L’info écolo de Juliette : nager BIO, c’est TOP !
Le 26 août 2009 par Redaction ·
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Découvrez une fois par semaine « L’info écolo du jour », par Juliette Barthaux de www.ushuaiatv.fr
Photo : Prise de vue de la webcam du plan d’eau biotope de Combloux – le 18 août à 12h22
Imaginez vous dans une eau limpide, vert émeraude, face à la chaîne du Mont-Blanc !
Tous les amateurs de baignades naturelles connaissent le plan d’eau biotope de Combloux, ravissante petite station de Haute-Savoie. Ici, pas d’eau de javel ni de produits chimiques. La spécificité du biotope de Combloux est d’être filtré biologiquement, grâce à un système d’auto épuration par des végétaux.
Et ça marche !
Avec ses dimensions de piscine olympique, ce site de baignade publique précurseur et unique en France donnerait bien quelques idées à d’autres communes et campings. Mais le vide juridique qui entoure la règlementation de ce type d’installation a pris au dépourvu l’administration française même si, ailleurs en Europe, ces sites donnent pleine satisfaction d’un point de vue sanitaire.
Depuis la création du biotope de Combloux en 2002, la DDASS (Direction départementale des affaires sanitaires et sociales) de Haute-Savoie se contente de renouveler annuellement ses autorisations « à titre expérimental » avant l’accord définitif du Conseil d’Etat qui se fait attendre…
Jusqu’à… la semaine dernière ! La DDASS vient en effet de demander la fermeture provisoire du plan d’eau. Le motif ? Le taux de staphylocoques serait supérieur à la norme des piscines, même s’il reste bien inférieur aux plans d’eaux classiques, naturels ou non. D’ici à ce qu’on compare le plan d’eau de Combloux aux eaux du Gange, il n’y a qu’un pas que nos affolés du H1N1 auraient vite fait de franchir…
Ah les merveilleuses contradictions de notre administration ! D’un coté je te mijote des Grenelle à tout va, de l’autre nos frileux fonctionnaires sortent le parapluie, les bottes et le ciré à la moindre petite vague verte…
Méduses : Attention, danger !
Le 26 juillet 2009 par Charles Ducreux ·
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D’après un communiqué du Muséum de Toulouse
Elles font régulièrement partie du décor estival et sont redoutées des baigneurs et des pêcheurs : cet été encore les méduses sont au rendez-vous de nos côtes.
Méduses, attention danger ! Oui et pas seulement pour les nageurs imprudents, car leur prolifération souligne la très grande fragilité de l’écosystème marin et met en péril la biodiversité de ce milieu.
Envahissante, la méduse
Présentes dans nos océans depuis 600 millions d’années, les méduses voient leurs populations augmenter régulièrement dans la plupart des mers et océans du monde. Un phénomène certainement lié d’après les scientifiques, aux changements climatiques. Réchauffement de l’air et de l’eau, hivers doux, hautes pressions atmosphériques, déficit de pluviométrie, mais aussi cycles solaires de 12 ans, autant de paramètres qui favorisent la pullulation des méduses.
D’autres explications, cette fois-ci liées à l’activité humaine, sont à envisager telle que la pêche intensive des thons et des tortues marines, principaux prédateurs des méduses qui ne peuvent plus jouer leur rôle de régulateurs. Les méduses sont favorisées par ce déséquilibre de la chaîne alimentaire, car fortes de leur surnombre et carnivores très voraces, elles déciment les œufs et les larves de leurs principaux prédateurs.
Les conséquences de ces invasions préoccupent les biologistes qui redoutent un appauvrissement de la biodiversité marine. Des scientifiques prévoient même un doublement de ces populations d’ici à 2020. C’est pourquoi certains pays, comme l’Espagne particulièrement touchée, ont réagi en réintroduisant des tortures marines pour rééquilibrer le biotope.
D’autres conséquences d’ordre économique sont également à déplorer. Premier secteur affecté, le tourisme, bien sûr. Des villes comme Barcelone, Cannes, Monaco ont du investir dans des filets marins de protection pour contenir ces indésirables. On a recensé l’été dernier plus de 10 000 blessés, plus ou moins gravement en quelques mois, sur le littoral méditerranéen de l’Espagne.
Les pêcheurs, quant à eux, déplorent l’appauvrissement des stocks de poissons (à certains endroits des côtes namibiennes, on a recensé plus de méduses que de poissons ; dans le golfe du Mexique, des méduses géantes font concurrence aux pêcheries de crevettes), mais aussi des dégâts matériels importants (en mer du Japon, des méduses géantes de 200 kg et de 2 mètres de diamètre parviennent à briser les filets de pêche et déciment la faune locale). En Irlande du nord, l’hiver dernier, une pisciculture a perdu plus de 100 000 saumons, attaqués par des millions de petites méduses urticantes.
Photos / de haut en bas
1 : Une pullulation de Pelagia Noctiluca, méduse fréquente le long de nos côtes. Photo : F. Bassemayousse / uwpress.com
2 : Illustration : Alain Bénéteau ©Muséum de Toulouse




