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Les culottes en tiennent une couche !

Le 27 janvier 2012 par · 1 commentaire 

Avant d’être propre – en moyenne, à 2 ans et demi –, un bébé produit, à lui seul, rien qu’en couches jetables, 900 kg de déchets(1). L’alternative ? Les langes lavables, économiques et écologiques. Mais est-ce vraiment la bonne solution ? Le 29 janvier 2012, Arte diffuse un documentaire, intitulé Couchorama, sur l’impact écologique des couches jetables et l’intérêt des alternatives. Un documentaire à ne pas louper pour choisir entre couches jetables et lavables. En attendant Couchorama, voici des éléments de réponse.

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Des actions humanitaires à encourager

Le 7 décembre 2009 par · Donner son avis 

3 actions humanitaires à encouragerPar Véronique Geoffroy, www.jemesensbien.fr

On parle toujours des grandes associations et de leurs grandes causes … et c’est bien ! Mais quantité d’autres associations œuvrent aussi sur le terrain, ici pour vacciner les bébés, là pour que les enfants soient scolarisées, nourris, médicalisés… Ça change ! Tous ont besoin d’aide.

Des couches contre le tétanos

Cette année, 128 000 bébés ne fêteront pas leur premier anniversaire à cause du tétanos. il s’agit d’une maladie infectieuse souvent mortelle due à une bactérie qui pénètre dans l’organisme par une plaie. Cette bactérie, le bacille de Nicolaier,vit sous forme de spores dans la terre et dans l’intestin des mammifères. Elle se transmet à l’homme via une simple plaie. Le nouveau-né le contracte à partir de la plaie ombilicale, la mère accouchant à même le sol et les ustensiles à couper le cordon, etc, étant non stériles. Quelque 500 000 personnes en sont atteintes chaque année dans le monde. Il est responsable de 128 000 décès de nouveau-nés et de 3000 décès de mamans qui le contractent au cours de l’accouchement, si les conditions d’hygiène nécessaires ne sont pas réunies.
Pampers s’est engagé depuis 2 ans auprès de l’Unicef dans le but d’éliminer le tétanos du nourrisson d’ici à 2012. À ce jour, la marque a déjà financé 200 millions de vaccins contre le tétanos du nourrisson. Comment ? Pour l’achat d’un paquet de couches ou lingettes Pampers jusqu’au 31 décembre 2009, la marque reverse à l’Unicef un vaccin antitétanique. Par ailleurs, la chanteuse béninoise Angélique Kidjo a prêté sa voix pour une chanson « Tobolo » téléchargeable légalement et gratuitement sur le site Pampers, qui équivaut à un don à L’unicef pour financer la lutte antitétanique. Laetita Hallyday, marraine de l’Unicef France s’engageant plus particulièrement dans la lutte contre le tétanos au Cambodge. (www.pampers.fr)

Des vélos pour aller à l’école

En Inde, la dispersion des villages et l’éloignement des enfants des écoles sont les principaux freins à leur inscription à l’école. Dans les campagnes isolées, le vélo est donc le moyen de transport majoritairement utilisé. Les jeunes filles sont les plus touchées par cette situation et sont souvent contraintes d’arrêter l’école à cause de la durée des trajets et du manque de transports publics pour s’y rendre. En donnant 54 € à Un Enfant Par La Main, je finance l’achat d’un vélo qui permettra à une jeune fille  indienne (fréquentant un collège ou un lycée des états de Orissa, Jharkhand, Chattisgarh et Utta Pradesh) d’aller 3 actions humanitaires à encouragerà l’école plus facilement, d’arriver à l’heure, en lui épargnant de la fatigue et donc des maladies notamment à la saison des pluies. L’école restant une priorité pour s’en sortir. Allez, je prends un enfant par la main. (www.unenfantparlamain.org)

Des parrains pour envisager un avenir

À Madagascar, l’association Zazakely Sambatra (« Enfants Heureux », en malgache) agit en faveur des enfants défavorisés et de leurs familles, en les faisant parrainer pour aller à l’école, recevoir un repas complet par jour, être vêtu et soigné (30 € par mois). Elle implante également des puits dans les villages (900 € le puits) et collecte en ce moment pour monter un dispensaire afin de réduire le taux de mortalité des femmes en couches et de leurs bébés, de soigner les rhumes et grippes mortels pour toutes ces personnes malnutries… Les dons sont déductibles des impôts. Plus d’information sur le site de l’association Zazakely Sambatra : www.zazakelysambatra.asso.fr.

Un sondage sur le lavage des couches

Le 4 décembre 2008 par · 1 commentaire 

Vous avez été très nombreux à lire l’article de nos confrères de reportersdespoirs.org sur le lavage des couches à Strasbourg (neo-planete.com/a-strasbourg-le-lavage-des-couches-en-tissu-nest-plus-une-contrainte) consacré à  Stéphane Piette qui a lancé en 2007 son entreprise de service de lavage.

Ludovic Plisson a un projet similaire, il souhaite lancer un service de laverie et de livraison de couches lavable sur Nantes Métropole. « Mon constat: La venue d’un enfant s’accompagne toujours de remises en question, d’un changement de priorités et de plus en plus souvent d’une prise de conscience écologique.
Alors, comment offrir aux jeunes parents une alternative ? Comment conjuguer écologie et modernité ?
Aujourd’hui les couches jetables sont à la fois indispensables mais sources importantes de déchets et gourmandes en matières premières. De plus leurs composants chimiques provoquent de nombreuses interrogations. Enfin, leur fabrication n’offre aucun emploi local.
Concernant les couches lavables leur notoriété reste à construire. Elles sont de plus en plus performantes mais sont méconnues. Contrairement à nos voisins européens l’utilisation de ce produit en France est très limitée.
Afin de définir le mieux possible les us et habitudes des jeunes parents j’ai crée un sondage sur internet:
arbalange.com
A la fin de ce sondage, j’indique un certain nombres d’informations et de chiffres relatifs aux couches »

Des infos et des chiffres éloquents

Un enfant mettra environ deux ans et demi en moyenne pour devenir propre.
Comme vous devez le changer environ 6 fois par jour, vous allez consommer environ 5 500 couches.
Une couche jetable c’est: des gels absorbants, du plastique, de la ouate de cellulose, etc.
On considère qu’il faudra couper au moins 5 arbres par enfant pour permettre de fabriquer la quantité de couches jetables nécessaire jusqu’à l’age de propreté soit plusieurs millions d’arbres supprimés par an uniquement pour ce produit éphémère.

Dans ce cas là, vous pouvez multiplier les couches par 3 !

Triplées
Creative Commons License photo credit: Raphael Goetter

Si ce sujet vous intéresse, soyez sympas, alimentez son sondage, vous y trouverez plein d’autres infos sur les couches, je vous redonne l’adresse : arbalange.com

A Strasbourg, le lavage des couches en tissu n’est plus une contrainte

Le 22 novembre 2008 par · 25 commentaires 

Lu sur reportersdespoirs.org avec nos remerciements.
Entre les langes et les couches lavables, les couches jetables n’auraient-elle été qu’une parenthèse ? De plus en plus, un nouveau modèle plus respectueux de l’environnement pointe son nez dans le monde des bébés. Pour inciter les ménages à adopter la couche lavable, Stéphane Piette crée durant l’été 2007 Couches Ecoservice, une entreprise strasbourgeoise de lavage et livraison de couches à domicile. Avec un petit réseau de clients habitués, l’affaire en est encore à ses débuts.
Site de l’action : Communauté urbaine de Strasbourg

1 tonne de déchets générée par un change classique
La couche jetable, qui révolutionna la vie des ménagères dans les années 1980, est un puissant pollueur. Selon une étude effectuée en 2006 par le  Centre national d’information indépendante sur les déchets (CNIID), de sa naissance à sa propreté (deux ans et demi), un enfant génèrerait  913 kg de couches qui ne pourront être qu’incinérées ou enfouies. Un couple accueillant un bébé, augmente ainsi de 50 % sa production journalière de déchets. Contrairement à d’autres pays européens, la France ne possède aucune société de recyclage de couches. Leur élimination coûte cher aux communautés de communes qui déboursent 190 € par tonne. Les 830 288 enfants nés en France en 2006 (source : Insee) auront donc produit près de 760 000 tonnes de déchets d’ici 2009.
D’après Stéphane Piette, l’utilisation pendant deux ans et demi de changes classiques équivaut à quatre arbres et demi coupés. Son initiative a pour objectif de participer au remplacement progressif des couches jetables par les  couches lavables.

Where's the duck?
Creative Commons License photo credit: Stephane Raymond

Une nouvelle génération de couches
En 2007, Stéphane Piette, 38 ans, soucieux d’agir pour la protection de l’environnement, lance sa propre entreprise de couches lavables à Strasbourg. Composée de trois épaisseurs, elle dispose d’une petite culotte imperméable, d’une partie en tissu (coton et chanvre) et d’une serviette jetable en cellulose. Déjà très développée en Allemagne, ce nouveau change propose une alternative durable.
C’est en arpentant les pays du Maghreb avec sa femme et ses deux filles, bébés à l’époque, que cet ancien employé d’un bureau d’étude,  décide de s’attaquer à la cause environnementale. Là-bas, on change encore les enfants avec des langes. Cela lui donne une idée, et au lieu d’y voir un signe d’archaïsme, Stéphane Piette comprend que le retour aux couches lavables représenterait une avancée écologique.
Rentré en France, il pense à développer la vente de ce nouveau produit qui commence tout juste à voir le jour, et se met à sonder son entourage. Beaucoup de ménages semblent partants, mais le rythme infernal des lavages à répétition leur fait peur. Lui vient alors l’idée de proposer un service de lavage. Les ménages reçoivent chez eux un lot de couches que Stéphane récupère pour les laver à la fin de chaque semaine. Gérant à la fois la livraison et  la reprise des langes, il doit s’organiser. Cohérent, Stéphane cherche un moyen de minimiser ses déplacements en voiture. Il décide d’utiliser sa bicyclette en centre ville.  Pour les ménages vivants à l’extérieur de Strasbourg, il imagine un système de « taxi-couches ». Des personnes régulièrement amenées à se rendre à Strasbourg du fait de leur activité, acceptent de faire la navette. Rémunérées un euro symbolique par sac de couche, elles sont la liaison entre Stéphane et ses clients.

lavomatic
Creative Commons License photo credit: dem13

Aussi chère mais plus écologique
Le prix des couches lavables, si elles sont louées, avoisine celui des couches classiques, soit entre 1 500 et 1 800 € pour deux ans et demi. Sa valeur ajoutée est donc uniquement écologique. En effet, sur 1 000 couches, les jetables génèrent  200 kg de déchets solides quand les lavables n’en produisent que 27 kg.
Avec un chiffre d’affaire de 18 000 € par an et 25 clients, Stéphane Piette est toujours déficitaire. Son entreprise est hébergée par une couveuse. Il ne dispose d’aucun partenaire financier et a monté son affaire avec ses propres fonds. Il est pour le moment son seul salarié. Ses produits sont fabriqués dans un Centre d’aide au travail (CAT) de personnes handicapées à Sonnenhof (Alsace, France). Il soustraite le lavage à une blanchisserie strasbourgeoise certifiée aux normes hospitalières qui utilise de la lessive certifiée biologique. Couches Ecoservice vend aussi des couches à une crèche privée et devrait bientôt investir une maternité.
Son objectif est d’augmenter sa clientèle afin que son activité devienne rentable.

Partenaires : Les taxi-couches

Le site de Stéphane Piette : couches-ecoservice.com