Glisse: soyez les premiers de la glace!
Le 16 décembre 2010 par Vincent Rondreux ·
7 commentaires
La montagne, ce n’est pas forcément une succession de remontées en tire-fesses
et de descentes surchargées. De la randonnée façon trappeur aux grandes balades avec des chiens nordiques, les bons plans se multiplient pour « glisser » autrement.
Et vous, la montagne, vous la préférez écolo, très écolo ou pas écolo ?
©sanja gjenero2
Très écolo
• La randonnée en raquette permet de suivre de nombreux sentiers en découvrant la flore et la faune, si l’on observe les règles élémentaires de sécurité et de respect de la nature. Elle offre également l’opportunité d’apprendre à mieux connaître la montagne.
Toute ludique et joyeuse qu’elle soit, la raquette est néanmoins un sport qui nécessite une initiation. Exemple de séjour : partir à l’assaut du mont Ventoux dans le Vaucluse, accompagné par un guide de haute montagne connaissant par cœur la faune locale, avec nuit en igloo et lever du soleil sur vue imprenable.
En savoir plus :http://www.stationdumontserein.comou http://www.randoqueyras.com
• Le traîneau à chiens est tout à fait accessible à l’occasion d’un stage ou d’un simple baptême. Tout au long d’un week-end « raid » ou d’un séjour « trappeur », on peut apprendre à mieux connaître les chiens, tout en s’initiant à la construction d’un igloo, sinon aux charmes d’une nuit en forêt. De plus, cette activité peut se pratiquer sur neige l’hiver ou sur herbe l’été, selon différentes formes, dont… la trottinette attelée.
©Tourisme SagLac
Les chiens sont des huskies, des malamutes, des samoyèdes, des alaskans ou des groenlandais… Exemple de proposition pour cette saison : mini raid en Haute Ariège aux côtés d’un musher (conducteur de traîneau) professionnel, en restant en permanence en contact avec les chiens, soit deux jours pour se croire dans le Grand Nord canadien, avec nuit dans une yourte ou dans une cabane de trappeur !
En savoir plus : www.evazio.com ou www.traineaux-randonnee.com
• La promenade en calèche. Imaginez une station où la voiture n’existe plus, où l’hôtellerie et les hébergements sont accessibles à ski ou à pied, où même les rues sont des pistes de ski, avec des taxis-calèches pour les plus romantiques… Un rêve ? Non, c’est ce que l’on propose depuis plusieurs années dans une station comme Avoriaz (Haute-Savoie), qui a résolument fait le choix de la protection de la nature.
En savoir plus : www.avoriaz.com
Ecolo
• Le ski de fond n’est pas réservé aux moins sportifs. Selon son rythme et sa technique, on peut le pratiquer de manière plus ou moins rapide, du ski de fond classique au skating, qui s’effectue avec de grands pas sur le côté. A la condition bien sûr de suivre les pistes, ce sport complet permet de découvrir la montagne autrement, seul ou en famille et loin des foules, dans des endroits plus préservés. A l’instar de l’Alpe d’Huez ou de Villard de Lans, en Isère, des stations de ski de piste possèdent également un potentiel de ski de fond dont la cote monte de plus en plus…
En savoir plus : http://skidefondo5.com ou http://www.nordique-france.frou encore www.ancef.fr, le site de l’association nationale des centres et foyers de ski de fond et de montagne.
©TourismeSagLac
• Le patin à glace mérite qu’on pense à lui différemment, en toute saison. C’est ce qu’a fait la station familiale d’Auris en Oisans, près de l’Alpe d’Huez, en lançant l’an passé une patinoire écologique, en polyéthylène recyclable, qui ne consomme ni électricité ni eau.
En savoir plus : www.auris-en-oisans.fr
• La luge fait toujours le bonheur des enfants. Néanmoins, elle n’est pas forcément réservée aux petits, qu’on se le dise. On préférera en tout cas les modèles traditionnels en bois… A défaut d’être fabriquées avec un matériau « vert », certaines vont néanmoins très vite quand les infrastructures le permettent, comme le snowrun ou le bobsleigh… Des espaces familiaux aux tracés sportifs, la Savoie et la Haute-Savoie offrent par exemple un beau panel de possibilités.
En savoir plus :http://hiver.savoie-mont-blanc.com
©JM Fumeau
• La glisse sans neige, sur l’herbe, mais en veillant à ne pas endommager la nature, peut procurer d’intenses plaisirs, en particulier aux beaux jours. A essayer : ces engins d’un genre nouveau, comme « Devalkart », « Devalbike », « Trottinherbe », « Rollerbe », ou encore « Moutainboard »… Autant de montures dont petits et grands peuvent rapidement devenir fans.
En savoir plus : http://technofun.fr ou http://www.rollerbe.fr
• La glisse sur l’eau, le printemps et l’été, ne demande qu’à être découverte. Rafting, canyoning, kayak… La sensation est garantie et fait découvrir les régions sous un autre angle. Un must : la Sierra de Guara, en Haut-Aragon, dans les Pyrénées espagnoles. Près de cent canyons à découvrir à pied, en nageant, en sautant, en glissant… et avec un guide professionnel.
En savoir plus : www.evazio.com
Moins écolo
• Le ski de piste, notamment à cause des remontées mécaniques, des lignes à haute tension ou encore des canons à neige, qui perturbent les écosystèmes. Néanmoins, de nombreuses stations tentent de charmer avec des arguments environnementaux. Ainsi, Les Gets, dans les Alpes, offrent 25 % sur les forfaits de ski à ceux qui arrivent à quatre dans une voiture individuelle ! En savoir plus : www.ethisme.com
• Le hors-piste à ski, snowboard ou même à pied : en le pratiquant, on risque de dégrader des végétaux et de stresser la faune sauvage, sans s’en rendre compte.
• La motoneige qui est un peu à la montagne ce que le jet-ski est à la mer…
Ecolo-compatible ?
• Le speedriding – ou kitesnow – est en vogue dans bon nombre de stations. Un sport à mi-chemin entre le parapente et le ski, où le skieur se fait tracter par une voile. Sensations garanties, avec une possible approche « nature » quand on ne sort pas du domaine autorisé. Néanmoins, si on se fait héliporter au sommet pour une descente en speedriding, comme c’est le cas aux Arcs, ça devient clairement « écolo incompatible ».
Fiche produit : le ski
Matières premières
Impacts négatifs
• De nombreux matériaux non naturels (fibres de verre, Kevlar, plastiques)
sont assemblés pour fabriquer un ski.
• Salomon utilise du bambou pour le noyau du ski et avance avec l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) pour fabriquer
des skis sans PVC.
• Les skis Grown Skis sont faits à 80 % de bois locaux (Allemagne) et tirés d’exploitations responsables, sans fibres de verre ni vernis.
Fabrication
Impacts négatifs :
• La compression et l’assemblage des skis consomment de l’énergie. Préférez les compositions simples.
Impacts positifs :
• 100 % de l’énergie utilisée par Liberty Skis dans la fabrication de leurs skis est renouvelable.
Kingswood Skis propose également des emballages faits entièrement de matériaux recyclés.
Usage
• Avec ses remontées mécaniques et ses pistes en altitude, le ski alpin reste plus polluant que le ski de fond, plus proche de la nature.
Impacts positifs :
• Il est possible de limiter l’impact
environnemental de la pratique du ski
en choisissant une station responsable, qui applique la Charte Environnement des Stations.
• Louer son matériel constitue une
alternative responsable à l’achat.
Fin de vie
Impacts négatifs :
• Chaque année, 1 500 tonnes de skis non recyclables sont envoyés dans
les décharges.
Impacts positifs :
• Faction Skis lance une initiative pilote, à Verbier : récupération de tous les skis, séparation de l’acier pour recyclage et compression des autres matériaux pour utilisation dans la fabrication de béton
en Inde.
Louer plutôt qu’acheter et privilégier les méthodes douces : matériaux, ski de fond, stations qui ont un engagement responsable…
Article écrit par Vincent Rondreux et paru dans le magazine Néoplanète n°7.
L’Albenc (Isère)- Festival de l’Avenir au Naturel – 5 et 6 septembre 2009
Le 4 septembre 2009 par Audrey Achekian ·
Donner son avis
La plus grande foire bio et écolo de Rhônes-Alpes prend place à l’Albenc.
Une société plus solidaire et des solutions écolo au quotidien ? La 13ème édition du Festival de l’Avenir au Naturel se veut un lieu de rencontres, d’échanges et de débats autour de ces notions.
Ces débats regrouperont notamment Claude et Lydia Bourguignon (agronomes), Michael Latz (maire de Correns), Jean Ziegler (ancien rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation de l’ONU) et Coline SERREAU (réalisatrice du film Solutions Locales).
Organisé par l’association Espace Nature Isère, le festival accueille également les 5 et 6 septembre une grande foire biologique avec des produits bio ou issus du commerce équitable, des espaces jardinage et des pôles autour de l’habitat écologique.
En parallèle, des activités plus ludiques sont au programme : expositions, sorties guidées et animations musicales.
Des démonstrations de toilettes sèches et de vélos électriques auront également lieu.
Entrée libre.







