est du à l’utilisation du mercure pour amalgamer l’or récolté. 120 tonnes de mercure sont déversées annuellement dans la nature pour une production de 300 tonnes d’or.
Les répercutions se font déjà nettement sentir sur la santé des Amérindiens Wayanas, côté Guyane française, on constate des malformations chez les enfants, des séquelles neurologiques et des cancers chez les plus âgés. Une nouvelle sorte de massacre des Indiens par le biais du mercure. En plus des dégâts écologiques, cette ruée vers l’or est accompagnée de son lot de violence, de prostituées, de parrains, de trafiquants, que ce soit en Guyane française, au Brésil ou au Surinam.
Pour vous informer plus avant sur cet eldorado menacé par l’avidité des hommes : La fièvre de l’or, un film d’Olivier Weber distribué par France Télévision Distribution au prix public conseillé de 19,99 €.
Et pour vous donner une dernière idée de l’urgence de la situation, pendant que vous regarderez ce documentaire d’une durée de 1h31, 51 kilos d’or seront récoltés, 20 kilos de mercure seront déversés, et l’équivalent de 700 terrains de football subiront la déforestation…






