Exposition « Recyclé / Sublimé » à Paris
Le 4 janvier 2011 par Fabienne Broucaret ·
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Du 12 janvier au 26 mars, l’expo « Recyclé/Sublimé » met en scène deux surprenantes séries, issues notamment des voyages à travers le monde de Pascale et Thierry Nivaux.
Pour elle, la nature est une madeleine de Proust, souvenir d’enfance. Ses sculptures sont végétales et éphémères, feuilles mortes ou brindilles se dressant pour défier la vie. Ses dessins sont empreints de fragilité et de profusion, libérant leur force à même le mur.
Pour lui, la photographie est
plus qu’un acte du regard. Ses œuvres photographiques tendent à révéler des présences et à revisiter l’humanité, tels ses visages d’Eve et Adam photographiés à travers une véritable pomme comme simple appareil photographique.
Pascale et Thierry Nivaux exposent leurs œuvres à la Galerie du Centre Iris. Grâce à un scanner embarqué dans leur véhicule, ils ont capturé un univers végétal en noir et blanc où le vieillissement est une renaissance, mais aussi un monde industriel rebut de nos sociétés, aux couleurs altérées et aux formes écrasées.
Les images sont criantes de détails, de toucher et de lumière, tout cela dans une extrême minceur de champs et une absence de perspective. Autant les photographies peuvent sembler monumentales qu’elles montrent d’infimes détails.
Le Crushings
Cette série est un recyclage esthétique des objets du rejet. «Crushings» («écrasements») résulte d’un ramassage des rebuts de nos sociétés, qui retrouvent une seconde vie et une beauté dans la photographie.
Au cours de leur récent voyage en Afrique, Pascale et Thierry Nivaux ont glané canettes, bidons, boîtes de conserve, pots de peinture… Ceux-ci jonchaient les rues et les pistes, écrasés au gré du passage des véhicules, élimés par le sable et le temps, décolorés par le soleil.
Ils trônent seul dans l’image ou déclinés en série ou en motif… Toujours en grand format comme pour nous défier, nous consommateurs.
Sentiment végétal
Initiée dans leur atelier et développée aux cours de voyages, la série « Sentiment végétal » est le premier travail photographique issu de leur recherche. Choux, rose, fleur de courgette, mauvaises herbes, feuilles… Pas d’apriori.
Après de grandes collectes, le choix se fait avec le temps et le ressenti. Matière vivante, inexorablement, le végétal se transforme et vieillit. Ainsi, d’état en état, il libère les différentes beautés présentes tout au long de ses altérations. Entre les mains des artistes, nonchalant, il devient matière à image. Au contact de la plaque de verre du scanner, il s’opère alors une renaissance esthétique. Personnifié, le végétal se présente dans l’image toujours dans son intégralité, tel qu’il est déposé sur le scanner. Il rayonne dans le noir tel un bijou dans son écrin.
Centre Iris … pour la photographie
238 rue Saint-Martin – 75003 Paris. Tél. : 01 48 87 06 09. http://centre-iris.fr Du mardi au samedi, de 14h à 19h. Entrée libre
Coup de coeur pour l’expo Uni-Vert à Bastille
Le 19 octobre 2010 par Fabienne Broucaret ·
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80 artistes plasticiens exposent le fruit de leur questionnement sur l’état actuel de la planète à travers leurs créations personnelles et deux installations collectives réalisées avec des objets de récupération. Le tout présenté dans un bel espace boisé.
Néoplanète vous propose de découvrir en avant-première des photos d’œuvres exposées lors de l’exposition Uni-Vert qui se déroule au Bastille Design Center à partir du 20 octobre.
Rendez-vous au Bastille Design Center du 20 au 23 octobre 2010.
Adresse : 74, boulevard Richard Lenoir, 75 011 Paris.
Tél. : 01 48 06 67 99.
www.bastille-design-center.com
Le rendez-vous Néoplanète sur Europe 1
Le 19 juillet 2010 par Fanny Condat ·
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Avis aux personnes qui aiment protéger l’environnement tout en profitant de la vie ! Tous les dimanches matin cet été notre bien-aimée rédactrice en chef Yolaine de la Bigne donne de la voix sur les ondes d’Europe 1, une radio qui aime l’info qui booste le moral.
Tous les dimanches matin entre 10h et 11h sur Europe 1, Emmanuel Maubert et sa bande de chroniqueurs se retrouvent pour « Avant le Plage ». Le but ? Vous faire partager leurs bons plans pour vous faire passer un bel été.
Yolaine de la Bigne, rédactrice en chef de Néoplanète, vous parle ainsi de l’environnement de manière déculpabilisante et sympathique. Pour partir (ou se préparer à partir) en vacances l’esprit positif, zen, et toujours écolo !
LE PROGRAMME
18 juillet (1ère émission) - Art écolo. Quand l’art se plie en quatre pour faire du bien à la nature et aux petits oiseaux…. Ecoutez les découvertes étonnantes de Yolaine de la Bigne.
25 juillet – Apéro bio. Ras le bol des cacahuètes et des chips pleines d’huile de palme à l’apéro ! Une chronique pleine d’idées pour grignoter cet été un apéritif original, rigolo et toujours bio.
1er août – Festivals de musique. Quand les organisateurs de festivals de musique rivalisent d’imagination pour rendre leurs rassemblements plus respectueux de l’environnement.
8 août – Sexe. Pour aimer la chair tout en préservant la planète. Des idées à noter… et à consommer sans modération !
15 août – Moyens de communication. En vacances, comment rester en contact avec amis et votre famille sans polluer ?
Dernière émission le 22 août : surprise du chef !
Avant la plage, 10h-11h sur Europe 1 Retrouvez tous les podcasts de l’émission « Avant la plage ».
Nos déchets illuminés
Le 19 avril 2010 par Fanny Condat ·
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A l’occasion du concours « Coca-Cola du design durable », Néoplanète vous propose de découvrir tous les quinze jours le portrait d’un artiste ou d’un designer travaillant à partir d’emballages de boissons. Cette semaine, nous découvrons Stuart Haygarth et ses lustres extraordinaires.
Attention, le concours Coca-Cola du design durable touche bientôt à sa fin! Avant le 15 juin minuit inclus, exprimez votre vision du design durable : un objet utile, innovant et esthétique, imaginé à partir d’emballages de boissons, autour de la thématique du recyclage. Envoyez vos dossiers de candidature à carine@neoplanete.fr. Tentez votre chance pour remporter 5000€ (1er prix), 3000€ (2ème prix), ou 2000€ (3ème prix), decernés par un jury prestigieux: Stéphane Thébaud de Question Maison, Chantal Hamaide du mag Intramuros, et le designer Mathieu Lehanneur. Retrouvez le règlement du concours Coca-Cola Design durable.
Stuart Haygarth aime flâner, repérer, ramasser, collecter puis enfin, assembler. Des lunettes, des peignes, des morceaux de tuyaux, des fonds de bouteilles plastiques, des serre-têtes d’enfants… suspendus dans les airs par des fils de nylon, trouvailles délaissées des rues, des plages et des marchés aux puces sont assemblées méthodiquement pour former de surprenants luminaires.
L’artiste a passé des heures à se balader sur les plages du Kent, paisible campagne du Sud-Est de l’Angleterre, pour dénicher les composants de son œuvre phare : le Tide Chandeler, créée en 2004. Son « Lustre des Marrées », 1m50 de diamètre, est constitué d’une centaine de déchets échoués sur le littoral, lentement rejetés par la Manche. Des objets dont plus personne ne veut que Stuart Haygarth a triés, lavés et attachés les uns aux autres pour former une sphère, illuminée de l’intérieur au moyen d’une ampoule. Désireux d’évoquer la lune, astre influant sur les marrées, l’artiste n’a utilisé que des débris de plastique clairs ou translucides. Une deuxième vie sublimée par la lumière pour ces montures de lunettes, ces vases et ces flacons d’entretiens mal-aimés.
Dans « sa première vie », Stuart Haygarth, originaire du Lancashire, travaillait comme illustrateur publicitaire pour des grandes marques comme Sony, Porsche ou la BBC. Quoi de plus logique, après une formation dans le Design graphique et la photographie au Exeter College. Heureux dans son travail quinze années durant, vivant entre Berlin et Londres, Haygarth finit par se lasser.
Il a envie de manier des matériaux, de toucher du concret. En 2005, sans avoir une idée précise de son objectif mais poussé par ses proches à développer son esprit créatif, il se met à fouiller, accumulant rapidement une grande masse d’objets de toutes sortes. Chinés dans les marchés aux puces, achetés dans les drogueries, ramassés sur les trottoirs… Stuart Haygarth est passionné par ces objets qui racontent tous, chacun à leur manière, une petite histoire. Une collecte un brin obsessionnelle des rejets de la société de la consommation, qui lui inspirent des chandeliers, des lustres et des mobiles décoratifs ou fonctionnels.
Secondes vies aux déchets
Son travail minutieux et original est récompensé. En 2007 il est élu Homme de l’Année dans la rubrique Design par le magazine Arena ; l’année d’après il expose ses « Secondes Vies » au musée des Arts et du Design de New York. Les déchets deviennent luxueux sous ses doigts patients, des heures de travail pour des œuvres exceptionnelles. Comme son lustre composé de centaines de flacons de Poppers –un liquide aux propriétés euphorisantes- récoltés dans les rues désertées le matin du 1er janvier 2000 ; son luminaire façonné à partir de 1200 montures de lunettes ; ou encore son mobile constitué de fonds de bouteille plastiques, léger comme l’air. Récupérer et recycler : les maîtres mots du Designer qui parvient à insuffler du merveilleux dans les objets devenus pourtant insignifiants à nos yeux.
Plus d’infos : www.stuarthaygarth.com
Plus d’informations sur le concours Coca-Cola Design Durable
Une maison en cannettes
Le 11 mars 2010 par Christofer Jauneau ·
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A l’occasion du concours « Coca-Cola du design durable », Néoplanète vous propose de découvrir tous les quinze jours le portrait d’un artiste ou d’un designer travaillant à partir d’emballages de boissons. Cette semaine, découvrez la maison en cannettes de Richard Van Os Keuls.
Une Maison construite à partir de cannettes recyclées
Vous avez quelques milliers de cannettes vides que vous souhaitez recycler? L’architecte américain Richard Van Os Keuls, un résident de Silver Spring, Maryland, pourrait être une source d’inspiration.
Van Os Keuls vit dans une maison qu’il a construite lui-même. Quand il est arrivé au stade de recouvrir les panneaux de contreplaqués et d’isolation, il a trouvé les briques trop chères. Ne souhaitant pas s’orienter vers les alternatives habituelles de bardage, il s’est mis à étudier d’autres possibilités. Après réflexion, Van Os Keuls a décidé d’essayer un nouveau matériau, qu’aucun architecte et aucun de ses clients n’avaient utilisé auparavant – des cannettes recyclées.
Des années auparavant, il avait vu un camion renverser des boissons pétillantes et s’était imaginé qu’ils feraient un bardeau d’aluminium merveilleux. Il a commencé à récupérer quelques cannettes vides et les a mises de côté pensant explorer cette idée ultérieurement. Lorsqu’il s’est décidé à les utiliser, ce n’était pas à des fins « écolos » mais pour des raisons économiques. Il voulait simplement un moyen peu coûteux de couvrir les murs de sa maison.
Il a rapidement découvert que préparer et appliquer des milliers de cannettes est un long travail intensif. Il a commencé par préparer les bidons en petits lots – de 3 à 12 à la fois. Chaque cannette était lavée pour éviter d’attirer les fourmis, puis elle était démolie, à deux reprises. Equipé de bottes à semelles particulièrement lourdes, il a piétiné d’abord chacune avec ses pieds, puis aplati encore avec un marteau. Chaque cannette était alors fixée avec un clou en aluminium long, chevauchant la précédente.
Au moment de constituer le bardeau, il rassemblait un assortiment de 30 à 40 cannettes collectées et modelées, tout en prenant la précaution de ne jamais superposer 2 cannettes de la même couleur.
Au début de son projet, après avoir collecté les cannettes, il avait pour intention de les peindre. Puis il a très vite constaté qu’il préférait le jeu de lumière que le soleil provoquait. Parce qu’il était sensible aux couleurs des cannettes, il a commencé à acheter des tas de cannettes de boissons venues d’autres pays (bière, jus, colas…)
S’en est suivie une vraie démarche de recyclage. Il a d’abord tenté de récupérer les cannettes dans des points de collecte dédiés au recyclage et s’est vu verbalis pour avoir touché au bien de la commune. Il a donc dû compter sur des dons, recherches de cannettes que les gens n’avaient pas encore transporté à la décharge et sélectionner ses propres achats en fonction des couleurs et saveurs qu’il croisait. « je ne jette jamais le contenu de ce j’achète ».
De plus il découvre que son nouveau « bardeau » a l’avantage de ne pas être bruyant lorsqu’il pleut. Afin d’éviter l’oxydation de l’aluminium au fil du temps, il utilise une machine qui ralentit le processus. Pour le moment, il est difficile d’envisager de commercialiser cette approche tant qu’il n’existe pas d’appareil à aplatir mécanisé. Il a fait quelques expériences préliminaires pour y arriver, mais le nouveau système exige plus de travail et de temps.
Pour plus de renseignements, communiquez avec Richard Van Os Keuls par la poste: 1507 Gridley Lane, Silver Spring, Maryland 20902











