Eau polluée et santé : alerte!
Le 24 mars 2010 par Fanny Condat ·
5 commentaires
Vos toilettes vous servent de poubelle ? Le dernier rapport de l’Association Santé Environnement France (ASEF) a de quoi vous faire perdre cette mauvaise habitude. A la sortie des stations d’épuration, l’eau reste polluée par de nombreuses molécules qui ne sont pas filtrées, dont des résidus médicamenteux. Les rejets de l’agriculture et de l’industrie sont aussi en cause.
Des oestroprogestatifs dans les canalisations ? Voilà ce que révèle le dernier rapport de l’Association Santé Environnement (ASEF), « Pollution de l’eau : origine et impact », disponible depuis le 22 mars sur son site Internet. Des résidus issus de l’urine des femmes qui prennent la pilule, mais aussi de médicaments anticancéreux et antidépresseurs, dont la France est le plus gros consommateur au monde. Après s’être fait connaître par son étude sur la qualité de l’air intérieur des crèches, l’ASEF s’intéresse à la qualité de l’eau.
Urines et déjections… A la votre ! Les eaux souterraines et de surface contiennent des millions de tonnes de polluants provenant des rejets des industries chimique et pharmaceutique, des élevages industriels d’animaux, des hôpitaux, mais aussi des eaux domestiques usagées. Résultat : seulement 10% des cours d’eau français sont exempt de pesticides et, plus inquiétant, 47% de nos eaux souterraines, utilisées pour notre consommation quotidienne. Le secteur agricole fournit insecticides, nitrates, phosphore et autre déjections animales. On retrouve ainsi dans les sols les compléments alimentaires et antibiotiques donnés aux animaux pour favoriser leur croissance.
Des mâles qui se féminisent… Les 2 500 médecins de l’ASEF mettent également en avant le rôle du changement climatique dans la dégradation de la qualité des eaux. Une augmentation de quelques degrés favorise la prolifération d’amibes, de bactéries, d’algues et de phytoplancton toxiques. Les vagues de chaleurs et canicules, plus longues et intenses, ne sont pas sans conséquences : moins d’eau potable, moins de poissons et des eaux de baignade plus polluées. Même à faibles doses, les perturbateurs endocriniens présents dans l’eau interfèrent avec les fonctions du système hormonal. La reproduction et le développement peuvent être altérés, provoquant des phénomènes tels que la féminisation des mâles ou une sensibilité accrue aux agents infectieux.
Exposition chronique : danger ! Les médecins appellent chacun d’entre nous à agir pour réduire les pollutions des eaux. Mais ce bilan nous invite aussi à une remise en cause structurelle de la gestion de l’eau. « Nous devons penser nos normes (de traitement de l’eau) en termes de durée d’exposition chronique et non plus en termes d’intoxications aiguës », déclare le Dr Patrice Halimi, Secrétaire Général de l’ASEF. En espérant que les premières recommandations du Plan National sur les Résidus Médicamenteux (PNRM), attendues début 2010, tiennent compte du principe de précaution.
J-3 avant le colloque « Urgence santé climat » du 12 novembre
Le 9 novembre 2009 par Alexandrine Chaillou ·
4 commentaires
Par le Dr Sandrine Segovia-Kueny : retrouvez sa chronique ECOSANTE tous les samedis sur Néoplanète web radio !
Au cours des 100 dernières années, la température en France a augmenté d’environ de 1,1°C. Sur la même période, la mer s’est élevée de 10 à 20 centimètres et continue de s’élever de 3 mm par an. Parallèlement, la fréquence des vagues de chaleur augmente depuis une cinquante d’années, et la fréquence et la gravité des événements climatiques extrêmes comme les typhons s’accroissent depuis trente ans. La biodiversité en souffre avec une extinction d’espèces animales et végétales qui s’accélère au fur et à mesure que les dérèglements climatiques arrivent.
Un désastre écologique est en route, mais quel est l’impact du changement climatique sur l’homme et sa santé ?
Pour comprendre afin d’agir, l’Association santé environnement France ASEF- http://www.asef-asso.fr qui rassemble aujourd’hui plus de 2500 médecins – a lancé l’initiative d’une journée urgence santé climat, avec un grand colloque gratuit « urgence santé climat » le 12 novembre de 9 heures 30 à 17 heures 30 au muséum national d’histoire naturelle.
Se mobiliser pour les conséquences santé climat, c’est venir rencontrer le 12 novembre 2009, des experts de l’Agence française de sécurité sanitaire environnement et travail AFSSET, de l’Agence européenne pour l’environnement AEE, de l’observatoire national sur le réchauffement climatique ONERC, médecins de l’Organisation mondiale de la santé OMS, de la fédération française de pneumologie, associatifs WWF, politiques de toutes les sensibilités, et échanger avec eux avant Copenhague.
Inscription au colloque gratuit en ligne sur www.urgencesanteclimat.com
Les médecins au chevet de la planète – le 12 novembre 2009
Le 20 octobre 2009 par Sandrine Segovia-Kueny ·
2 commentaires
Par le Dr Sandrine Segovia-Kueny : retrouvez sa chronique ECOSANTE tous les samedis sur Néoplanète web radio !
Chauffe qui peut la planète ! L’homme change le climat et va y perdre sa santé.
Les médecins se penchent au chevet de la planète pour faire leur métier : diagnostiquer et traiter, mais pas seuls cette fois. Ils y associent associatifs, politiques et journalistes pour proposer une ordonnance a plusieurs voix afin de préserver la santé de l’Homme en ces temps déréglés.
En effet, face à cette urgence « santé-climat », l’ASEF – Association Santé Environnement France, regroupant plus de 2 500 médecins – a décidé de se mobiliser en invitant tout ceux qui souhaitent débattre avec des représentants d’organismes aussi bien nationaux qu’internationaux, médecins, politiques, associatifs au cours de cette première rencontre internationale « Santé-Climat » au Muséum National d’Histoire Naturelle à Paris le jeudi 12 novembre 2009.
Le 12 novembre 2009, passez du thermomètre à l’ordonnance et venez participer au nouveau parcours santé de la planète.
Télécharger le programme et le formulaire d’inscription : URGENCESANTECLIMAT-12-novembre-2009-20-10




