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Le 26 août 2010 par Vincent Rondreux · 3 commentaires 

L’association « Familles rurales » a publié les résultats de son « Observatoire des prix des fruits et légumes ». On y apprend qu’un produit bio peut coûter jusqu’à deux fois plus cher que le traditionnel.

vegetables at the marketL’enquête a été menée grâce à 80 membres de l’association qui ont parcouru 38 départements en juin et juillet. Ils ont relevé les prix de 8 fruits et 8 légumes, aussi bien « bio » qu’issus de l’agriculture traditionnelle. Résultat ? Le panier de fruits bio (pomme, melon, abricot, cerise, fraise, pêche, nectarine, poire) est 68% plus cher que le même panier composé de fruits classiques. Le panier de légumes bio (aubergine, carotte, courgette, haricot vert, poivron, pomme de terre, tomate, salade) est 69% plus cher que le même panier de légumes issus de l’agriculture traditionnelle. Les disparités atteignent des sommets pour certains produits comme les nectarines et les haricots verts.

Point intéressant : selon les relevés de prix de Familles rurales, les fruits et légumes « bio » coûtent plus chers en supermarchés et hard discount qu’en magasins spécialisés dans le « bio ».

Mais ce qu’oublie l’enquête, c’est que manger bio, c’est une philosophie, une hygiène de vie. Il est possible de manger bio à moindre coût si l’on s’en donne la peine et si on change ses habitudes. La preuve par dix.

Outre leur richesse en vitamines et en oligo-éléments, les aliments bio ont un « effet rassasiant, dû à leur plus grande densité en nutriments et à la richesse en fibres des produits végétaux », explique Lylian Le Goff dans son livre Manger bio, c’est pas du luxe. Autrement dit, on a besoin de moins de pâtes complètes bio que de pâtes classiques pour se nourrir… Et puis, le bio c’est aussi et surtout une philosophie de vie, une recherche d’harmonie avec son environnement, comme le soulignent tous les spécialistes.

Voici donc dix conseils pour consommer vert sans faire virer son compte en banque au rouge.

1° Se fournir directement auprès des producteurs (ou, à défaut, préférer les circuits courts). En privilégiant la proximité, on limite les surcoûts intermédiaires : transport, distribution… On permet au producteur de mieux vivre de son travail, sans forcément payer plus cher.

2° Acheter en vrac. De nombreux magasins bio proposent des produits sans emballage : céréales, légumes, fruits, produits secs, plantes… Sans conditionnement, les coûts sont réduits.

3° Se mettre aux fourneaux ! En préparant soi-même un plat au lieu d’acheter l’équivalent tout prêt et non bio, on rentabilise très vite le temps passé. C’est vrai  pour les carottes râpées mais aussi pour les tartes, les pizzas, les gâteaux… Mangez régulièrement cru. À défaut de jardin, n’hésitez pas à cultiver en pot persil, thym, laurier, coriandre, romarin, cerfeuil… Autant d’arômes que vous aurez toujours sous la main, à moindre coût.

4° Mieux connaître les fruits et légumes. Leur peau est pleine de fibres. Si elle est bio, elle se mange et renforce la sensation de satiété. Au lieu My first strawberries of this season...de l’éplucher, il est donc préférable de brosser l’aliment sous l’eau. De plus, le bio permet de (re)découvrir de nombreux légumes anciens, pas forcément chers : topinambour, rutabaga, panais, salsifis, crosne, variétés de courges…

5° Respecter les saisons. Les produits saisonniers sont moins chers quand on les achète à la bonne époque. En hiver, bannissez fraises et cerises de votre panier !

6° Manger moins de viande. Les nutritionnistes soulignent que la surconsommation de viande est mauvaise pour la santé ; ils déconseillent même d’en manger le soir. Un motif excellent pour faire des économies !

7° Bien choisir avant d’acheter. Regardez les prix : certaines viandes sont plus onéreuses que d’autres, sans être plus nourrissantes pour autant. Les morceaux de bœuf à mijoter (ragoût, pot-au-feu, bourguignon) sont intéressants pour le porte-monnaie. Autre exemple : tant qu’ils sont extra-frais, les poissons les moins chers comme les maquereaux, les sardines, les merlans et même les tacauds, sont excellents.

8° Redécouvrir les légumineuses. Les haricots, flageolets, lentilles, pois cassés, pois chiches, ou encore soja remplacent avantageusement la viande, grâce à leur apport en protéines. Lylian le Goff a fait le calcul : « À ration protéique égale, soit 20 g de protéines par portion pour une personne, l’association de 100 g de céréales bio et de 50 g de légumineuses bio est nettement moins chère que l’équivalent carné, à savoir 100 g de viande non bio ».

9° Préparer des repas équilibrés. Il s’agit de mieux connaître ce que l’on mange. Sans forcément devenir végétarien, on peut faire très bien manger en mélangeant céréales et légumineuses, ou céréales et viande ou poisson, en alternant repas avec et sans viande : couscous avec de la semoule de blé complet, riz ou pâtes accompagnés… En bref, se régaler à moindre coût !

10° Apprendre à utiliser les restes. Inutile de jeter : il suffit de trouver le bon accommodement, notamment en associant céréales et viande ou céréales et légumineuses. Quant aux radis, carottes et navets, même leurs fanes se conservent : vous pouvez les émincer dans une salade de crudités, les cuire à l’eau ou encore les braiser.

A lire :

• Manger bio, c’est pas du luxe, de Lylian Le Goff, éditions Terre vivante.

• Manger bio, c’est pas cher, de France Guillain, Éditions Jouvence.

•Cuisiner bio, mode d’emploi, de Valérie Cupillard, éditions La Plage.

Sur la toile. Producteurs, préparateurs, importateurs et distributeurs… Tous sont répertoriés dans l’annuaire officiel des professionnels de la bio. À consulter sur http://annuaire.agencebio.org/






Le 16 septembre 2009 par Vincent Rondreux · Donner son avis 

88 g de CO2/km pour une smart, 500 pour une Lamborghini !

Chaque année, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) actualise une base de données sur les véhicules vendus en France. L’occasion d’établir un classement des meilleures voitures neuves en matière d’émission de CO2.

Pour 2009, quelques modèles arrivent à passer sous les 100 g de CO2 par kilomètre et sont donc classées dans la catégorie A des étiquettes « énergie ». Gageons qu’elles seront bien plus nombreuses l’année prochaine…

Toyota iQDiesel :

1- SMART FORTWO 0.8L BVM5, 88 g de CO2/km.
2- FORD nouvelle FIESTA 3P/5P 1600 TDCi (90ch) ECOnetic
SEAT nouvelle IBIZA 5P et SC 1.4TDI (80ch) FAP ECOMOTIVE, 98 g. CO2/km
4- VOLKSWAGEN POLO 1.4TDI (80ch) FAP BLUEMOTION, 99 g. CO2/km
5- SMART FORTWO CABRIOLET (et coupé) CDI (30kW) SOFTIP/SOFTOUCH, 101 g CO2/km

Essence :

1-TOYOTA iQ 68 VVT-I, 99 g. CO2/km
2-DAIHATSU CUORE II BVM5 et TOYOTA PRIUS (75ch) VVT-i, 104 g CO2/km
4- PEUGEOT 107 3P/5P 1.0e 12V, CITROEN C1 3P/5P 1.0i et TOYOTA NOUVELLE AYGO 3P/ 5P 1.0 VVT-I, 106 g. CO2/km

En revanche, voici les véhicules qui décrochent les plus gros cartons rouges.

Diesel :

VOLKSWAGEN TOUAREG 5.0 V10 TDI R50 FAP TIPTRONIC, avec 315 g de CO2/km. Les Mercedes-Benz GL 420 et Nissan Patrol sont également au dessus de 300 g.

Essence :

Les LAMBORGHINI MURCIELAGO décroche le record toutes catégories en flirtant avec les 500 g de CO2/km, suivi par plusieurs modèles de Bentley à 465 g.

Le 24 août 2009 par Vincent Rondreux · Donner son avis 

Le marché du bois pour la construction et l’aménagement a le vent en poupe, mais avec le risque d’accroître la pression sur les bois exotiques ou de renforcer le traitement chimique des bois.

Pour valoriser des essences locales de qualité moindre comme le peuplier, une technique plus écologique et issue de savoirs ancestraux consiste à chauffer le bois pour le débarrasser de son eau et le rendre plus résistant : ce sont des bois modifiés thermiquement (BMT). En Ile-de-France, l’entreprise Dumoulin Bois développe ce procédé, réalise de nouveaux produits, et espère bien créer de nouveaux emplois.

www.bois-modifie-thermiquement.com

Bois modifié (c) D.R.

Le 23 août 2009 par Vincent Rondreux · 2 commentaires 

Le Grenelle de la mer a déterminé les grandes lignes d’action de la France pour l’avenir. Outre la gestion durable de la pêche, il faut y voir au moins deux ambitions de premier plan : le développement rapide et important des aires marines protégées (20% du territoire couvert en 2020, dont la moitié en réserve de pêche) ainsi qu’un plan « Energies bleues » (6000 mégawatts d’énergies marines en 2020) avec un « centre d’essai de rang mondial ». Au programme, en particulier en Outre-Mer : énergie thermique des mers, climatisation, éoliennes flottantes, énergie des vagues, énergie des courants…

La vie en bleu (c) V.R.La vie en bleu 2 (c) V.R.

Le 28 juin 2009 par Vincent Rondreux · 1 commentaire 

Une étude scientifique de l’association européenne pour les voitures électriques à batteries, Going-Electric, précise les différents avantages de ce mode de propulsion.
Avec le mix énergétique européen, les véhicules électriques génèrent moins de la moitié du CO2 des véhicules classiques, et consomment également moins d’énergie. Autres atouts : ils ne demanderont pas de nouvelles infrastructures jusqu’à ce que le parc d’automobiles électriques atteigne 20-25% de l’ensemble des véhicules.

Plus d’infos sur : www.going-electric.org

Tesla