L’Islande sommée d’abandonner la chasse à la baleine
Le 11 mars 2011 par Delphine Rabasté ·
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Onze pays se sont opposés à la chasse à la baleine commerciale opérée par l’Islande en publiant une résolution le 9 mars dernier condamnant le massacre cruel et inutile des rorquals.
États-Unis, Argentine, Australie ou encore Brésil… Ils sont onze à avoir signé une résolution s’opposant au massacre commercial croissant des baleines en Islande. Le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW) a appelé le gouvernement islandais à entendre ces critiques et à rejoindre le consensus mondial qui émerge autour de la protection des baleines.
Comment éviter le commerce illégal des animaux sauvages en Afrique
Le 15 octobre 2010 par Lola Parra Craviotto ·
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L´ivoire des éléphantes, les cornes des rhinocéros… Le commerce illicite d´espèces sauvages se chiffre en milliards de dollars. Pour lutter contre cette pratique, se déroule un atelier de formation des rangers au Kenya.
Aujourd´hui, l´atelier pour former des rangers d´Afrique à la lutte contre le commerce illégal des animaux sauvages se termine à Nairobi. Il a été organisé par le Fonds International pour la Protection des Animaux (IFAW) et la Lusaka Agreement Task Force (LATP). L´objectif ? Améliorer leurs capacités d’action et leurs méthodes de lutte contre ce type de criminalité. Dans les sessions pratiques et interactives, ils ont débattu de sujets comme « L´état du commerce international des espèces » ou « La criminalité faunique et les moyens de lutte ». Pendant quatre jours, l´atelier a accueilli plus de 30 agents de la force publique, policiers, vétérinaires et défenseurs des animaux sauvages venus de 13 pays de ce continent.
L´atelier a donné les outils pour la prévention du commerce illicite d´espèces sauvages et a enseigné les techniques de terrain utiles à l´identification des espèces qui souffrent souvent cette situation. Le problème ? Le commerce illicite des espèces sauvages constitue une grande menace pour la biodiversité africaine. Une enquête réalisée par la LAFT entre janvier 2009 et septembre 2010 sur le trafic a montré que près de 28 tonnes d´ivoires et 10 tonnes de cornes de rhinocéros provenaient d’Afrique. La principale destination était alors l´Asie pour en faire des produits de luxe.
Mardi, dans la conférence d´ouverture, le Dr. Noah Wekesa, Ministre Kenyan en charge de la forêt et de la faune sauvage a affirmé « qu´il y a un besoin urgent de coopération entre les agences pour partager les informations utiles à la lutte contre les réseaux très sophistiqués du trafic d´espèces animales, particulièrement les cornes de rhinocéros. »
Par contre, l´Afrique n´est pas le seul continent touché. L´Asie est aussi affectée pour le commerce illégal d’espèces sauvages. Ainsi, les tigres sont parfois pris comme animaux de compagnie… Il y a deux mois, rappelez-vous, on vous informait de la découverte d´un tigre caché dans une valise à l´aéroport de Bangkok.
Conseil Néoplanète : Ne pas acheter de petits souvenirs en ivoire quand on voyage. Malheureusement, trop de touristes le font encore.
Ecolo, bio, équitable, c’est pareil ?
Le 13 mai 2010 par Sébastien Guyot ·
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On en parle tout le temps, c’est écrit partout, plus une discussion sans que ça soit évoqué. Et si on prenait le temps de bien définir tous ces mots pour éviter les erreurs…
Le Laboratoire du Commerce Equitable E.Leclerc / Alter Eco
Le 7 mai 2009 par Kevin Le Guen ·
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Le Laboratoire du Commerce Équitable conjointement créé en 2008 par E.Leclerc et Alter Eco est une plateforme d’information et d’échange de bonnes pratiques pour contribuer au développement du Commerce Équitable.
En effet même si depuis 2000 le chiffre d’affaires du commerce équitable a été multiplié par 10, notamment dans la grande distribution, qui a elle-même lancée des marques de distributeurs sur ce segment de marché, on s’interroge sur son développement et sa pérennisation.
De plus même si le consommateur à conscience d’accomplir une bonne action et de mieux consommer, l’impact véritable sur le terrain ne lui est pas vraiment familier.
C’est pour ces raisons qu’est né le site laboequitable.fr pour proposer de manière transparente de l’information autour des enjeux équitables. Chaque visiteur a en effet la latitude de prendre part au débat en donnant son avis sur les audits et études réalisés par le Laboratoire.
Fonctionnalité inédite chez Alter Eco et E.Leclerc, l’internaute est invité à devenir Eclaireur du commerce équitable : un statut qui lui permettra de s’impliquer concrètement pour le commerce équitable, notamment en partageant son expérience avec les autres contributeurs.
Depuis novembre 2008, sept audits complets ont déjà été réalisés dans le cadre du Laboratoire, deux en Thaïlande (riz), en Palestine et au Maroc (huile d’olive), en Côte d’Ivoire et au Pérou (cacao), et enfin au Sri Lanka (thé). L’ambition du Laboratoire étant d’auditer 25 filières sur une base d’un audit tous les deux ans en moyenne, à raison de 10 audits par an. Ces audits sont des instruments pensés pour donner une vision objective du mouvement, favoriser l’échange et à terme participer au développement de bonnes pratiques. En parallèle du travail d’audit en continu, le cahier des charges du Laboratoire prévoit la production d’une étude annuelle dont les résultats seront disponibles sur le site.
En préservant les petits producteurs du Sud, en protégeant leurs cultures vivrières et en valorisant les pratiques agro-écologiques intégrées, le commerce équitable ouvre en effet de nouveaux débouchés et conduit à une demande sécurisée et diversifiée, créatrice de valeur. Pour continuer d’agir directement en faveur de la souveraineté alimentaire, le commerce équitable doit maintenant s’étendre au-delà du modèle actuel. Car derrière les produits et la question du prix juste, c’est un vaste débat citoyen sur la consommation et ses impacts qui doit s’engager.
Le sujet vous passionne, les audits déjà réalisés ainsi que l’étude 2009 « Commerce Équitable et « Souveraineté Alimentaire » sont à votre disposition sur laboequitable.fr.
Pour avoir une première idée de l’impact du commerce équitable pour les petits producteurs à l’autre bout du monde, voici une vidéo où ils répondent eux-mêmes aux questions que se pose le consommateur que vous êtes.
Le site E.Leclerc
Le site Alter Eco
Le commerce équitable démontre son impact
Le 29 novembre 2008 par Kevin Le Guen ·
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Max Havelaar France, le F3E1, l’agence française de développement (AFD) et la Plateforme pour le commerce équitable ont dévoilé une série d’études analysant l’impact structurel du commerce équitable labellisé sur le terrain. Leur but : comprendre les effets positifs attribuables au commerce équitable labellisé, et améliorer sa façon de travailler.
Les organisations du commerce équitable ont développé des méthodologies pour évaluer les effets structurels sur la durée de leurs démarches sur le terrain, au-delà de la simple application d’un cahier des charges. Elles ont conduit plusieurs études de cas et peuvent maintenant prendre le recul nécessaire pour mieux comprendre en quoi le commerce équitable peut réellement améliorer le quotidien des populations rurales. Lundi 17 novembre, trois de ces études étaient présentées, concernant les coopératives dominicaines Conacado (cacao) et Banelino (bananes) ; ainsi que de la coopérative caféicole péruvienne Cocla.
Un travail neutre et indépendant
Ces études sont amenées à faire autorité : « Leur indépendance et leur neutralité doivent leur permettre de faire autorité dans la communauté des spécialistes, estime Jean-David Naudet, de l’Agence française de développement. L’AFD est prête à servir de référent neutre pour que commerce
équitable soit un des éléments de la boîte à outils d’aide publique au développement. »
Avec l’aide et l’expertise de structures comme le F3E, pour qui la promotion d’études d’impact externes auprès de ses membres est devenue une priorité, ces études ont cherché à répondre aux questions suivantes : le niveau de vie des familles a-t-il progressé ? Les organisations de producteurs, coopératives ou autres, se sont-elles structurées pour prendre en main leur propre développement ? Ont-elles généré un véritable développement local dans leurs communautés et sur leurs territoires ? Ont-elles contribué à un meilleur respect de l’environnement ?

photo credit: fredpanassac
Facteurs multiples
Bien sûr, le commerce équitable n’est pas seul sur le terrain. De nombreux facteurs interfèrent pour favoriser ou non l’essor économique local. « Cela dit, on peut dire que le commerce équitable contribue au développement, explique Lise Duval, du cabinet Oréade-Brèche. La question est de savoir à quelle hauteur. » Le commerce équitable sert généralement de catalyseur à des dynamiques déjà existantes sur le terrain. Cependant, les effets sont plus ou moins dilués selon que l’organisation vend une petite ou une plus grande partie de sa production via les marchés du commerce équitable. En fonction de ces facteurs, le commerce équitable peut plus ou moins remplir son rôle favorable à l’investissement dans des moyens de production ou des biens sociaux.

photo credit: Jeff Kubina
« Ces résultats plaident pour une meilleure démocratisation du commerce équitable au Nord, affirme Joaquin Muñoz, directeur de l’association Max Havelaar France. Une consommation régulière au Nord
permettra de maximiser le développement local pour les producteurs défavorisés au Sud. »
Les études révèlent que le prix minimum joue un rôle différent selon les périodes. En période de cours
bas, il permet d’élever le prix payé au producteur pour qu’il puisse en vivre. Le reste du temps, il joue un rôle de stabilisation des revenus des familles et de limitation des risques à long terme. On relève aussi des effets positifs induits : en favorisant le développement des organisations de producteurs, le 1er Fonds pour la promotion des Etudes préalables, des Etudes transversales et des Evaluations (www.f3e.asso.fr ), association regroupant environ 80 ONG (parmi lesquelles Max Havelaar France) et collectivités territoriales françaises.
Le commerce équitable leur permet de s’orienter vers des marchés sur des qualités de produits supérieures, avec un meilleur prix. Pour des organisations situées dans des zones marginales, c’est souvent la seule possibilité de promouvoir leurs produits.
Amélioration continue du commerce équitable labellisé
Pas question que ces études dorment dans un tiroir : elles ont été conduites dans un but d’amélioration continue du fonctionnement du commerce équitable labellisé. Selon Joaquin Muñoz, Max Havelaar France les conduit dans quatre buts : « être performants à grande échelle sans compromettre nos principes; renforcer le système et résoudre les contradictions lorsqu’elles sont identifiées ; élargir le nombre de producteurs concernés ; approfondir pour accroître notre impact, pour plus d’autonomie des familles agricoles du Sud ».
Plus d’info : maxhavelaarfrance.org










