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Le 28 septembre 2009 par · 2 commentaires 

D’après un communiqué Europe Ecologie du 23 septembre 2009

Les députés d’Europe Ecologie, membres du groupe Verts/ALE au Parlement européen, ont appris avec stupéfaction l’échec, le 21 septembre 2009, de la réunion européenne visant à protéger le thon rouge de la surpêche.

Comme le demandent les écologistes, la Commission européenne souhaitait inscrire le thon rouge dans l’annexe I de la Convention Cites, ce qui reviendrait à interdire sa commercialisation internationale. Les représentants de la France à cette réunion ont joint leurs voix aux autres Etats riverains de la Méditerranée pour faire échouer la proposition de la Commission.

Ballet de chalutiers dans le port du Guilvinec
Creative Commons License photo credit: Louison1956

Les parlementaires d’Europe Ecologie estiment qu’encore une fois les gouvernements font passer leurs intérêts particuliers avant la défense du bien commun. Ils dénoncent en particulier l’inacceptable rôle de la France
dans ce dossier. Alors que, dans un vibrant plaidoyer prononcé en juillet 2009, le Président de la République s’était engagé à soutenir l’inscription du thon rouge dans la liste des espèces menacées ainsi que l’interdiction de sa commercialisation, les représentants français ont, au contraire, mené bataille à Bruxelles pour empêcher tout accord. Ils ont ainsi contribué à  obliger la Commission européenne à reculer.

Ce double discours est irresponsable au regard de la survie de l’espèce et de la pérennisation sur le long terme de l’activité de dizaines de milliers d’emplois de pêcheurs.

Jean-Paul Besset, député européen, membre de la Commission Pêche du Parlement européen, déclare :

« L’alliance des pays riverains de la Méditerranée contre le thon rouge, au sein de laquelle l’attitude de la France s’est cyniquement révélée contradictoire avec les engagements de Nicolas Sarkozy et du Grenelle de la mer, constitue une posture politique de très court terme, alors que les scientifiques sont unanimes pour déclarer l’espèce en danger. L’échec du 21 septembre hypothèque gravement la capacité des pays membres de l’Union à préserver les ressources halieutiques et à maintenir la biodiversité, enjeu majeur pour la planète au 21ème siècle. Pour autant, les petits intérêts nationaux n’ont gagné qu’une bataille. La guerre pour la sauvegarde du vivant continue et, dans cette affaire, la Commission européenne peut compter sur notre soutien le plus ferme lors de la réunion de l’ICCAT en novembre au Brésil. « 

Le 27 septembre 2009 par · Donner son avis 

Reporters sans frontières sort son nouvel album de rentrée pour soutenir les journalistes environnementalistes : « 100 photos de nature pour la liberté de la presse ». Préfacé par Nicolas Hulot, cet album propose les plus beaux clichés de l’agence Minden Pictures, reconnue pour la qualité de ses photos de faune et de nature.

Les raisons de l’association…

« Dans beaucoup de pays, les journalistes spécialisés dans les questions environnementales se retrouvent aux avant-postes d’une nouvelle ligne de front. Leur travail constitue une menace pour nombre d’entreprises, d’organisations mafieuses, voire d’Etats qui tirent profit d’un usage abusif du milieu naturel. Ces journalistes deviennent alors des témoins gênants, voire des ennemis à abattre.

100 photos de Nature pour la liberté de la pressePour soutenir ces journalistes, devenus les sentinelles de notre planète, Reporters sans frontières publie son nouvel album : 100 photos de Nature pour la liberté de la presse. Cet ouvrage propose les plus beaux clichés de l’agence Minden Pictures, reconnue pour la qualité exceptionnelle de ses photos de faune et de nature.

De nombreux acteurs de la défense de l’environnement ont apporté leur soutien à ce projet : Nicolas Hulot en signant la préface de l’album, Jane Goodall, primatologue et Messager des Nations Unies pour la paix, en accordant un long entretien.

Depuis 1992, Reporters sans frontières a développé l’édition de magazines de photographies – trois numéros par an – afin de financer de manière indépendante ses actions pour la sécurité des journalistes et la liberté de la presse dans le monde.

Reporters sans frontières rend également publique à cette occasion une enquête intitulée « Journaliste environnementaliste, un combat périlleux ». Ce document pointe notamment l’indifférence, voire la complicité, de certaines autorités peu soucieuses de protéger des journalistes qui prennent le risque d’informer sur les atteintes à l’environnement. A travers l’étude de treize cas de journalistes et de blogueurs tués, agressés, emprisonnés, menacés de mort ou censurés pour avoir traité de problèmes environnementaux, l’organisation rappelle la nécessité d’une presse libre pour résoudre les défis écologiques. En Russie, au Cambodge, au Brésil, ou même au coeur de l’Europe, en Bulgarie, des professionnels des médias prennent des risques pour nous alerter sur les méfaits des prédateurs de l’environnement. »

Cet album est mis en vente depuis le 17 septembre, au prix unique de 9,90 €, chez tous les marchands de journaux, librairies, Fnac, Virgin, Relay, Maison de la Presse, Mag Presse, France Loisirs et les magasins Naturalia.

Pour télécharger le rapport Presse & Environnement : http://www.rsf.org/IMG/rapport_fr_md.pdf

Plus d’informations sur l’album : http://www.rsf.org/100-photos-de-Nature-pour-la.html

Le 9 septembre 2009 par · 5 commentaires 

Scandale en Chine ! Les propriétaires de chiens vont être sommés d’abattre eux-mêmes leur animal de compagnie. Jusqu’où ira l’homme ?

Les explications de l’IFAW, d’après un communiqué du 9 septembre 2009…

Des informations provenant de Chine indiquent qu’un nouvel abattage massif de chiens débutera jeudi dans le district de Qinhuangdao au sein de la Province d’Hebei près de Pékin. Les chiens de particuliers qui n’auront pas été tatoués et vaccinés devront eux aussi être abattus au même titre que les animaux errants.

peek-a-boo
Creative Commons License photo credit: kisses are a better fate than wisdom

Les propriétaires dont les chiens mesurent plus de 30 cm au garrot ou sont considérés comme “dangereux” sont sommés de les abattre eux-mêmes le 10 septembre au plus tard. Si ces animaux sont encore en vie après cette date, la police lancera des escadrons d’abattage lesquels quadrilleront le district pour tuer ces animaux. Les propriétaires devront alors s’acquitter d’une amende pour l’abattage.

Alors que les autorités considèrent ce plan d’abattage comme étant une réponse aux accidents de morsures de chien survenus récemment dans le district, la directrice du bureau Asie du Fonds international pour la protection des animaux, Grace Ge Gabriel, réfute cette explication. “ Que Qinhuangdao choisisse ce moment précis pour réguler la population de chiens n’a d’autre but que celui de “nettoyer” les rues afin d’offrir un beau spectacle le 1er octobre, jour de la fête nationale de la Chine populaire. Cependant, en traitant les animaux avec cruauté, la municipalité fait tout le contraire. Cet abattage massif de chiens va provoquer l’indignation des chinois et scandaliser le monde entier, entachant de nouveau l’image de société harmonieuse que souhaite donner la Chine.

Actuellement, la Chine ne dispose d’aucune loi de protection animale ce qui empêche tout recours juridique contre la cruauté infligée aux animaux ou contre les abattages de ce type.

“Tuer des chiens qui ont des propriétaires est une violation des droits élémentaires du citoyen chinois,” déclare Gabriel. “Bien qu’il n’existe aucune loi en Chine pour mettre un frein à la cruauté infligée aux animaux, sa Constitution mentionne la protection de la propriété personnelle laquelle inclut celle des animaux de compagnie.”

En l’absence de programmes de prévention antirabique, de contrôles cohérents des populations canines ou de programmes d’éducation relatifs à la responsabilité qu’implique celle de détenir un animal de compagnie, les municipalités appuient souvent leur politique de gestion des chiens sur l’abattage massif pour contrôler les populations et lutter contre la rage. En mai dernier, plus de 40,000 chiens ont été abattus à Hanzhong, dans la Province de Shaanxi. “Ces mesures brutales d’abattage des chiens témoignent de la nécessité de mettre en place une législation qui garantisse un traitement humain de tous les animaux,” poursuit Gabriel.

Cependant, le gouvernement central collabore avec IFAW et d’autres organisations en Chine pour rédiger une loi de protection animale qui est selon Gabriel le seul moyen d’assurer un traitement respectueux des animaux à long-terme.

“Qinhuangdao doit mettre un terme à l’abattage massif des chiens et réfléchir aux réponses à apporter pour éradiquer les causes favorisant la surpopulation des animaux et la propagation de la rage. Entre autres réponses, la vaccination et la stérilisation des animaux sont primordiales.”

“Nous sommes bien évidemment satisfaits que l’ébauche de la première loi chinoise de protection animale soit presque terminée mais malheureusement je crains qu’il soit tout de même trop tard pour les dizaines de milliers de chiens à Qinhuangdao,” conclut Gabriel.

Le 9 septembre 2009 par · 1 commentaire 

Les associations environnementales françaises ne pouvaient rester indifférentes au projet d’alliance entre le parti des chasseurs de Frédéric Nihous, le CPNT (Mouvement de Défense des Chasseurs), et l’UMP.

Vous trouverez ci-dessous leur position commune parue dans le journal Libération du 28 août 2009.

Campagne Aixoise

Creative Commons License photo credit: alpha du centaure

NON A L’ALLIANCE CONTRE NATURE !

Cet été, CPNT est sorti du bois, tandis que l’UMP affichait sa compassion. Las de « prendre des claques », Frédéric Nihous a, en effet, cherché refuge auprès de Xavier Bertrand pour dessiner un avenir plus serein à son mouvement d’extrême chasse qui n’en finit pas d’agoniser. S’il n’appartient pas aux ONG apolitiques d’entrer dans la stratégie politicienne, les associations ne peuvent rester indifférentes aux manoeuvres qui sont contraires aux valeurs environnementales élémentaires.

Pourquoi ? Parce que cette connivence CPNT/UMP serait, d’une part un mépris flagrant à l’égard des acteurs qui se sont investis dans le Grenelle de l’Environnement et de la Mer à la demande du gouvernement et, d’autre part, une décrédibilisation des engagements de ce dernier malgré l’urgence reconnue des mesures à prendre. Adepte de la contestation systématique de toutes les majorités au pouvoir, CPNT ne voit l’avenir qu’au bout du canon. La manifestation de chasseurs à Valenciennes (marquée par de violentes échauffourées avec les forces de police et des dégâts importants à la charge du contribuable) est, à ce titre, exemplaire.

De même, quelques morceaux choisis parmi les déclarations de ce mouvement en donnent la mesure :

- Propos du représentant CPNT de Charente Maritime en commentaire des dates d’ouverture de la chasse au gibier d’eau adoptées par le ministère de l’Ecologie : «C’est une honte. Pauvre France !!! Voilà mon sentiment sur ce torchon, ce ramassis d’incohérences que certains osent encore appeler arrêté ministériel.». En réalité, ces dates sont les mêmes que celles de l’année passée et correspondent à l’accord signé entre chasseurs, associations environnementales et ministère de l’Ecologie dans le cadre de la Table Ronde Chasse en juillet 2008.

- Sur la taxe carbone : Si CPNT comprend qu’il convient de lutter contre le dérèglement climatique, le mouvement qui se dit de la ruralité dénonce la préconisation générale de la taxe carbone telle qu’envisagée par M. Rocard et ouvre pour obtenir une dérogation générale pour les ruraux !

- Sur la pêche et les ressources halieutiques : selon F. Nihous, « la commission de Bruxelles est en train de tuer la pêche artisanale française alors même que nos ressources en poissons sont abondantes. » !!! Faisant fi des alertes émises sur le déclin des ressources, par les organismes de recherches internationaux et, en premier lieu, Ifremer.

Ces déclarations montrent que cette alliance se fera sur la base de discussions très éloignées de la politique gouvernementale engagée depuis deux ans, notamment dans le domaine du développement durable et de la sauvegarde de la biodiversité. En bref, cette alliance sera contraire au sens de l’histoire. CPNT se sert de la ruralité comme levier pour prêcher l’exception fiscale en faveur de certaines « niches » agricoles, piscicoles, cynégétiques, etc … à travers une idéologie antiécologiste et antieuropéenne.

Le gouvernement a déjà « offert » un secrétariat d’Etat à la ruralité dans le remaniement gouvernemental de juin dernier, à la suite de la mission confiée par Michel Barnier, ministre de l’Agriculture, à Frédéric Nihous. On peut imaginer que la négociation qui aura lieu entre Xavier Bertrand et Frédéric Nihous se fera à la faveur d’un partenariat entre UMP et CPNT « sur la base d’un accord programmatique gagnant-gagnant… On veut [selon le leader de CPNT] le règlement d’un certain nombre de dossiers auxquels on tient comme celui des dates d’ouverture de la chasse au gibier d’eau, celui de la sylviculture dans le Sudouest ou encore la diversité agricole… Si ça marche, on intègrera le comité de liaison de la majorité présidentielle.».

Autant dire que la Table ronde de la chasse, mise en place par Jean-Louis Borloo, n’a plus lieu d’être. Par ailleurs, il est à craindre que la politique française sur l’agriculture, la forêt et la pêche tienne peu compte des ressources naturelles et conduise à des voies sans issue écologiques. Dans de telles circonstances, les raisons politiques de court terme à l’aube d’élections régionales qui visent à élargir la majorité de droite sontelles judicieuses ? Le Président de la République et le gouvernement se sont engagés, depuis 2 ans, dans le défi de l’écologie par l’action et le pragmatisme en associant largement tous les acteurs de la société (méthode Grenelle) sans y mêler l’idéologie.
L’empreinte de CPNT, qui bafoue le droit, ne reconnaît pas les Directives Européennes, méprise le déclin dramatique de la biodiversité, etc … n’est pas compatible avec l’engagement écocitoyen qui se fait jour aujourd’hui.

Yann Arthus Bertrand – Président de Good Planet
Allain Bougrain Dubourg – Président de la LPO
Sébastien Genest – Président de FNE
François Letourneux Président du Comité UICN
Serge Orru – Directeur Général de WWF France
Hubert Reeves – Président de la Ligue ROC

Le 7 septembre 2009 par · 4 commentaires 

D’après un communiqué LPO du 30 août 2009

LPO« Dans les Landes, Allain BOUGRAIN DUBOURG, président de la LPO, les membres de la LPO Aquitaine et de la SEPANSO Landes ont visité ce dimanche 30 août de nombreuses installations illégales de capture de Bruant ortolan, espèce protégée. Ils ont procédé à la libération de plusieurs dizaines d‘oiseaux prisonniers des «matoles» et ont neutralisé plus de 200 pièges.

Il faut savoir que le Bruant ortolan est une espèce nicheuse en déclin dans tous les pays d’Europe (Belgique, Pays-Bas, France, Italie, Allemagne, Autriche…) sauf en Pologne, Bulgarie et pays baltes.

Les prélèvements effectués en France par cages pièges, appelées localement matoles, et pratiqués dans les Landes de la mi-août à fin septembre, sont de 30.000 voire 50.000 oiseaux selon les années, soit l’équivalent des populations nicheuses du Benelux, de l’Allemagne, du le Danemark, de la Tchéquie, de l’Autriche et de la Slovaquie réunies, d’où sa protection officielle par arrêté ministériel du 5 mars 1999.

Song Sparrow / Bruant Chanteur
Creative Commons License photo credit: Eric Bégin

Voilà maintenant 4 ans que la LPO s’investie sur le terrain pour dénoncer la situation de tolérance établie entre l’administration et les braconniers sans résultat concret. Malgré les promesses faites par le Ministère de l’Ecologie pour mettre un terme à cette situation, seuls huit procès verbaux ont été dressés l’année dernière alors que le nombre de braconniers est évalué à plus de 1200. Aujourd’hui, les équipes de la LPO constatent que la situation reste inchangée.

A la veille de l’année mondiale pour la biodiversité, la LPO demande que l’Etat assure fermement son rôle de lutte anti braconnage, en espérant que le dossier ortolan ne traînera pas en longueur comme celui des tourterelles du Médoc (l’Etat a fermé les yeux sur ce braconnage pendant plus de 20 ans…) »