Saint-Valentin : l’or n’est pas vert
Le 13 février 2012 par Julia Mahaffey ·
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Savez-vous d’où provient cette jolie bague en or que vous rêvez d’offrir ou de recevoir pour la Saint-Valentin ? A l’occasion de la fête des amoureux, le WWF repart en campagne pour rappeler les origines, trop souvent douteuses, de ce métal précieux et alerter sur les conséquences tant écologiques, sociales, économiques que sanitaires d’une extraction illégale de l’or, au travers de l’exemple guyanais.
Cinéma: Une soif de l’or incontrôlée
Le 25 août 2010 par Arnaud Lacroix ·
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Ce mercredi 25 août sort dans les salles le film 600 kilos d’or pur. Réalisé par Eric Besnard, ce long métrage se déroule en Guyane, où des aventuriers partent à la recherche du minerai précieux. Il est soutenu par l’association WWF, à l’initiative de la campagne « Non à l’or inégal », lancée il y a quelques mois.
L’Amazonie comme décor, difficile de faire mieux pour amadouer le spectateur ! Encore faut-il que cette Amazonie corresponde à celle rêvée et imaginée, à la fois hostile et sauvage. Car si la région a toujours été une source de fantasmes pour aventuriers, à l’image d’Ed Stafford, traversant récemment l’Amazonie en 859 jours, la réalité est de plus en difficile à accepter. Un constat que le film d’Eric Besnard tente par le biais de son scénario et de sa mise en scène de faire émerger. Une manière de faire prendre conscience aux cinéphiles des enjeux, liés à l’existence d’exploitations aurifères illégales en Guyane.
Ce n’est pas la première fois que le cinéma s’intéresse à l’or illégal : l’association WWF avait en effet déjà soutenu le film Orpailleur de Marc Barrat sorti en 2009. On y voyait Rod, jeune guyanais en plein cœur de la jungle, découvrant avec stupeur la violence engendrée par la recherche de l’or. Bouleversé alors d’apprendre, comment son frère aîné était décédé, succombant à cette quête du métal précieux et tué pour cette raison.
L’or, la ressource maudite de l’Amazonie
Depuis des années, les flux d’immigrés clandestins venant du Brésil et franchissant la frontière avec la Guyane demeurent constants. Ces « garimpeiros » arrivent dans le département français avec un but bien précis : gagner de l’argent en fouillant le sous-sol. Or la casse d’une mine d’or provoquée à base de mercure, comme on peut le voir dans le film, aggrave la détérioration de l’environnement local. Interdit depuis 2005 dans les exploitations aurifères suite à une convention européenne intitulée « Stratégie communautaire sur le mercure », le métal ne cesse cependant d’être utilisé illégalement. C’est dans cette optique que WWF se bat pour améliorer la traçabilité du commerce de l’or.
Un milieu de plus en plus pollué
Le plus souvent dans cette zone géographique, l’or recherché est alluvial et les cours d’eau sont les plus touchés. Le mercure d’origine toxique, qui doit permettre d’amalgamer l’or à travers les sédiments, se diffuse alors dans l’atmosphère, pollue les rivières, quand bien même le mercure « naturel » est déjà très présent dans l’air. Les populations, à l’instar des amérindiens Wayana, sont donc les premières victimes de ces usages, les poissons carnassiers devenant contaminés et les maladies plus régulières. Enfin, il ne faut pas oublier les risques liés à la déforestation qui guettent la région, si les orpaillages illégaux continuent à se multiplier.
Découvrez la bande annonce du film 600 kilos d’or pur, ci-dessous:
Pour plus d’informations sur WWF et son engagement dans la campagne contre l’or inégal : www.nonalorillegal.fr
Vous pouvez aussi vous rendre sur la page intitulée Non à l’or inégal, publiée sur Facebook.
L’avis des médecins sur les ampoules basse conso
Le 11 janvier 2010 par Sandrine Segovia-Kueny ·
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Pour lever les angoisses, les médecins de l’ASEF font le point sur les ampoules à basse consommation.
Le 8 janvier 2009, les médecins de l’Association Santé Environnement France ont publié les résultats d’une étude, menée par l’ASEF en collaboration avec le Magazine « Quelle Santé » et les laboratoires Tera Environnement, sur les lampes à basse consommation. Celles-ci remplaceront bientôt les ampoules traditionnelles et elles contiennent du mercure, substance qui s’attaque notamment au système nerveux.
Selon, le Dr Patrice Halimi, Secrétaire Général de l’association : « Oui, il y a du mercure, comme dans les thermomètres, mais si vous cassez une ampoule dans votre salon, vous ne serez pas mortellement impacté. Il suffit de bien aérer et de prendre quelques précautions pour nettoyer notamment mettre des gants et utiliser un balai et non l’aspirateur ».
Plus précisément que doit on faire ? On quitte la pièce rapidement en ouvrant la fenêtre pour bien aérer et ceci pendant 15 minutes avant de procéder au nettoyage, qui consiste a placer tous les débris dans un contenant hermétique avec des gants et un balai, jamais d’aspirateur, on continue la ventilation de la pièce pendant plusieurs heures puis on trouve une déchetterie pour y déposer la boite afin de recycler l’ampoule cassée.
L’agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (AFSSET) recommande elle de ne pas se placer à moins de 30 cm d’une lampe utilisant une ampoule basse consommation, donc de ne pas les utiliser comme lampes de chevet ou de bureau. Vigilance également chez les personnes appareillées d’implants ou de prothèse médicales, actif ou non. Au printemps 2010, une étude CRIIREM/ ADEME nous permettra d’en savoir un peu plus sur ces ampoules.
Gros souci par contre sur le recyclage car seulement 30% des lampes à basse consommation sont recyclées, les autres 70% se retrouvent dans les poubelles. Plus dramatique, ces quelques milligrammes de mercure par ampoules se retrouvent dans l’air, le sol et voire dans l’eau des nappes phréatiques.
En France « Récylum » est chargé de recycler les ampoules après leur récupération dans les points de vente, qui ont l’obligation de reprendre les ampoules mais cela n’est pas mis systématiquement en place et les déchetteries du territoire, mais seules 2 000 déchetteries le font sur 3 500.
Alors un conseil d’ecocitoyen : rapportez vos ampoules usagées non cassées dans les points de ventes ou déchetteries et celles cassées dans les déchèteries, cela aidera a soigner notre planète et nos enfants. Attendez l’étude qui paraîtra au printemps pour utiliser ces ampoules comme lampes de chevet et de bureaux.
Et vous, avez-vous déjà acheté des ampoules à basse consommation ? En êtes-vous satisfait ? Êtes-vous inquiet pour votre santé ?
photo credit: StormPetrel1





