Le 10 mars 2010 par Fabienne Broucaret ·
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Amoureux de la nature et conscient de la fragilité de la planète, Nicolas Hulot parcourt le monde à la découverte des peuples, des espèces animales et végétales. Samedi 13 mars 2010, partez avec lui en Islande en prime-time sur TF1, une terre indomptable et encore si peu connue.
D’un rift sous-marin est sortie l’Islande, il y a seulement 20 millions d’années. Cet amas de lave, ce mélange de feu et de glace qui inspira Jules Verne, est la plus jeune des grandes îles sur Terre. Ce pays pittoresque scindé entre deux plaques, l’une européenne et l’autre américaine, menace chaque jour de poursuivre son écartement. Les 200 volcans souterrains réchauffent cette terre de glace et hantent les esprits des habitants, dépendants de la volonté des éléments.
Dans cette région ancestrale, terre des Vikings, où la langue n’a pas changé depuis mille ans et où l’on croit toujours aux elfes, se joue aussi l’avenir de l’Homme. Nicolas Hulot nous guide à travers la « planète Islande » aux paysages si proches de ceux de Mars. Voyage au centre de la terre et dans les cieux. L’épopée islandaise vous attend.
A la veille des élections régionales, plusieurs politiques s’insurgent de cette diffusion. « Comme par hasard, TF1 -chaîne proche du pouvoir- programme un numéro spécial de Ushuaïa Nature à la veille du premier tour. Pour faire voter écolo, il n’y a pas mieux. C’est le même coup qu’avec le film « Home », diffusé avant les européennes » a notamment dénoncé le député socialiste Julien Dray sur le site internet de l’Express. « L’émission d’Ushuaïa parlera d’Islande et non pas de la France » a indiqué pour sa part TF1 à nos confrères précisant que « l’émission est généralement diffusée la semaine sauf cette saison où le mercredi est dédiée aux séries américaines et au football ».
Et vous qu’en pensez-vous ?
« Ushuaïa Nature », à 20h45 sur TF1, le samedi 13 mars 2010.
Plus d’infos : www.ushuaia.com
Retrouvez les propos de Julien Dray sur http://www.lexpress.fr/actualite/politique/ushuaia-sur-tf1-a-la-veille-des-elections-dray-proteste_853208.html
Le 10 mars 2010 par Fabienne Broucaret ·
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Voici les cinq lauréates du Prix Terre de Femmes de la Fondation Yves Rocher – Institut de France. La 9ème cérémonie s’est déroulée le 8 mars dernier. Ce prix récompense des femmes éco-citoyennes, militantes du quotidien et souvent anonymes, qui agissent en faveur de l’environnement.
Les 3 lauréates françaises
N°1 : Violaine Neto-Gameïro
Elle a été récompensée pour la mise en place d’une ferme école qui forme à la production et à la commercialisation de la spiruline au Burkina Faso.
En trois ans, tout en s’appuyant sur le réseau associatif local, elle a réussi à concrétiser son projet et forme désormais la population de Bobo-Dioulasso à la culture de la spiruline mais aussi à sa commercialisation. D’emblée, elle a fait le choix d’assurer l’autofinancement de la ferme-école par la vente d’une partie de la récolte.
Soucieuse de promouvoir un mode de récolte biologique, Violaine participe à la récupération des déchets végétaux de la ville pour les utiliser comme engrais. Que ce soit à travers son métier de conseillère d’insertion et de probation ou par son association, Violaine entend montrer qu’on peut apprendre en partageant, gagner confiance en réalisant et finalement devenir autonome.
En 2005 Violaine crée l’association Spiruline Solidaire. La première étape de son action a consisté à acquérir un terrain d’1/4 d’hectare à la périphérie de la ville de Bobo-Dioulasso pour réaliser des bassins et les constructions nécessaires à la culture de la spiruline. Elle a pu ensuite développer un système synergique de production de spiruline, de compost, et de plantes ornementales et médicinales bio.
N°2 : Meriem Fradj
Elle a été récompensée pour la création de jardins partagés en Zone Urbaine Sensible à Valence, et ainsi recréer du lien social entre les habitants.
Avec son nouveau projet « Jardins dans la cité », Meriem entend mettre le jardin au cœur de la vie de 120 logements regroupant environ 500 habitants, dans le quartier de Fontbarlettes, à Valence. 4000 m2 à désherber, planter, arroser, autant d’actions qui sont source d’échanges mais aussi de reconnections à la nature. Transformer des bacs de béton en jardinières, créer une cour intérieure arborée et fleurie, aménager des jardins potagers tels une oasis au sein d’un quartier, autant d’actions que Meriem a pu mener et qui lui ont fait apprécier la force de la nature pour susciter lien, partage et respect. Depuis déjà 20 ans, en plus de son activité professionnelle, Meriem agit ainsi localement, durablement, amoureusement pour son quartier.
N°3 : Annick Hugon
Elle a été récompensée pour son soutien au développement économique, éducatif et environnemental de la communauté de Kadiolo au sud-est du Mali.
Tout a commencé en 2004 lorsque Annick et sa famille accueillent Binta, enfant malienne de 2 ½ ans ayant à subir une transplantation cardiaque en France. Une fois guérie, Binta repart parmi les siens à Kadiolo et Annick décide un an plus tard de se rendre sur place. A son retour, Annick, jeune retraitée pleine d’énergie, crée l’association Binkad (pour Binta & Kadiolo) et s’emploie à tisser des liens entre un groupe de femmes du Nord, pour un groupe de femmes du Sud.
Le Grand Prix International Terre de Femmes
Il a été remis à Barbara Ehringhaus pour sa détermination à faire reconnaître le massif du Mont Blanc comme Patrimoine Mondial de l’UNESCO.
La Mention Spéciale Biodiversité
Elle a été décernée à Carole Robert pour le développement d’un programme de formation en République Démocratique du Congo en vue de former des experts écologiques ou «écopreneurs».
Plus d’infos : www.yves-rocher-fondation.org
Le 9 mars 2010 par Fabienne Broucaret ·
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A l’occasion de la Journée de la Femme, Jean-Louis Borloo, ministre de l’Écologie, a reçu hier onze femmes engagées pour le développement durable, dont Yolaine de la Bigne, directrice de la rédaction de Néoplanète, seul magazine spécialisé dans l’environnement représenté à ce déjeuner. Étaient également présentes :
Maïténa Biraben, présentatrice et productrice de télévision, Catherine Chabaud, navigatrice, Cendrine Dominguez, animatrice et productrice de télévision, Claire Escriva, éducatrice environnementale fondatrice du label Écolo Crèche, Maud Fontenoy, navigatrice, Sophie Liger-Tessier, directrice du développement durable au Medef, Claire Nouvian, journaliste, auteur et réalisatrice de films scientifiques, Patricia Ricard, présidente de l’Institut Océanographique Paul Ricard, Coline Serreau, actrice, réalisatrice et scénariste qui sort un documentaire Solutions locales pour un désordre global en avril 2010 et Marion Cotillard, actrice membre de Greenpeace, du WWF et de la fondation Hulot. Elle va prochainement produire un documentaire sur la déforestation Amazonienne.
Pour Jean-Louis Borloo, « toutes les études montrent que les femmes sont avec les jeunes générations, les plus engagées en faveur de la planète. Elles jouent un rôle considérable dans l’évolution des comportements et des mentalités, que ce soit au travail ou à la maison. Avec ce déjeuner, j’ai voulu saluer et rendre hommage à des femmes qui s’engagent, au quotidien et souvent avec courage, en faveur de la planète et des générations futures. C’est aussi une façon de reconnaître qu’en ce début de 21ème siècle, la femme est bel et bien l’avenir de l’homme ».
A lire sur Néoplanète : dossier spécial journée de la femme. Au menu :
- L’interview de Pascale d’Erm, présidente des Ecomamans
- Guide shopping : la panoplie de la maman écolo
– Livres : la green attitude au féminin
- La lettre « Vertes de rage » contre les propos d’Elisabeth Badinter
- Le point de vue d’Alice Audouin sur la polémique écologie et féminisme
Le 8 mars 2010 par Fabienne Broucaret ·
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A l’occasion de la journée de la femme, Néoplanète vous propose plusieurs articles sur les mamans écolos et sur l’écologie au féminin.

photo credit: Raul Tejero
Au menu :
- L’interview de Pascale d’Erm, présidente des Ecomamans
- Guide shopping : la panoplie de la maman écolo
– Livres : la green attitude au féminin
- La lettre « Vertes de rage » contre les propos d’Elisabeth Badinter
- Le point de vue d’Alice Audouin sur la polémique écologie et féminisme
Le 8 mars 2010 par Fabienne Broucaret ·
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Auteur du livre « Devenir une écomaman », Pascale d’Erm fait partie des huit femmes ayant signé la lettre « Vertes de rage » dénonçant les propos d’Elisabeth Badinter sur l’écologie et le féminisme. Journaliste, elle a créé il y a un an l’association des Ecomamans. Le but ? Sensibiliser les femmes à l’écologie de manière pragmatique et montrer que l’on peut chouchouter sa famille tout en respectant la planète.
Qu’est ce qu’une écomaman ?
Il n’y a pas de norme en la matière. Etre une écomaman, c’est adopter des gestes écologiques au quotidien, qu’il s’agisse de trier ses déchets ou de réduire sa consommation d’énergie. C’est aussi changer sa manière de consommer en optant, par exemple, pour des produits locaux, voire bio, et adopter un mode de vie plus naturel. Cela demande de faire preuve de débrouillardise et oblige à appuyer sur la pédale de frein afin de prendre du temps pour le bien-être de sa famille. Pour moi, c’est à la fois un plaisir et une responsabilité. Une écomaman s’informe enfin beaucoup sur l’écologie, notamment en réseau et sur le web. C’est une manière d’apporter sa pierre à l’édifice et de contribuer à protéger l’environnement. Ce qui est bon pour la planète est bon pour nos enfants !
Pouvez-vous nous parler de l’association des Ecomamans ?
Cette association est née il y a un an. Nous comptons désormais une cinquantaine de membres. Nous organisons des ateliers d’information. Le dernier en date portait sur l’alimentation : faut-il plutôt acheter bio ou local ? Privilégier l’équitable ou la proximité ? Des spécialistes extérieurs interviennent lors de ces ateliers thématiques, comme des nutritionnistes et des chefs cuisiniers bio. Des antennes locales vont bientôt voir le jour, en Bretagne, à Aix-en-Provence ou encore à Rueil-Malmaison.
Qu’est ce qui vous a le plus choqué dans les propos d’Elisabeth Badinter sur l’écologie et le féminisme ?
Tout d’abord, sa profonde méconnaissance de l’écologie. Ce n’est pas du tout une sagesse primitive, mais une science. Par ailleurs, les mères écolos ne sont pas en quête d’une mère parfaite comme elle le prétend. Nous savons très bien que l’on ne peut pas éradiquer complètement la pollution sur Terre, mais cela ne nous empêche pas d’être vigilantes et de nous battre. Enfin, nous sommes écolos par choix, et non par injonctions masculines. Je suis en tout cas contente que ses propos aient ouvert le débat, et suscité autant de réactions.
Que conseilleriez-vous à des mamans novices en matière d’écologie et d’environnement ?
Selon moi, il faut commencer par faire le ménage chez soi. Cela permet de faire la chasse aux produits toxiques, ménagers notamment, et de les remplacer. Je conseille de choisir un produit écolo tout en un, en se fiant aux labels. C’est pratique et économique. Deuxième étape : faire un diagnostic de l’alimentation de la famille. A privilégier notamment, les produits frais et les protéines végétales. Cuisiner avec les enfants est aussi une bonne idée pour les éveiller à de nouvelles saveurs. Après, les mamans les plus motivées peuvent passer en revue les jouets, le mobilier, les cosmétiques… Enfin, il me semble essentiel de ralentir le rythme et de prendre du temps pour se poser. Cette ascèse est essentielle.
Infos : http://ecomamans.com/ et ecomamans@gmail.com Prochain atelier le 8 avril prochain sur le thème de l’éducation à l’environnement en milieu scolaire.
A lire : « Devenir une écomaman », Pascal d’Erm Gasselin, Editions Glénat.
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