Le 18 décembre 2008 par Vincent Rondreux ·
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Il y a quelques centaines de millions d’années, la Terre ne portait qu’un seul continent, énorme : La Pangée. Puis, il y a environ 200 millions d’années, au temps des dinosaures, ce « super » continent a commencé à se disloquer, donnant naissance à deux parties et à ce qui allait devenir l’Océan Atlantique. Aujourd’hui, au fond des eaux, satellites et bateaux distinguent des parties très lisses et d’autres très sévèrement accidentées, avec des vallées et des falaises parfois hautes de plusieurs kilomètres, influençant les courants marins des profondeurs et par voie de conséquence les climats. Comment ce relief a-t-il bien pu se former ? Des scientifiques viennent de montrer que ces failles et collines abyssales sont liées à la dislocation de la Pangée. Cette dislocation s’est d’abord faite avec des fonds marins « sous-tendus par des roches partiellement fondues, anormalement chaudes », souligne-t-on à l’Ifremer (*). Ce qui explique l’existence de fonds très lisses. Puis, après environ 100 millions d’années d’extraction de laves, tout s’est refroidi. Le sol est devenu cassant, et il a craqué, créant des zones beaucoup plus « accidentées » et qui, au final, devaient influencer la circulation des eaux profondes et les climats jusqu’à nos jours.
Initiée par Walter Roest, responsable du département de Géosciences Marines au Centre Ifremer de Brest, et par le professeur Müller de Sydney en Australie, cette étude internationale pourrait par la suite permettre de mieux connaître les variations climatiques historiques de ces dernières 200 millions d’années. Elle a fait l’objet d’un article paru ce 18 décembre dans la revue Nature. V.R. www.ifremer.fr.
(*) Ifremer : Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer.
Le 9 décembre 2008 par Vincent Rondreux ·
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L’émergence du développement durable et de l’éco construction génère de nouveaux besoins de compétences dans les métiers du bâtiment. Ayant visiblement pris conscience de ces enjeux, l’Association pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) propose à partir de janvier, et dans plus de 100 centres AFPA, de nouveaux stages de perfectionnement, de courtes durée (2 à 5 jours) pour les salariés ou les demandeurs d’emploi. Objectifs : une meilleure maîtrise des gestes, une plus grande polyvalence, une autonomie accrue sur les chantiers. Et sans oublier la sensibilisation à la construction écologique, aux énergies renouvelables et aux économies d’énergie. Inscriptions dès à présent, tél. : 08 26 46 14 14. Internet : www.afpa.fr
Le 8 décembre 2008 par Vincent Rondreux ·
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Distraire tout en évoquant des phénomènes complexes poussant jusqu’aux origines de la vie, être à la fois une invitation au rêve et une initiation aux sciences marines : c’est l’objectif d’un Océan de savoirs, livre publié par l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (IFREMER) aux Editions Privat. L’objectif est atteint. De chapitre en chapitre, le lecteur part au cœur de l’imaginaire de la mer, de ses oasis de vie des abysses, de ses mécanismes, de sa fragilité, de son potentiel d’énergie… Et il y découvre le travail de l’Ifremer, de ses explorateurs des grands fonds, tous des océanautes sur les traces de Jules Verne et de son capitaine Nemo.
Sous-marin habité Nautile. Crédit: Ifremer/Eric Lacoupelle
Des poissons menacés à la vie des sources hydrothermales, des rapports intimes entre océans et atmosphère à la faune la plus surprenante, de la fragilité de l’écosystème à la force des puissances en jeu, voilà un véritable voyage aux sources de notre monde. Un trait d’union entre nos rêves et la réalité des scientifiques qui aide à mieux comprendre le fonctionnement de la Terre.
Un océan de savoirs, livre de l’Ifremer, illustré avec 150 images dont de somptueuses photos sous-marines. Paru aux éditions Privat. Prix indicatif : 35 euros. www.ifremer.fr
Saupes grises à lignes jaunes. Photo: Ifremer/Marc Taquet
Le 7 décembre 2008 par Vincent Rondreux ·
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S’il n’a pas (encore) d’espace réservé à l’environnement, le Salon nautique de Paris, ouvert jusqu’au 14 décembre, se montre néanmoins de plus en plus sensible au développement durable : la consommation des moteurs hors-bord a diminué de l’ordre de 50 % en quelques années, des cuves de stockage des eaux sales sont de plus en plus souvent installées sur les bateaux neufs, un label bateau bleue a été développé par la Fédération des industries nautiques, la fabrication des coques se montre de moins en moins polluante, les énergies solaires et éoliennes s’invitent à bord, des produits d’entretien « propres » se développent, des bois des ponts de bateau sont certifiés FSC…
Un vedette: le moteur électrique
Mais il y a encore mieux : de nouveaux concepts émergent. Un bateau à moteurs en projet joue avec ses formes et avec les technologies des voiliers de course pour consommer moins, un voilier recharge ses batteries grâce ses hélices, un canoë a été conçu avec du lin, un bateau-hôtel utilise l’énergie solaire pour se déplacer… Et l’on trouve même de vrais moteurs électriques, garantis fiables et sans entretien, jusqu’à l’équivalent de 27 chevaux ! Notamment à visiter : les stands de Propelec (moteur électrique), Dragonkraft (canoë fabriqué avec de la résine à l’huile de lin), Soleil d’Oc (bateau-hôtel solaire), Ecoceane (navires de récupération des déchets flottants et d’hydrocarbures), Prix bateau bleu (fédération des industries nautiques), Ifremer (environnement côtier), voile traditionnelle, Boero et Matt Chem (produits d’entretien biodégradables), Omega Sails (aile de traction pour bateau)…
Nautic, Salon nautique de Paris, Parc des expositions de la Porte de Versailles, jusqu’au 14 décembre, de 10 h à 19 h. Nocturne vendredi 12 décembre jusqu’à 22 h. Entrée : 13 euros, gratuit pour les moins de 16 ans. www.salonnautiqueparis.com
Le 5 décembre 2008 par Vincent Rondreux ·
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« Ecoutons les habitants des régions isolées. Ils ont les solutions à nos problèmes». C’est le photographe Nicolas Mingasson qui parle. Il dirige une exposition de photographies sur les grilles du Jardin du Luxembourg jusqu’à la fin de l’année : Terre des pôles.
Expert en logistique dans les expéditions du Grand Nord, Nicolas Mingasson est partie en croisade pour l’avenir de la Terre. Son arme : un Leica. Ses actions : une exposition « Terre des pôles » actuellement au Sénat et dans laquelle il fait partager la vie des populations de l’Arctique russe soumis au réchauffement climatique (lire en encadré), un livre Terre des Pôles, préfacé par Jean-Louis Etienne et avec des interventions de pointures comme le climatologue Jean Jouzel et le navigateur Michel Desjoyaux (1), un projet photographique « Sentinelles de la planète» à travers lequel les populations isolées pourraient bien « nous apprendre à vivre autrement », annonce-t-il…
“Les populations isolées ont conservé un mode de vie que nous n’avons plu”
Car, pour Nicolas Mingasson, il n’y a aucun doute : ce sont nos modes de vie qui sont à l’origine de nos problèmes de changement climatique et de perte de biodiversité. Et les solutions se trouvent chez les habitants de toutes les régions isolées du globe : les régions polaires, les îles… « Nous, Occidentaux, nous vivons dans un monde qui nous semble sans limite ou avec une limite que nous voulons toujours repousser. Les populations isolées, elles, qu’elles soient dans l’Arctique russe ou sur une île tropicale, vivent dans un espace clairement fini, limité, par le climat, par la mer. Elles ont conservé un mode de vie, une psychologie que nous n’avons plus. Quand on est né dans un monde fini, on n’a pas envie de repousser les limites de ce monde. Pour eux, c’est évident qu’il faut fermer le robinet. Ils ne se posent même pas la question », explique Nicolas Mingasson.
Changement climatique: un débat à élargir
Et l’artiste de citer son propre exemple : « Un jour, dans une expédition en Arctique, je n’avais pas assez d’essence. J’étais un peu court. Je me suis dis : tant pis, je vais en acheter. Mais, sur place, la réponse des locaux a été très claire : non, tu ne peux pas en acheter. On en a mais on en a besoin pour la pêche cet hiver. Donc j’ai du faire autrement, rester et changer tout mon programme. Je vivais bel et bien dans un monde fini. » Conséquence : Nicolas Mingasson estime que le débat autour du changement climatique est un peu trop réservé aux scientifiques purs et durs et mériteraient plus d’interventions de philosophes, psychologues, sociologues, historiens…
(1)Terre des Pôles, livre paru aux éditions Jean di Sciullo, éditions Terre des Sciences. Septembre 2008.
Terre des pôles au Sénat
L’exposition Terre des Pôles de Nicolas Mingasson est visible du 24 septembre au 4 janvier sur les grilles du Jardin du Luxembourg, dans le cadre de la quatrième année polaire internationale. On y voit quarante de ses clichés pris en noir et blanc, en Arctique : des paysages, mais aussi des scientifiques, des éleveurs, des pêcheurs, des Russes qui ouvrent la porte du Pôle Nord aux chercheurs et autres aventuriers. Ces photographies sont complétées par 40 autres prises de vue en couleurs et provenant pour leur part de l’Antarctique. Elles sont signées François Lochon, Nicolas Dubreuil, Eric Lefebvre, Jean-Robert Petit, Yves Soulabaille, Kjelle Ove Storvik et Karim Agabi. Cette exposition devrait par la suite voyager sur la planète.

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