Comment éviter le commerce illégal des animaux sauvages en Afrique
Le 15 octobre 2010 par Lola Parra Craviotto ·
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L´ivoire des éléphantes, les cornes des rhinocéros… Le commerce illicite d´espèces sauvages se chiffre en milliards de dollars. Pour lutter contre cette pratique, se déroule un atelier de formation des rangers au Kenya.
Aujourd´hui, l´atelier pour former des rangers d´Afrique à la lutte contre le commerce illégal des animaux sauvages se termine à Nairobi. Il a été organisé par le Fonds International pour la Protection des Animaux (IFAW) et la Lusaka Agreement Task Force (LATP). L´objectif ? Améliorer leurs capacités d’action et leurs méthodes de lutte contre ce type de criminalité. Dans les sessions pratiques et interactives, ils ont débattu de sujets comme « L´état du commerce international des espèces » ou « La criminalité faunique et les moyens de lutte ». Pendant quatre jours, l´atelier a accueilli plus de 30 agents de la force publique, policiers, vétérinaires et défenseurs des animaux sauvages venus de 13 pays de ce continent.
L´atelier a donné les outils pour la prévention du commerce illicite d´espèces sauvages et a enseigné les techniques de terrain utiles à l´identification des espèces qui souffrent souvent cette situation. Le problème ? Le commerce illicite des espèces sauvages constitue une grande menace pour la biodiversité africaine. Une enquête réalisée par la LAFT entre janvier 2009 et septembre 2010 sur le trafic a montré que près de 28 tonnes d´ivoires et 10 tonnes de cornes de rhinocéros provenaient d’Afrique. La principale destination était alors l´Asie pour en faire des produits de luxe.
Mardi, dans la conférence d´ouverture, le Dr. Noah Wekesa, Ministre Kenyan en charge de la forêt et de la faune sauvage a affirmé « qu´il y a un besoin urgent de coopération entre les agences pour partager les informations utiles à la lutte contre les réseaux très sophistiqués du trafic d´espèces animales, particulièrement les cornes de rhinocéros. »
Par contre, l´Afrique n´est pas le seul continent touché. L´Asie est aussi affectée pour le commerce illégal d’espèces sauvages. Ainsi, les tigres sont parfois pris comme animaux de compagnie… Il y a deux mois, rappelez-vous, on vous informait de la découverte d´un tigre caché dans une valise à l´aéroport de Bangkok.
Conseil Néoplanète : Ne pas acheter de petits souvenirs en ivoire quand on voyage. Malheureusement, trop de touristes le font encore.
Sandra Bessudo : De la mer… au ministère !
Le 6 octobre 2010 par Redaction ·
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Après une longue lutte pour sauver les océans, la célèbre biologiste franco-colombienne Sandra Bessudo prend la tête du ministère de l’Environnement en Colombie. Pionnière de la défense de biodiversité, amie de Jean-Louis Borloo, elle pourrait être le « cadeau » que la planète attendait… Par Françoise Latour.
Vous avez mis votre vie en danger pendant vingt ans pour protéger l’île de Malpelo, un « bout de rocher » au milieu du Pacifique. Pourquoi cet acharnement ?
Malpelo est un site naturel prioritaire pour la Colombie et pour la planète entière ! Comme les Galápagos, par exemple, les eaux de cette île volcanique - située à 500 km des côtes colombiennes - sont l’un des joyaux de la biodiversité. Là, se reproduisent de très nombreuses espèces dont les petits iront peupler d’autres zones de l’océan. Quand j’ai découvert Malpelo, j’ai décidé d’y consacrer ma vie et de créer la Fondation Malpelo. En 2006, l’UNESCO a classé le site au Patrimoine mondial de l’humanité. Une grande victoire !
Vous êtes devenue le « poil à gratter » des pêcheurs de requins… La survie des squales est-elle si importante ?
Leur rôle est vital ! Pour la mer, comme pour les hommes… Au sommet de la pyramide alimentaire, les requins participent à la bonne santé des océans et à celle des poissons. Or, les bancs de Malpelo (requins-marteaux, soyeux…) sont parmi les plus importants de la planète. Le site est donc convoité par les pêcheurs d’ailerons (shark finning) du monde entier. Je me suis battue contre cette pêche meurtrière, tout en essayant d’éduquer les pêcheurs et de faire connaître les requins à tous.
Inspiré du pacte écologique de Nicolas Hulot, vous avez été le fer de lance du Pacte colombien pour l’environnement, l’un des premiers textes officiels pour la préservation de l’environnement en Amérique du Sud. Un grand pas pour la Colombie et pour la planète ?
La Colombie est une capitale de la biodiversité. Comme l’a rappelé Juan Manuel Santos, notre nouveau Président, « nous devons assumer ce leadership mondial ». L’Alliance pour le Pacte colombien sur l’environnement est destinée à y contribuer, à tous les niveaux.
On raconte que vous ne transigez pas avec les règlements, au point d’avoir un jour chassé un chef d’État d’une plage protégée…
C’est vrai ! Mon père dit qu’il est parfois plus facile de négocier avec la Guérilla qu’avec moi ! Un jour, il se promenait avec le Président Gaviria dans les îles du Rosaire, au nord de la Colombie, sur une plage interdite au public. Je les ai fait partir.
Vous êtes ministre de l’Environnement depuis août dernier. Personne ne conteste votre connaissance du terrain, de la biodiversité et du développement durable, mais on s’inquiète de votre inexpérience du « métier de ministre »…
Quelle est l’expérience d’un ministre ? L’important est de tracer une direction et d’être en mesure d’écouter les parties prenantes pour prendre la meilleure décision pour le pays. L’essentiel est d’œuvrer de manière éthique et dans un esprit de travail bien fait. Pour cela, il faut d’abord du bon sens, et rien de plus !
Chantal Jouanno inaugure le 18ème Festival du Vent de Calvi
Le 29 octobre 2009 par Stéphane Aitaissa ·
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C’est aujourd’hui que la secrétaire d’état à l’écologie, Chantal Jouanno a inauguré, notamment aux côtés Serge Orru (WWF et Néoplanète), le 18e Festival du Vent de Calvi. Avec en point de mire évidemment le sommet de Copenhague. Morceaux choisis.
Copenhague: plus qu’une nécessité diplomatique, un devoir moral
Le vrai défi: celui des valeurs symbolisées par le Festival du Vent
La question de Néoplanète: Copenhague, un élan d’optimisme ?








