Le 25 novembre 2009 par Redaction ·
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Après s’être attaqués à la Mondialisation avec leur précédent album, le quatuor du reggae et de la world musique français a dégainé un dernier opus tout aussi engagé : « Ce que l’on sème ». Un album super écolo avec pour toile de fond les problèmes climatiques que viendra compléter un grand concert à Bercy le 16 décembre prochai.
Rencontre avec Guizmo et Christophe, deux des 4 membres du groupe Tryo.
Propos recueillis par Sam Bobino
Tryo, c’est tout d’abord 14 ans de carrière. A quoi attribuez-vous cette longévité ?
Le groupe, c’est avant tout une histoire d’amitié. On s’est rencontré dans une vraie MJC de quartier autour d’une passion commune : la musique. Et chez nous, pas de leader, tous le monde compose, c’est un sens commun artistique. C’est ca aussi qui fait la force de TRYO : chacun est à sa place. C’est comme un puzzle qui ne serait pas complet s’il manquait l’une des pièces. On fait aussi souvent des pauses. On se laisse respirer comme dans un couple (sourire). Ca permet de préserver l’envie de se retrouver. L’envie et le plaisir, c’est ça aussi le secret de Tryo.
Si ça continue vous allez avoir une carrière aussi longue que celle des Stones (sourires)…
On est déjà « stone » avec tout ce qu’on fait en ce moment, ça ne se voit pas? (rires) De toute façon on verra bien où tout ça nous menera. Pour le moment on prend un maximum de plaisir tous les quatre. On verra de quoi demain sera fait mais il n’y a pas de raison pour que ça ne dure pas.
Vous avez une image de groupe écolo. Est-ce que vous revendiquez cette étiquette, aujourd’hui plus que jamais ?
Forcément, puisque l’état de la planète est tellement alarmant, aux dires de toutes les ONG. L’état d’urgence fait désormais partie de notre quotidien et nous influence beaucoup dans l’écriture de nos chansons. Aujourd’hui, avec Copenhague qui arrive à grands pas et l’échec de Kyoto, on se sent plus concernés que jamais.
Justement, l’application du protocole de Kyoto en est à mi-chemin, quel est votre sentiment sur son bilan aujourd’hui ?
Il n’est pas brillant, c’est le moins qu’on puisse dire. Les forêts primaires sont toujours autant saccagées ; on consomme de plus en plus de pétrole en épuisant les sols, en détruisant notre écosystème ; la famine ne cesse d’augmenter et touche un milliard de personnes. C’est plus déprimant que jamais. Et en même temps, il y a un magnifique élan d’optimisme, un sursaut collectif manifesté par toutes ces associations qui proposent des solutions et font évoluer nos mentalités.
Où se situe l’urgence selon vous ?
Si l’on écoute Greenpeace et la plupart des climatologues, il nous faudra sept ans pour diminuer de 50 % les émissions de CO2. Si on attend cette échéance sans bouger, la température sur l’ensemble de la planète augmentera de deux degrés, avec tous les dérèglements que cela implique : inondations, sécheresses accentuées…
Sept ans, c’est justement la durée d’application d’un protocole comme Copenhague…
Oui, c’est pour ça que le sommet de Copenhague est bien plus important que Kyoto et qu’il faut se mobiliser pour faire pression sur les dirigeants du monde. Jamais une mobilisation citoyenne n’aura été aussi nécessaire et primordiale pour la sauvegarde de la planète.
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Le 18 juillet 2009 par Frank Rousseau ·
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Kate Winslet est l’héroine mystérieuse du dernier film de Stephen Daldry, « The Reader », sorti en salles mercredi dernier. L’occasion de découvrir (ou de redécouvrir) l’interview verte de l’actrice réalisée par notre reporter Frank Rousseau lors de la sortie de « Noces Rebelles »…
Primée aux Golden Globe, avec son teint de porcelaine, son regard bleu outre-mer, ses paupières lourdes de mélancolie et ses attaches solides, Kate Winslet , 33 ans, ex héroïne transie d’amour et de froid dans « Titanic » semble s’être enfuie d’un tableau de Botticelli mâtiné Gainsborough. Même si la belle s’est affinée avec le temps, on l’imagine aisément déjeuner sur une nappe en dentelle tendue sur un green du Kent, entourée d’une ribambelle d’enfants, à l’ombre d’un saule pleureur. Un fantasme champêtre lié probablement aux nombreux rôles romantiques qui ont émaillé sa carrière.
Ce qui séduit d’emblée chez cette actrice prodigieuse, c’est surtout son naturel. A des années-lumière des faux-semblants hollywoodiens.
Plus de dix ans après le raz-de-marée « Titanic » – le film de James Cameron rapportera 1.8 milliard de dollars - Winslet et DiCaprio forment de nouveau un couple dans une production signée Sam Mendes. Le mari de Kate à la ville. Titre : « Noces Rebelles ».
Sam Mendes est le réalisateur de ces « Noces rebelles ». Il s’avère que c’est aussi l’homme de votre vie. C’est agréable d’être dirigée par son mari ?
Oui et non. Oui, parce que vous êtes sur le terrain de la confiance. Non, parce que vous aurez toujours des gens qui s’imaginent qu’on m’a filé ce rôle parce que je suis la femme de. J’ajoute qu’être l’épouse d’un metteur en scène exigeant, ce n’est pas toujours évident. Forcément, en rentrant à la maison, nous continuions à parler boulot ! Enfin, pas devant les enfants (rires) Lire la suite





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