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Hallelujah, les JMJ 2011 seront écolo !

Le 16 août 2011 par · Donner son avis 

Les prochaines Journées mondiales de la Jeunesse (JMJ) se dérouleront du 16 au 21 août à Madrid et devraient réunir plus 1.5 millions de jeunes, dont 50 000 Français. Cette année, la différence se fera au niveau de la démarche environnementale. Explications.

L’équipe d’organisation des Journées Mondiales de la Jeunesse souhaite que l’événement respecte l’environnement. Le programme « 100% Naturel » a pour objectif de rendre les JMJ 2011 de Madrid neutres en terme d’émission de CO2. Voici quelques exemples d’initiatives mises en place par les organisateurs :



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Et si on buvait de l’eau usée recyclée ?

Le 2 septembre 2010 par · Donner son avis 

Boire l´eau de l´égout ne fait pas envie, certes. Mais une fois cette eau passée par un système adéquat de purification, elle devient potable. De la pure fiction ? Non, c´est une réalité à Singapour ou encore en Californie. L´eau usée recyclée est en effet l’une des solutions possibles pour répondre aux demandes croissantes d´approvisionnement humain. Cependant, même si les conditions d’hygiène sont garanties, le rejet psychologique des consommateurs freine encore sa généralisation.

Aux États-Unis, quelques villes ont commencé à recycler les eaux usées. Le comté d´Orange (Californie) a développé en 2008 un système de recyclage des eaux polluées pour la consommation humaine. Ce système peut produire environ 265 millions de litres par jour pour approvisionner sa population d´un demi-million d´habitants. D´ailleurs, son coût annuel de fonctionnement est d´environ 20 millions d´euros, un chiffre qui s’approche au coût d´importation de l´eau potable. Des villes comme Los Angeles, San Diego ou la région de la Catalogne se joindront prochainement à ce projet.

De l´eau potable qui ne séduit pas

L´idée de profiter des eaux polluées n´est pas nouvelle. Cela fait des années qu´Israël est le pays qui recycle le plus ses eaux usées : 70% (100% à Tel Aviv) sont utilisés pour les champs et les travaux publics. Les experts assurent que cette eau pourrait être destinée à la consommation humaine. Mais les citoyens sont réticents.

En 2006, la population de la ville australienne de Toowoomba a dit non par referendum à l´idée de boire ce type d´eau. Aussi divers sondages faits aux États-Unis signalent que la majorité des citoyens ne la consommeraient pas. Même si elle a toutes les garanties sanitaires.

Dans ces installations, l´eau passe par divers systèmes de filtration et de purification, jusqu´à ce qu´elle arrive désinfectée à une aquifère ou une réserve naturelle d´eau. Elle y reste quelque temps, avant d’être distribuée par le réseau d’approvisionnement. De cette manière, l´eau est plus « naturelle » et améliore ses propriétés grâce à ces écosystèmes.

Systèmes pour recycler l’eau polluée

Plusieurs entreprises et scientifiques du monde entier cherchent de nouveaux systèmes pour profiter des eaux usées. L´Université Carlos III de Madrid étudie ainsi un processus basé sur « des réacteurs biologiques de membrane » qui utilisent les micro-organismes de la boue pour retirer la pollution de l´eau. L´Université du Pays Basque, en Espagne, utilise une technique nommée « oxydation avancée » pour réutiliser l´eau usée et enlever les substances polluantes versées par l´industrie.

Les experts pensent que des campagnes de sensibilisation pourraient aider au développement de ce système. Sans oublier le facteur économique car le recyclage coûte moins cher que le dessalage de l’eau. À la votre !

Et vous seriez-vous prêt à boire de l’eau usée recyclée ?

Article traduit à partir du site www.ecoticias.com

« Virginia », gagnante du Solar Decathlon Europe 2010

Le 28 juin 2010 par · Donner son avis 

La première édition européenne du concours Solar Decathlon Europe 2010 s´est tenue à Madrid du 18 au 27 juin. Cette compétition internationale visait à confronter pendant 10 jours des universitaires dans la construction grandeur nature, de maisons écologiques qu´ils ont preparé durant deux ans. Performances énergétiques, confort, architecture, tels étaient certains des dix critères imposés. Néoplanète vous fait découvrir les projets des 3 gagnants.

Villa Solar a fermé ses portes hier, après avoir reçu près de 200.000 visiteurs en dix jours. La « Virginia Polytechnic Institute & State University » a été proclamée victorieuse de la compétition avec son projet de maison verte Lumenhaus. Ce foyer « bio » s’inspire de la maison Farnsworth conçue par Miles Van Der Rohe. L´innovation majeure de la Lumenhaus consiste en de larges ouvertures sur l’extérieur qui permet aux habitants d’être en contact avec la nature. Le jury a considéré le projet de Virginia comme le plus efficient de la compétition : elle maximise les ressources dont elle dispose (énergies renouvelables, matériaux, etc.) et offre un confort inégalé.

 Le deuxième prix a été décerné à L´Université des Sciences Appliquées de Rosenhein (Allemagne) pour sa maison solaire Ikaros, avec son design attractif créé par un système d´ombres contrôlé. La maison profite au mieux du soleil grâce à ses angles bien pensés. Elle est aussi flexible, pouvant se transformer en espace léger et ouvert quand on a besoin.

Le troisième prix a été attribué aussi à une institution allemande : l’Université de Sciences Appliquées de Stuttgart. La maison proposée par l´université allemande est imaginée pour des conditions climatiques extrêmes, similaires à celles que l’on rencontre dans les régions désertiques. Elle respecte les principes de l’architecture traditionnelle à ces régions et offre un système de réfrigération efficace.

L´École Nationale Supérieure d´Architecture de Grenoble a resté pas mal du mal! Elle a eu le quatrième prix avec son projet de maison verte  »Armadillo Box ». E l´Arts et Métiers Paris Tech, avec sa demeure écologique « Napevomo » a resté dans le septième poste. Rappelez-vous qu´ils étaient dix-sept universités qui luttaient gagner le concours. Mais, ces prix n´étaient pas les seuls de la compétition Solar Decahton 2010. Le public a eu l´opportunité, pendant dix jours, de voter pour ses maisons préférées. Deux universités espagnoles ont reçu le prix du Public : la Maison Fablab de l´Institut d’Architecture Avancée de Catalogne, et la Maison SML de l´Université CEU Cardenal Herrera.

C´est la première fois que la compétition Solar Decathlon s’expatrie des États-Unis. Cette première édition européenne a eu lieu à Madrid. Le concours a été organisé par le Ministère de l’habitat (Ministerio de Vivienda), avec la collaboration de l´Université Polytechnique de Madrid et le soutien du Ministère de l’énergie (Department of Energy) des Etats-Unis.

Cette année, dix-sept universités de sept pays différents ont participé. La prochaine compétition de Solar Decathlon de 2012 se tiendra également en Europe, et les inscriptions sont déjà ouvertes sur le web www.sdeurope.org.

Bio architecture : le concours Solar Decathlon

Le 23 juin 2010 par · 5 commentaires 

Nous connaîtrons bientôt les résultats du « Solar Decathlon », un  concours qui se tient actuellement à Madrid. À côté de la « Casa de Campo », le poumon vert de la capitale espagnole, les futurs grands architectes du monde, encore étudiants, proposent un développement durable de la maison traditionnelle. Faites attention : la maison verte arrive !

Le mois de juin, c´est le mois de l´architecture durable à Madrid. La capitale espagnole accueille la première édition européenne du Solar Decathlon, une compétition universitaire biennale et internationale organisée depuis 2002 par le Département américain de l´Énergie. C´est, en fait, la première fois que cette compétition sort des États-Unis. Vingt et une universités d´Europe, d´Amérique et d´Asie ont été sélectionnées pour présenter leurs jolies et, surtout, écologiques, maisons.

En plein XXIème siècle, l´époque qui a pris le plus conscience des enjeux environnementaux, les créateurs du Solar Decathlon essaient avec cette compétition de rapprocher les gens des énergies renouvelables, et plus particulièrement de l´usage de l´énergie solaire. Par contre, la tâche n´est pas facile pour les équipes participantes ! Les différentes universités des trois continents doivent en effet bâtir une maison de 75 mètres carrés n´utilisant que le soleil comme source d´énergie…

En fait, chaque université a développé pendant deux ans une demeure qui est désormais montée et exposée à « Villa Solar », une petite « ville » construite spécialement pour accueillir les 21 projets internationaux. Cette ville artificielle de 30.000 mètres carrés est située à Madrid, entre le Palais Royal et le fleuve Manzanares. Elle est traversée aussi par le Chemin Royal, qui arrive jusqu´à la « Casa de Campo », le poumon vert de la capital espagnole (un bon endroit pour fêter cet évènement, n´est-ce pas ?).

Chaque maison est soumise à une dizaine de critères, comme l´évaluation de l´architecture, les performances énergétiques ou encore le confort qu´elles proposent. Le projet qui gagnera sera celui qui accumulera le maximum de points, comme dans un décathlon olympique

Armadillo Box

La France participe au Solar Decathlon avec deux « bio projets » architecturaux. Le plus connu, Armadillo Box, a été développé par l´École National Supérieure d´architecture de Grenoble. La particularité de ce projet est qu´il est inspiré par le tatou (armadillo, en espagnol), car cet animal (un petit mammifère avec un caparaçon qui lui permet de s’enrouler comme une boule) s´adapte aux climats chauds grâce à son métabolisme lent qui ne produit que très peu de chaleur. Il régule lui-même sa chaleur interne !

armadilloÀ partir de cette idée, l´équipe grenobloise a suivi comme objectif principal de minimiser les besoins en chauffage et en rafraîchissement. Par exemple, la maison est faite de façon que l’on puisse profiter de toute la lumière naturelle possible. L´équipe a crée un noyau technique qui héberge toute la technologie et a organisé la maison autour de lui.

Autre curiosité : cette maison révolutionnaire a deux terrasses, une d´hiver au sud et l´autre au nord pour l´été. En bref, un foyer complètement bio où, par exemple, les architectes ont su choisir les matériaux par rapport à la quantité de CO2 qu´ils produisent et par rapport à l´énergie utilisée lors de leur production.

Napevomo House

Le deuxième projet « bio » architectural français participant à cette compétition écologique a été développé par Arts et Métiers Paris Tech. Baptisé Napevomo House (Comprenez « ça va bien ? » en langue cheyenne), la maison parisienne du concours autorégule les températures intérieures, tout en conservant son confort.

Le but de ce projet est de créer des maisons préfabriquées qui peuvent conserver leur chaleur et leur énergie grâce à des matériaux intelligents qui ne nuisent pas à l´environnement. Arts et Métiers Paris Tech propose ainsi une excellente efficience énergétique avec un bon isolement et des fenêtres performantes.

Cette compétition dédiée au futur de l´architecture, l’architecture bio, responsable et durable se déroule tous les deux ans. Le 27 juin, les organisateurs et le jury de Solar Decathlon rendront public le nom de l´équipe victorieuse. Bonne chance à tous !