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Pollution lumineuse: solutions éclairées

Le 9 décembre 2010 par · 4 commentaires 

Explosion de la note énergétique, troubles chez les animaux nocturnes, insomnies chez les humains… les conséquences de nos excès d’éclairage sont multiples. Même les poètes ne peuvent plus contempler les étoiles ! Mais, ici et là, des initiatives commencent à mettre en lumière une nouvelle façon de gérer la nuit.

©Michael Faesbis


Neuf millions de points lumineux en France selon l’ADEME. Pour une population de 64,7 millions d’habitants, ce n’est pas rien ! Une lumière omniprésente dans les villes et les campagnes. Au grand dam des astronomes et des poètes, toujours plus inquiets de voir le ciel de moins en moins étoilé. D’après l’ANPCEN (Association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturne), certains lampadaires diffusent jusqu’à 50 % de la lumière directement vers le ciel.

Un gaspillage d’énergie qui a aussi un impact sur la biodiversité nocturne et les rythmes de la vie humaine. Chauves-souris, oiseaux migrateurs, insectes de nuit… tous doivent s’adapter pour se déplacer, victimes de la lumière artificielle. Notre corps humain aussi est fragilisé, comme en atteste l’étude en 2005 des chercheurs de l’université de Toronto qui souligne les effets (méfaits) de la lumière sur notre sommeil (développement plus rapide de certains cancers, diabète, dépressions…).

Une pollution particulièrement frappante en cette période de fêtes, où selon l’ADEME, 10 % de la consommation électrique est due aux illuminations de Noël. Heureusement, de bonnes initiatives commencent à être mises en œuvre pour lutter contre cette mauvaise gestion de notre éclairage.

©lampe.biz (photo lampe à sodium)

Une réserve de ciel étoilé au Québec

Dans cette zone protégée de près de 5 500 km2, la voie lactée s’observe à l’œil nu. Les 34 municipalités qui entourent le mont Mégantic se sont mises d’accord dès 2006 pour adopter un programme de conversion des éclairages publics et privés, piloté par les scientifiques de l’ASTROLab : l’observatoire du mont Mégantic. Déjà, pas moins de 3 300 luminaires ont été remplacés !

Exemple : dans la ville de Sherbrooke, les lampes à mercure ont fait place aux lampes à sodium à haute intensité et dans certains quartiers résidentiels, seules les intersections sont éclairées. D’où le label de Réserve internationale de ciel étoilé (RICE) octroyé en 2007 par l’International Dark Sky Association (IDA), une association scientifique créée en 1988 pour préserver et restaurer le ciel étoilé.


Actuellement, la réserve du mont Mégantic réalise des économies d’énergie de l’ordre de 1 800 000 kW/h par an, grâce au programme de conversion. Celui-ci doit s’étendre aux autres communes à l’avenir.
En France, la mise en place d’une Réserve internationale de ciel étoilé dans la région du Pic du Midi est en marche depuis 2009.

©Quevillon (observatoire du Mont-Mégantic)


Le Lubéron à la pointe

Officiellement, la loi du 14 avril 2006 oblige les parcs naturels régionaux à réviser leurs chartes pour diminuer les effets négatifs de l’éclairage.

Dans la pratique, le Parc naturel régional du Lubéron s’y est attaqué, dès 2003, avec la publication d’un livre blanc de l’énergie et la mise en place du SEDEL (Services énergétiques durables en Luberon) afin d’installer de nouveaux éclairages moins polluants. Comme à Saint-Martin-les-Eaux, village des Alpes-de-Haute-Provence, dont les rues s’illuminent grâce à 21 lanternes à Led qui consomment 10 fois moins d’électricité.

Les villes fêtent Noël plus sobrement

Crise économique oblige, certaines villes françaises ont réduit la facture des illuminations de Noël, à l’image d’Albi dans le Tarn. Selon Anne Valachs, directrice générale du SERCE (Syndicat des entreprises de génie électrique et climatique) : « Grâce à l’utilisation d’ampoules Led à très basse consommation, à l’emploi de systèmes de programmation automatique par horloge et la réduction de la durée d’illumination, la consommation énergétique liée aux illuminations de Noël a diminué de 54 % entre 2004 et 2007 ».

Autre initiative et pas la moins originale : celle de Laval, en Mayenne, qui avait installé l’année dernière deux « aérogénérateurs » (de petites éoliennes) sur l’écluse du centre-ville. Le mode de fonctionnement ? Dès que le vent dépasse les 6 km/h, l’équivalent d’une brise légère, ils produisent entre 3 et 6 kW/h qui alimentent jusqu’à 1/4 des lumières de la ville.


Des autoroutes plongées dans le noir

Parce que des câbles avaient été arrachés le long d’axes routiers en région parisienne, des tronçons d’autoroutes ont été plongés dans le noir. Au secours ! Ce fût l’effet inverse qui se produisit : une diminution des accidents de 30 %. Conséquence inattendue et heureuse car les automobilistes ralentissaient, faisaient plus attention à leur conduite. Du coup, on a décidé qu’une partie de l’autoroute A15 ne serait plus éclairée. Exemple à suivre ?                                    ©Look It’s Heaven



La citadelle de Sisteron, un éclairage d’édifice intelligent

La puissance de l’installation (87 000 watts) a été divisée par 3 pour une luminosité 15 fois supérieure. En même temps, la consommation d’énergie a été divisée par 6 ! Une performance due à des choix techniques et à la télégestion qui permet de régler à distance, et par Internet, les programmes lumineux en fonction des besoins, des saisons et des festivités.


©JP-ZMR


À Grenoble, l’électronique pour réduire la consommation

La passerelle Mangin, située près d’une école et très utilisée aux heures de passage des élèves, s’est équipée depuis 2008 de deux détecteurs de présence à chacune de ses extrémités. Le but : déclencher l’allumage de tubes néons à l’approche des passants la nuit.

Ce dispositif a permis, selon le SERCE, de diviser par 9 la consommation énergétique par rapport à l’ancien système, soit 6 600 kWh/an. Le défaut de ce système électronique ? Son coût selon l’ANPCEN, face à une problématique qui peut être abordée de manière beaucoup plus élémentaire et efficace selon l’association, en diminuant la puissance des lampes.


Le recyclage de l’énergie urbaine à Toulouse

À Toulouse, l’expérience en cours repose sur un système de dalles qui produisent de l’électricité lorsqu’on marche dessus. Un ressort récupère l’énergie, stockée dans une pile pour alimenter les lampadaires la nuit. (Voir en page 43 - La ville de demain)



Diminuer les pannes à Concarneau

Le programme de maintenance effectué sur le parc d’éclairage public a permis de diminuer le taux de panne de 21 à 5,7 %, et d’augmenter l’efficacité lumineuse de plus de 20 % en 10 ans.

Article paru dans le magazine Néoplanète n°17

Plus d’infos sur la pollution lumineuse :
www.anpcen.fr/
www.astrolab-parc-national-mont-megantic.org/

Retrouvez l’article intitulé Lumière sur la ville de demain (page 48), écrit par Roman Scobeltzine, dans le Néoplanète n°17 :http://www.neo-planete.com/lire-le-magazine/

La Biennale de l’Habitat Durable

Le 16 mars 2010 par · 1 commentaire 

Du 18 au 28 mars 2010, le territoire grenoblois va s’animer au rythme de la Biennale de l’habitat durable. Cet événement festif et incitatif regroupe des expositions, des conférences, des visites de sites et un prix de l’habitat durable.

L’habitat est responsable d’une très grande partie de la consommation énergétique et des émissions de CO2. Rendez-vous à la Biennale de l’habitat durable pour trouver des solutions durables et respectueuses de l’environnement pour votre maison. A la fois grand public et professionnel, cette troisième édition est parrainée par l’architecte Françoise-Hélène Jourda.

50 000 visiteurs sont attendus à Grenoble. Au programme : des conférences, des salons, des démonstrations…. Sans oublier les micros formations autour de 4 thèmes : la rénovation thermique, la formation professionnelle, les villes durables et le bois. Cette année, la Biennale s’associe en effet au Salon européen du bois à Alpexpo.

Pour passer de la théorie à la pratique, ne ratez pas, les samedi 20 et dimanche 21 mars, les visites de plus de 30 bâtiments neufs ou rénovés, des lieux exemplaires en terme de performance énergétique. Une manière agréable de découvrir l’habitat de demain. Réservation en ligne obligatoire.

Plus d’infos : www.biennalehabitatdurable.fr

Voici une présentation de la Biennale de l’Habitat Durable en vidéo



Biennale de l’Habitat Durable 2010
envoyé par VilledeGrenoble. – L’info internationale vidéo.

GDF SUEZ vous présente Françoise Hélène Jourda

Le 16 mars 2010 par · 1 commentaire 



Françoise Helene Jourda

Françoise Hélène Jourda



Pionnière de l’architecture durable, Françoise-Hélène Jourda est la commissaire générale de la Biennale de l’Habitat Durable de Grenoble (18 – 28 mars) et publie « le Petit Manuel de la Conception Durable ». Entretien avec une pro dont les idées combattent certains préjugés. Pour qu’une maison écologique reste agréable à vivre. 50 000 visiteurs sont attendus à la Biennale de Grenoble. Au programme : conférences, salons, démonstrations et des micros formations autour de 4 thèmes : la rénovation thermique, la formation professionnelle, les villes durables et le bois. Cette année, la Biennale s’associe en effet au Salon européen du bois à Alpexpo.

Pour plus d’informations sur la Biennale de Grenoble : cliquez ici

Pour la 3ème édition de la Biennale : l’accent est mis sur l’actualité d’un développement durable de la ville et de l’habitat

La Ville de Demain – Francoise Helene Jourda p1 version finale

Françoise-Hélène Jourda : sa vision de l’architecture durable, ses critères…

La Ville de Demain – Francoise Helene Jourda P2 okmb version finale

Quelques unes de ses réalisations et expositions

* 1979 : diplômée de l’Ecole d’architecture de Lyon. Elle participe à son premier concours « Pour un habitat économe en énergie ».

* 1987 : elle réalise l’Ecole d’Architecture de Lyon, puis la Cité scolaire internationale deux ans plus tard.

* 1993 : expositions à l’Institut Français de l’Architecture de Paris, au Royal Institute of British Architects à Londres, au Congrès mondial de Chicago, lors de l’Union internationale des Architectes.

* 1999 :  en Allemagne, la construction du Centre de formation de Herne Sodingen (Westphalie), achevé en 1999 après huit années de recherches et d’études marque une nouvelle étape dans sa carrière.

* 2005 : Exposition au MOMA, New-york, comprenant le jardin botanique de Bordeaux

* 2008 : construction de l’hôpital privé Jean Mermoz, Lyon

Une femme titrée

Chevalier  de l’Ordre National du Mérite et Chevalier de la Legion d’Honneur.

Chevalier de l’Ordre des Arts et Lettres.

Membre d’honneur de la BDA (Académie d’Architecture d’Allemagne).

Directeur de l’Institut et titulaire de la chaire Espace Design de l’Université de Vienne(Autriche)

Membre de l’Académie Allemande des Beaux Arts, “Akademie der Künste”

Nominé pour le “Global Award for Sustainable Architecture”

Membre de la Commission nationale des Monuments historiques

Professeur de l’Académie Internationale d’architecture

Un professeur international

1979-1983 : Enseignante à l’Ecole d’Architecture de Lyon, France

1985-1989: Enseignante à l’Ecole d’Architecture de Saint-Etienne, France

1990 : Enseignante à l’Ecole d’Architecture d’Oslo, Norvège.

1992 : Enseignante à l’Université du Minnesota, Etats-Unis, ainsi qu’à la Polytechnic of Central London, Grande Bretagne

1998 : Enseignante à l’Université Technique de Kassel, Allemagne

Depuis 1999, Françoise-Hélène Jourda dispense des cours à l’Université Technique de Vienne, Autriche.



Petit Manuel de la Conception Durable - Francoise Hélène Jourda - èd. Archibooks + Sautereau Editeur

Petit Manuel de la Conception Durable - Francoise Hélène Jourda - èd. Archibooks + Sautereau Editeur. Paru le 10 décembre 2009



Pour plus d’informations :

www.biennalehabitatdurable.fr/

www.gdfsuez.com

Villes-Monde, Vivre et Agir ensemble

« Villes-Monde, Vivre et Agir ensemble! » Tel est le thème de la 9 ème conférence des Villes organisée à l’Hotel de ville de Paris par l’association des Maires des Grandes Villes de France. Ze NEO Chaud reçoit Michel Destot (député maire de Grenoble et président de l’association des Maires des Grandes Villes de France) et Emile Malet (directeur de la revue « Passages » et directeur général du Forum Mondial du Développement Durable).

Parce-que la ville du futur ne doit pas négliger la culture…

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Elle ne doit pas non plus négliger son aspect social…

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Pour ce faire, traitons le problème à la base et mettons l’homme au centre des préoccupations des ingénieurs, des architectes et des politiques.

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Michel Destot, député-maire de Grenoble et président de l'association des Maires des Grandes Villes de France

Michel Destot, député-maire de Grenoble et président de l'association des Maires des Grandes Villes de France

L’interview d’Emile Malet en vidéo avec Terre.tv

L’interview de Michel Destot en vidéo avec Terre.tv

GRENOBLE – le Salon Européen du Bois et de l’Habitat durable du 23 au 26 avril

Le 11 avril 2009 par · Donner son avis 

Rendez-vous de référence de la construction bois, le Salon Européen du Bois et de l’Habitat durable rassemblera à Grenoble du 23 au 26 avril 2009 pour sa 7è édition plus de 300 exposants. Placé plus que jamais sous le signe de l’habitat durable et des constructions basse consommation d’énergie, le salon présentera une offre quasi exhaustive dans les domaines de la maison bois et des énergies renouvelables. De nombreux temps forts et évènements sont comme chaque année associés au salon : présentation de maisons grandeur nature, de projets et de réalisations d’architectes, conférences et ateliers, espace énergies renouvelables, 3ème Assises Nationales de la Construction Passive, concours national d’architecture bois, etc. Le salon accueillera également comme c’est le cas tous les 2 ans, la 9è Biennale de la Passion du Bois. Plus de 30 000 visiteurs, grand public et professionnels, sont attendus à Grenoble.

Temps forts de cette édition 2009 :

Présentation grandeur nature du concept Maison EvolutiV’ 2avec le concours du cabinet  Olgga Architectes – Paris
Après le succès remporté par la Maison EvolutiV’ sur le salon 2008, une nouvelle construction inédite sera mise en œuvre grandeur nature à l’entrée du salon. Le principe de base est conservé : une maison modulaire ossature bois et basse consommation destinée à s’accorder à n’importe quel environnement. Sans architecture figée, la maison est dessinée, étendue et modifiée par ses habitants.  Un espace pédagogique associé à la maison présentera sous forme de modules éclatés un explicatif du détail de la structure assemblage-matériaux et des différents équipements à caractéristiques environnementales : installations type panneaux solaires, pompe à chaleur, puits canadien, récupération eau de pluie, toiture végétalisée, etc.…

9 ème Biennale de la Passion du Bois : la culture bois à l’honneur
Réunir, montrer, échanger sont les maîtres mots de cette biennale qui s’affirme comme un lieu de rencontres où circulent les idées, les savoir-faire et les techniques. Elle est articulée autour d’une trentaine de conférences, de différentes expositions de personnalités référentes mais également de « boiseux » anonymes, d’animations, d’ateliers de démonstrations, de stages pour adultes et enfants, d’espaces commerciaux et artisanaux.

Parc des Expositions
Avenue d’Innsbruck
38034 Grenoble

Accès grand public : jeudi 23 avril au dimanche 26 avril – Journées professionnelles : jeudi 23 avril et vendredi 24 avril.

3èmes Assises Nationales de la Construction Passive : jeudi 23 avril, vendredi 24 et samedi 25 avril.

Horaires d’ouverture : 9h – 19h – Nocturne le Vendredi 24 avril jusqu’à 22h
Tarifs : Plein tarif : 6 € – Tarif réduit : 4,50 € (Etudiants, accompagnateur handicapé en fauteuil roulant, invalides, (adhérents Alice et TTI sur présentation de la carte). Forfait (entrée du salon uniquement) : du 23 au 26 avril 09 : 12 € – Tarif scolaire : par classe et par jour : 18 € – Tarif scolaire par classe 2 jours : 34 €

Programme complet et renseignements complémentaires sur salondubois.com