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Planete Oui

Le 12 mars 2010 par Christofer Jauneau · 1 commentaire 

Un pas vers l’interdiction du thon rouge ? L’Union européenne a décidé mercredi dernier de soutenir, dans la foulée des Etats-Unis, une interdiction du commerce international du thon rouge. Cela reviendrait à arrêter la pêche industrielle de ce poisson très prisé pour les sushis. A Bruxelles, les ambassadeurs des 27 pays européens se sont mis d’accord sur cette position commune pour la prochaine réunion de la Cites qui s’ouvre samedi 13 mars 2010 à Doha. En réponse, le Japon a annoncé hier qu’il s’opposerait à l’interdiction du commerce du thon rouge de l’Atlantique au niveau mondial.

Tout le monde veut sauver le thon? Un sondage CSA commandé par Greenpeace révèle que 65% des Français sont favorables à l’interdiction de la commercialisation du thon rouge et que 80% sont près à arrêter d’en consommer.  Un argument de poids pour les associations écologistes qui font face aux réticences des pêcheurs et à la timidité des pouvoirs publics.

Sarko et Albert de Monaco font cause commune. Nicolas Nicolas Sarkozy avait promis en juillet de soutenir l’inscription du thon rouge à l’annexe I de la convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction. C’est-à-dire l’arrêt de la pêche de ce poisson dont les stocks ont diminués de 80% ces dernières décennies. Par ailleurs, le prince Albert de Monaco soutient la mise à l’annexe du thon rouge et souhaite que la France fasse de même. Le temps est compté car les scientifiques prévoient la fin des stocks viables en 2012.

Encore de l’espoir ? L’annexe I de la Cites a permis dans le passé de sauver les éléphants du commerce de l’ivoire. Les pêcheurs évidemment ne sont pas d’accord et avancent que les quotas ont déjà fondus de 40%. Plusieurs enseignes de grande distribution et des restaurants ont pris les devants en ne proposant plus de thon rouge.

Et vous, vous êtes dans le thon ? En mangez-vous ? Connaissez-vous beaucoup de poissonniers ou de restaurants qui en proposent ?  Mangez-vous des sushi au thon ? Etes-vous prêts à les boycotter ?

Le 12 mars 2010 par Fabienne Broucaret · Donner son avis 

Réalisé par Sherry Hormann, le film « Fleur du désert » est sorti sur les écrans le 10 mars dernier. Il est inspiré de la biographie de Waris Dirie, écrivain et ancien mannequin originaire de Somalie.

Issue d’une famille de nomades somaliens, Waris connaît une enfance rude mais heureuse car entourée des siens. Mais quand son père décide de la marier à l’âge de 13 ans, Waris prend la fuite. Traversant le désert au péril de sa vie, elle atteint la ville de Mogadiscio et retrouve sa grand-mère. Cette dernière lui fait quitter le pays en lui trouvant un poste de « bonne à tout faire » à l’ambassade de Somalie à Londres. Waris y travaille pendant 6 ans, telle une esclave, totalement recluse et coupée du monde extérieur.

Quand la guerre civile éclate en Somalie, l’ambassade ferme. Waris se retrouve livrée à elle-même dans les rues de Londres, ne sachant pas un mot d’anglais. C’est alors qu’elle rencontre Marilyn avec qui elle se lie d’amitié. Cette jeune femme, délurée et originale, l’héberge et l’aide à trouver un emploi. Travaillant dans un fast food, Waris est remarquée par un célèbre photographe de mode. Grâce à lui, elle rejoint une agence de mannequins. Malgré de nombreuses péripéties, elle devient rapidement une top model reconnue dans le monde entier.

« Fleur du désert », c’est aussi l’histoire d’une femme qui a décidé de dédier sa vie à combattre l’excision, dont sont victimes des milliers de petites filles chaque jour. La Fondation d’Entreprise PPR pour la Dignité et les Droits des Femmes a décidé de soutenir ce combat et de s’associer au film afin de sensibiliser un large public aux problématiques de l’excision, dont sont victimes des milliers de petites filles chaque jour.

Regardez ci-dessous la bande-annonce de « Fleur du désert »


FLEUR DU DESERT – BANDE ANNONCE VOSTF
envoyé par bacfilms. – Regardez des web séries et des films.

Le 10 mars 2010 par Fabienne Broucaret · 2 commentaires 

Amoureux de la nature et conscient de la fragilité de la planète, Nicolas Hulot parcourt le monde à la découverte des peuples, des espèces animales et végétales. Samedi 13 mars 2010, partez avec lui en Islande en prime-time sur TF1, une terre indomptable et encore si peu connue.

D’un rift sous-marin est sortie l’Islande, il y a seulement 20 millions d’années. Cet amas de lave, ce mélange de feu et de glace qui inspira Jules Verne, est la plus jeune des grandes îles sur Terre. Ce pays pittoresque scindé entre deux plaques, l’une européenne et l’autre américaine, menace chaque jour de poursuivre son écartement. Les 200 volcans souterrains réchauffent cette terre de glace et hantent les esprits des habitants, dépendants de la volonté des éléments.

Dans cette région ancestrale, terre des Vikings, où la langue n’a pas changé depuis mille ans et où l’on croit toujours aux elfes, se joue aussi l’avenir de l’Homme. Nicolas Hulot nous guide à travers la « planète Islande » aux paysages si proches de ceux de Mars. Voyage au centre de la terre et dans les cieux. L’épopée islandaise vous attend.

A la veille des élections régionales, plusieurs politiques s’insurgent de cette diffusion. « Comme par hasard, TF1 -chaîne proche du pouvoir- programme un  numéro spécial de Ushuaïa Nature à la veille du premier tour. Pour faire voter écolo, il n’y a pas mieux. C’est le même coup qu’avec le film « Home », diffusé avant les européennes » a notamment dénoncé le député socialiste Julien Dray sur le site internet de l’Express. « L’émission d’Ushuaïa parlera d’Islande et non pas de la France » a indiqué pour sa part TF1 à nos confrères précisant que « l’émission est généralement diffusée la semaine sauf cette saison où le mercredi est dédiée aux séries américaines et au football ».

Et vous qu’en pensez-vous ?

« Ushuaïa Nature », à 20h45 sur TF1, le samedi 13 mars 2010.
Plus d’infos : www.ushuaia.com
Retrouvez les propos de Julien Dray sur http://www.lexpress.fr/actualite/politique/ushuaia-sur-tf1-a-la-veille-des-elections-dray-proteste_853208.html

Le 10 mars 2010 par Fabienne Broucaret · 2 commentaires 

Voici les cinq lauréates du Prix Terre de Femmes de la Fondation Yves Rocher – Institut de France. La 9ème cérémonie s’est déroulée le 8 mars dernier. Ce prix récompense des femmes éco-citoyennes, militantes du quotidien et souvent anonymes, qui agissent en faveur de l’environnement.


Les 3 lauréates françaises

N°1 : Violaine Neto-Gameïro
Elle a été récompensée pour la mise en place d’une ferme école qui forme à la production et à la commercialisation de la spiruline au Burkina Faso.

En trois ans, tout en s’appuyant sur le réseau associatif local, elle a réussi à concrétiser son projet et forme désormais la population de Bobo-Dioulasso à la culture de la spiruline mais aussi à sa commercialisation. D’emblée, elle a fait le choix d’assurer l’autofinancement de la ferme-école par la vente d’une partie de la récolte.

Soucieuse de promouvoir un mode de récolte biologique, Violaine participe à la récupération des déchets végétaux de la ville pour les utiliser comme engrais. Que ce soit à travers son métier de conseillère d’insertion et de probation ou par son association, Violaine entend montrer qu’on peut apprendre en partageant, gagner confiance en réalisant et finalement devenir autonome.

En 2005 Violaine crée l’association Spiruline Solidaire. La première étape de son action a consisté à acquérir un terrain d’1/4 d’hectare à la périphérie de la ville de Bobo-Dioulasso pour réaliser des bassins et les constructions nécessaires à la culture de la spiruline. Elle a pu ensuite développer un système synergique de production de spiruline, de compost, et de plantes ornementales et médicinales bio.

N°2 : Meriem Fradj
Elle a été récompensée pour la création de jardins partagés en Zone Urbaine Sensible à Valence, et ainsi recréer du lien social entre les habitants.

Avec son nouveau projet « Jardins dans la cité », Meriem entend mettre le jardin au cœur de la vie de 120 logements regroupant environ 500 habitants, dans le quartier de Fontbarlettes, à Valence. 4000 m2 à désherber, planter, arroser, autant d’actions qui sont source d’échanges mais aussi de reconnections à la nature. Transformer des bacs de béton en jardinières, créer une cour intérieure arborée et fleurie, aménager des jardins potagers tels une oasis au sein d’un quartier, autant d’actions que Meriem a pu mener et qui lui ont fait apprécier la force de la nature pour susciter lien, partage et respect. Depuis déjà 20 ans, en plus de son activité professionnelle, Meriem agit ainsi localement, durablement, amoureusement pour son quartier.

N°3 : Annick Hugon
Elle a été récompensée pour son soutien au développement économique, éducatif et environnemental de la communauté de Kadiolo au sud-est du Mali.

Tout a commencé en 2004 lorsque Annick et sa famille accueillent Binta, enfant malienne de 2 ½ ans ayant à subir une transplantation cardiaque en France. Une fois guérie, Binta repart parmi les siens à Kadiolo et Annick décide un an plus tard de se rendre sur place.  A son retour, Annick, jeune retraitée pleine d’énergie, crée l’association Binkad (pour Binta & Kadiolo) et s’emploie à tisser des liens entre un groupe de femmes du Nord, pour un groupe de femmes du Sud.

Le Grand Prix International Terre de Femmes

Il a été remis à Barbara Ehringhaus pour sa détermination à faire reconnaître le massif du Mont Blanc comme Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

La Mention Spéciale Biodiversité

Elle a été décernée à Carole Robert pour le développement d’un programme de formation en République Démocratique du Congo en vue de former des experts écologiques ou «écopreneurs».

Plus d’infos : www.yves-rocher-fondation.org

Le 9 mars 2010 par Fabienne Broucaret · 1 commentaire 

A l’occasion de la Journée de la Femme, Jean-Louis Borloo, ministre de l’Écologie, a reçu hier onze femmes engagées pour le développement durable, dont Yolaine de la Bigne, directrice de la rédaction de Néoplanète, seul magazine spécialisé dans l’environnement représenté à ce déjeuner. Étaient également présentes :

Maïténa Biraben, présentatrice et productrice de télévision, Catherine Chabaud, navigatrice, Cendrine Dominguez, animatrice et productrice de télévision, Claire Escriva, éducatrice environnementale fondatrice du label Écolo Crèche, Maud Fontenoy, navigatrice, Sophie Liger-Tessier, directrice du développement durable au Medef, Claire Nouvian, journaliste, auteur et réalisatrice de films scientifiques, Patricia Ricard, présidente de l’Institut Océanographique Paul Ricard, Coline Serreau, actrice, réalisatrice et scénariste qui sort un documentaire Solutions locales pour un désordre global en avril 2010 et Marion Cotillard, actrice membre de Greenpeace, du WWF et de la fondation Hulot. Elle va prochainement produire un documentaire sur la déforestation Amazonienne.

Pour Jean-Louis Borloo, « toutes les études montrent que les femmes sont avec les jeunes générations, les plus engagées en faveur de la planète. Elles jouent un rôle considérable dans l’évolution des comportements et des mentalités, que ce soit au travail ou à la maison. Avec ce déjeuner, j’ai voulu saluer et rendre hommage à des femmes qui s’engagent, au quotidien et souvent avec courage, en faveur de la planète et des générations futures. C’est aussi une façon de reconnaître qu’en ce début de 21ème siècle, la femme est bel et bien l’avenir de l’homme ».

A lire sur Néoplanète : dossier spécial journée de la femme. Au menu :
- L’interview de Pascale d’Erm, présidente des Ecomamans
- Guide shopping : la panoplie de la maman écolo
Livres : la green attitude au féminin
- La lettre « Vertes de rage » contre les propos d’Elisabeth Badinter
- Le point de vue d’Alice Audouin sur la polémique écologie et féminisme

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