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Yann Arthus Bertrand, l’écolo-clic

Le 5 janvier 2011 par · 7 commentaires 

YAB

Ce soir, on le retrouve dans son émission « Vu du ciel : les héros de la nature au Canada » sur France 3 à 20h35. Le président de GoodPlanet travaille aussi à l’ouverture d’écoles de l’environnement : « Des maisons du changement ». La première verra le jour en 2012 dans la Marne, à Outines. Loin des clichés, ce photographe génial, se bat au quotidien pour préserver la planète.



La paix est tendance : mortel !

Le 25 octobre 2010 par · 2 commentaires 

On aurait envie de dire en paraphrasant une pub célèbre : « Vous ne savez pas tout ce que la paix peut faire pour vous… ». La semaine de l’ONU pour le désarmement, du 24 au 30 octobre, est l’occasion de comprendre pourquoi et comment la paix est une valeur qui fait son chemin. Par Ben Cramer.

Bien sûr, le monde est loin d’être pacifié. L’irénologie, ou science de la paix, n’est pas une discipline exacte. Trouver un emploi avec un diplôme de la paix en poche est aussi inapproprié en Occident que de vendre des frigos aux Inuits. Mais en parler et réfléchir aux dépenses militaires n’est plus un sujet tabou.

Que l’ONU ait parfois quelques retards à l’allumage ne surprend guère. Sa Charte  de 1945 ne mentionne même pas les aspects écologiques de la sécurité ; et aucun des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) ne fait allusion à la paix ! Mais les temps changent. Le désarmement est tendance. Et comme le stipulait le principe 25 de la Charte de Rio (1992) : « La paix, le développement et la protection de l’environnement sont indissociables ».

Lorsque les Jeux Olympiques s’inviteront dans la cité d’Hiroshima, (laquelle a déjà mobilisé un réseau de plus de 122 villes en France), le sport va être « pacifié » à son tour, comme il a été secoué par la vague verte depuis les JO de Sydney.

Option zéro pour les armes ?

Dans le rapport Notre avenir à tous de 1987, considéré comme la « Bible » du développement durable, Brundtland, son auteur et présidente de la Commission environnement et développement à l’ONU, soulignait que les armes nucléaires représentent « la plus grande menace pour l’environnement et le développement durable ». Vingt-trois ans plus tard, cette menace perdure et entraîne le mot d’ordre « Option zéro ». Une volonté de réduire le nombre d’armes nucléaires à… zéro. De Mandela à Obama, les discours politiques du genre font recette. Tout ceci est-il affaire de morale ? « Realpolitik » oblige, nos sociétés ne peuvent surtout plus se payer le luxe de guerroyer n’importe comment. Le remède supposé est pire que le mal. « Il n’y a pas un seul endroit au monde où les armes ayant parlé, on puisse dire sérieusement que la situation en a été améliorée ; on ne peut le dire nulle part », avouait Michel Rocard.

La conversion des militaires

Pour les militaires, longtemps caricaturés comme des brutes en marche, il n’est pas question de convaincre (et se convaincre) que la guerre est propre. Ni de monter des opérations en distribuant des affiches du style « veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée ». Il s’agit de limiter les dégâts. Là encore, ce n’est pas une affaire d’éthique, mais de rationalité. Si certains militaires se méfient de la bombe (atomique) – dont les effets « différés » devraient être « négligeables » à en croire le dictionnaire des forces armées – ce n’est pas parce qu’ils ont une soudaine envie de rejoindre les troupes du réseau « Sortir du nucléaire » mais parce que la décontamination a un prix supérieur à la conquête. Non seulement le crime écologique n’est pas payant pour le vainqueur, mais la facture de la victoire est trop salée.

Ne nous méprenons pas sur l’air du temps. Greening the armies fut au départ un slogan… mais qui marche ! Au Canada, lorsqu’un jeune homme s’engage sous les drapeaux, il déclare solennellement : « Je veux aider à garder notre pays libre et à maintenir notre air et notre sol en bon état pour les générations futures ». En Suisse, chaque officier qui se respecte acquiert une formation au développement durable par l’intermédiaire du SANU, un centre de formation civil réputé à Bienne. Protéger la nation, ses intérêts dits « vitaux », c’est aussi défendre la biodiversité. En France, 20 % des sites d’entraînement des armées sont labellisés Natura 2000.

Les guerres, en voie de disparition ?

Rappelons-nous la vision propagée au cinéma par le film américain d’Andrew  Niccol sorti en 2005, Lord of War, sur un vendeur d’arme joué par Nicolas Cage. Mais dans ce monde en ébullition, où en sont les dividendes du commerce des armes ? Guerres et conflits sont en recul de par le monde. En 2005, on en comptait 40 % de moins qu’au début des années 1990 (1). Et qui voudrait sérieusement investir dans ce que Jacques Attali avait qualifié « d’économie de l’apocalypse » (2) ? Dépolluer, démanteler, restaurer, réparer, assurer des « cycles de vie », voilà un nouveau créneau ! À notre époque, être branché, c’est parier sur l’économie de la paix. Une taxe sur les armes serait non seulement populaire, mais bienvenue. Un marché prometteur qui a l’avantage de s’intégrer dans la sauvegarde de la planète. Les fondations, à l’affût de ce qui est tendance, s’adaptent : la fondation RATP a investit cette année dans la Journée internationale de la paix le 21 septembre avec affichage dans le métro. La Caisse des dépôts soutient la fondation Chirac qui décerne chaque année début octobre, juste avant la semaine de l’ONU pour le désarmement, un prix pour la prévention des conflits.

Recyclons nos armes

La sécurité est l’affaire de tous et ne se mesure pas au nombre d’armes possédées. Ce n’est pas qu’une question militaire (ou policière). Elle englobe la sécurité énergétique, la sécurité écologique, la sécurité alimentaire, bref, la sécurité humaine.  Les États qui ont fait transiter leurs dépenses militaires vers le ministère de l’Éducation (comme le Costa Rica dès 1949) n’ont pas renoncé à défendre leurs concitoyens alors qu’ils transformaient les casernes en musées des Beaux-Arts.

Recycler des systèmes d’armes, c’est aussi recycler les esprits. Revoir les priorités plutôt que changer son fusil d’épaule. Parce que la destruction de nos environnements entraîne des conflits ingérables. Parce que l’injection de milliards dans des gadgets sécuritaires se fait au détriment des besoins fondamentaux des peuples. Se mobiliser contre la guerre, c’est ouvrir des académies et des universités de la paix, comme il en existe en Scandinavie, en Zambie et bientôt à Bujumbura au Burundi.  Ou demander aux producteurs de serious games de scénariser des peace games pour s’amuser avec des jeux vidéo sans tuer. C’est encore organiser des campagnes comme celle du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE)  « Plantons un milliard d’arbres ! », lancée par Wangari Maathai, lauréate du prix Nobel de la Paix 2004. Ironie de l’histoire, le jeune américain Jonathan Lee, âgé de 13 ans, est parti à Pyongyang remettre une lettre au leader nord-coréen Kim Jong Il pour lui demander de planter une forêt de la paix » sur la frontière intercoréenne, une zone démilitarisée de quatre kilomètres.

L’idée a de grands jours devant elle puisque 2011 est l’année internationale de la forêt. L’arbre, nouveau symbole de paix ?

1) rapport du Centre sur la sécurité humaine de l’université de Vancouver, 2005

2) Économie de l’apocalypse, par Jacques Attali, (Fayard-1994), à partir du rapport pour le Secrétaire général de l’ONU sur la prolifération nucléaire.

Regardez ci-dessous la vidéo de Terre TV : faut-il supprimer l’armée ?

 

Plus d´info :

www.21septembre.org/cadres.htm?liens
www.ge-world-peace.org/people4peace_partners

Une victoire pour les tigres !

Le 19 octobre 2010 par · 2 commentaires 

Bonne nouvelle pour les félins ! Une opération internationale a permis d´arrêter 25 personnes suspectées de participer au trafic de tigres.

L´opération a été coordonnée par le Programme sur la Criminalité Environnementale d´Interpol, depuis le siège à Lyon, et elle a impliqué les agences de contrôle de six pays asiatiques. L’intervention policière a permis de saisir plus de 50 kilos d´os de tigres comprenant des squelettes et des crânes. Et de couper court à des routes clés du trafic.

 

« Les agences nationales qui ont participé à cette opération internationale sous l´égide d´Interpol ont montré aux criminels peu scrupuleux qui prennent pour cible des espèces menacées que les moyens seront mis en place pour combattre leurs activités illégales », a indiqué David Higgins, directeur du département Crime Environnemental d´Interpol, à l´IFAW.

Actuellement, il reste environ 3000 tigres sauvages dans tout le monde. Ce nombre est de plus en plus réduit à cause du trafic de leur peau et de leurs os. Mais aussi de la perte de leur habitat.

La « persécution » contre nos amis à rayures

En mars, la presse chinoise a accusé le zoo de Shenyang d´utiliser les os des tigres pour faire des liqueurs médicinales. Mais aussi de les faire mourir de faim ! Ce type de boisson, le « hu gu jiu », est très appréciée depuis des siècles, mais elle est illégale actuellement. Une bouteille peut coûter jusqu´à 3 000 € sur le marché noir ! 50 tigres sont morts au zoo depuis 2000 et les circonstances n´ont jamais été très claires.

Plus récemment, la WWF a rendu public des vidéos de caméras cachées qui montrent un bulldozer en train de détruire l´habitat des tigres à Sumatra pour construire une plantation illégale d´huile de palme ! Intolérable !

 

En fait, cet endroit, la forêt Bukit Batabuh, a été déclarée espace protégé en 1994 selon les lois indonésiennes d´usage du sol qui empêchent son exploitation. Depuis 2009, le WWF a installé des caméras sur la zone pour étudier les habitats des tigres et les menaces qui pèsent sur eux. Actuellement, en Indonésie, il ne reste que 400 tigres selon le WWF.

À la rescousse des tigres !

Début octobre, le Fonds International pour la Protection des Animaux (IFAW) a organisé, comme tous les ans, une semaine d´action pour les animaux. L´objectif ? Former les futurs leaders de la protection des animaux et leur donner des outils appropriés. Dans la cadre de l´année du Tigre dans le calendrier lunaire chinois et avec l´Année Internationale de la Jeunesse de l´ONU, le thème choisi en 2010 a été, évidemment, le tigre. Cinq millions d´enfants de 15 pays différents ont participé à cette semaine pédagogique. L´IFAW a initié une campagne intitulée « Rugis ! pour les tigres » pour porter la parole des enfants au Sommet International du tigre qui se tiendra à Saint-Pétersbourg en Russie en novembre.

Revue de presse : la faim dans le monde, le stationnement et une école révolutionnaire

Le 17 septembre 2010 par · 1 commentaire 

La faim dans le monde est en baisse, selon la FAO (L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), la ville de Toulouse innove en matière de stationnement et une école, à Pantin, transforme l’énergie des enfants en électricité.

Bonnes Ondes 50 PAD



  • Légendes photos
    Carte de la FAO – Pourcentage de la population sous-alimentée
    – Le pont Neuf de Toulouse
    – L’école élémentaire Saint-Exupéry de Pantin en Seine-Saint-Denis (93)


Les bonnes nouvelles vertes de la semaine

Le 2 septembre 2010 par · Donner son avis 

Une bactérie mangeuse de pétrole

Des scientifiques viennent d´apporter un espoir à l´environnement ! Le chercheur Terry Hazen, en collaboration avec les Laboratoire National Lawrence Berkeley, a trouvé une bactérie qui se nourrit de pétrole sans pour autant épuiser l’oxygène dans l’eau. Elle a été détectée en quantité importante dans les eaux du Golfe du Mexique, dans une nappe de pétrole sous-marine

 Plus d´infos (en espagnol) : www.ecoticias.com et www.ecogaia.com.

Biodiversité « panafricaine »

Le Gabon, pays situé à l´ouest de l´Afrique central, accueillera la première conférence panafricaine sur la biodiversité. Son thème : « Biodiversité et lutte contre la pauvreté : quelles opportunités pour l´Afrique ? ». L´événement réunira les principaux ministres de l´environnement de tout le continent. La conférence a pour but de réfléchir sur la bonne utilisation des ressources locales pour favoriser le développement de l´Afrique. Mais aussi d´arriver à une position commune pour la prochaine conférence de l´ONU sur la biodiversité qui aura lieu à New York les 22 et 23 septembre et pour la dixième Conférence des Parties (COP 10) au Japon en octobre.

Montpellier parie sur les oliviers

La ville de Montpellier inaugure l´Oliveraie du Mas Nouguier. L´idée n´est pas seulement de gérer les espaces verts, mais aussi d´utiliser cet Agriparc avec des intentions pédagogiques autour de la biodiversité. Cette ancienne propriété du XVIIème siècle, qui a toujours été dédiée à la viticulture et à l´apiculture, s’occupera désormais aussi de l´oléiculture. L´inauguration se fera le samedi 4 septembre à 11h30 avec la plantation du dernier olivier de l´oliveraie du Mas Nouguier, situé à l´Agriparc de Montpellier, rue du Mas Nouguier.

Trois petites loutres nées en captivité

Le zoo de Doué-La-Fontaine a une naissance à annoncer : trois loutres géantes d´Amazonie ! Situé dans le département de Maine-et-Loire, il est le seul zoo français à héberger cette rare espèce, qui peut arriver à une taille d’1 mètre 80 ! Pourquoi cet événement est important ? Car la loutre géante est classée comme espèce menacée. Elle a déjà disparu du Chili, d´Argentine et d´Uruguay.

Pour une rentrée verte et « juteuse »

Les experts nous conseillent de manger cinq fruits et cinq légumes par jour. Mais, le fait-on vraiment ? Pour nous aider à atteindre ce but, Telemarket.fr, site spécialisé dans la livraison de courses à domicile, offre 3,5 kg de fruits et légumes à ses clients jusqu´au 30 septembre. A condition que votre commande atteigne un minimum de 80 kg.

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