Le 19 octobre 2010 par Elise Morin ·
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Philippe Rahm est architecte et designer. Depuis les années 90, il développe une «Architecture météorologique». Cette architecture dématérialisée privilégie les modifications chimiques, biologiques et électromagnétiques de l’environnement, à la place des matériaux solides du bâti habituel. Travaillant « l’invisible » (la température, les variations d’humidité, la lumière, l’air et ses mouvements), son «Architecture météorologique» contribue à une réflexion sur l’environnement en faisant de la responsabilité climatique de l’architecture un remède naturel à respirer, à goûter, à vivre….
Dans le cadre de la Carte Blanche que lui a accordée le VIA(*), Philippe Rahm développe une double hypothèse sur la manière contemporaine d’habiter.
D’une part, en proposant des dispositifs alternatifs de chauffage, d’aération, d’éclairage, de mobilier, il nous invite à prendre de la distance à l’égard d’une modernité simplificatrice. Dans cette modernité qui a fait de nos lieux de vies des espaces parfaitement homogènes, nous constatons désormais les conséquences néfastes sur notre environnement.
D’autre part, en tenant compte dans l’élaboration de ses propositions de l’impact physiologique que peut avoir l’architecture sur le corps humain – jusqu’à y intégrer les notions de sensation et de plaisir – il propose un dépassement de la simple fonction d’habitat.
(*)Le VIA : Valorisation de l’Innovation dans l’Ameublement. Le VIA est une galerie située dans le 12ème arrondissement. Par l’organisation d’expositions traitant du design mobilier et du cadre de vie, elle constitue un reflet permanent du design français et contribue à la connaissance du design international. Elle organise environ 5 expositions par année.
Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site internet de Philippe Rahm
Le 5 octobre 2010 par Elise Morin ·
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Comment résoudre le problème de l’emballage plastique d’une bouteille d’eau et de son recyclage ? Jusqu’au 30 janvier 2011, Le Laboratoire présente une exposition inédite sur le thème de l’eau et de son transport. Comment le rendre plus naturel ? Pour répondre à cette problématique, le designer François Azambourg et le scientifique Don E. Ingber ont inventé un modèle de contenant qui soit au plus proche de la nature : une « bouteille » qui serait composée de son contenu sur le modèle d’une cellule biologique. En bref, une bouteille consommable. Ecoutez ci-dessous, l’interview de François Azambourg.
La cellule biologique ne sépare pas le contenant et le contenu, tous les deux sont nécessaires, utiles, fonctionnels. Cette idée originale de David Edwards a initié la création de bouteilles consommables. Une rencontre art-sciences. Cette recherche a été menée par François Azambourg, designer et professeur à l’ENSCI et son équipe : Flavien Berger, Laurent Milon, Baptiste Viala et Charlie Zehnlé. L’équipe de designer a étroitement collaboré avec l’équipe scientifique composé de Donald E.Ingber, professeur en biotechnologie à l’université d’Harvard Sidi A.Bencharif, chercheur en biomédecine à l’université d’Harvard Raphaël Haumont, enseignant chercheur à l’université Paris XI Jonathan Kamler et Paulina Mustafa du LaboGroup.
Légendes photos :
- La « CellBottle » – « Une bouteille d’eau en eau
– 4 prototypes pour 4 formats à venir de la bouteille consommable.
– Prototype de bouteille consommable contenant de l’eau parfumée à la fraise. Dégustation possible au Laboratoire.
Le 21 septembre 2010 par Elise Morin ·
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Comment concevoir des médicaments au regard de la relation patient / maladie ? Comment faire participer pleinement le patient à son traitement ? Comment faire du médicament un objet communicant qui soit un fragment du discours du médecin ? Réponses avec le designer star Mathieu Lehanneur, connu pour son engagement dans le design pharmaceutique via sa collection d’objets thérapeutiques. « Chaque projet est le fruit d’une histoire, d’une recherche et l’élaboration du scénario occupe près de 90 % du temps de conception. Puis le dessin suit ». Rencontre.
Présentation de Mathieu Lehanneur, créateur et designer
A 36 ans, Mathieu Lehanneur est l’un des designers français les plus en vue de sa génération. Son travail comporte une part de réflexion importante sur les besoins vitaux des hommes : l’eau, l’oxygène, la lumière, le silence, les médicaments…
Ses «objets thérapeutiques» figurent dans la collection permanente du MoMa, à New York.
Plus qu’un designer, Mathieu Lehanneur est aussi un scénographe très prisé. Un prolongement normal de son métier. Il réfléchit à une histoire avant de sortir un produit afin de mieux répondre aux attentes des futurs usagers
- Légendes Photos
– 1 – 2 : « antibiotiques par strates » : Consommer une couche par jour, de la plus sombre à la plus claire, jusqu’au coeur, la dernière gélule, celle de la guérison.
– 3 : « Le troisième poumon ». Traitement de fond contre l’asthme. Ici c’est le médicament qui est dépendant du patient. Il gonfle et se dégonfle en fonction de son dérèglement en indiquant au patient l’urgence de la prise.
– 4 : » Le feutre thérapeutique » . Produit antalgique. Il suffit d’écrire sur la douleur chaque jour et de retirer la cartouche utilisée pour une journée.
– 5 : « La première bouchée ». Dans le cadre d’un traitement par voie orale, ce médicament prend place au moment de passer à table. - Pour plus d’informations
- Le site internet de Mathieu Lehanneur
– Mathieu Lehanneur au MoMa de New-York
Le 7 septembre 2010 par Elise Morin ·
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Comment travaillent nos élus au quotidien ? Quel usage font-ils du numérique ? Comment essaient-ils de concevoir des politiques publiques plus créatives et plus proches des gens ? Voilà quelques unes des questions soulevées par le « Labo d’innovation régional ». Cette expérience s’est déroulée au sein du Conseil régional du Nord-Pas de Calais, dans le cadre de l’association « la 27e région ». Initialement centrée sur la question des usages numériques des élus, les designers ont élargi la problématique avec des questions plus vastes sur l’exercice de leur métier. À travers ce projet, Yoan Ollivier, designer de service, et Alexandre Elmir, designer d’interaction, nous expliquent les enjeux et les méthodes du design de service.
- Légendes photos
– Photo 1 -Y oan Ollivier (designer de service), Alexandre Elmir (designer d’interaction) et Grégoire Alix-Tabeling (designer de communication) ont fondé « Plausible Possible », une agence de design global.
- Photo 02 – Projet outil innovant : Le « co-laboratoire »
- Photo 03 – Projet outil innovant : Un classeur « kit du mandat régional »
- Photo 04 - Projet outil innovant : Une architecture d’information, la « suite-projet »
- Photo 05 - Projet outil innovant : « La transfo »
Le 13 juillet 2010 par Elise Morin ·
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L’énergie est immatérielle, invisible. Le design peut la rendre tangible et réduire notre consommation pour la préserver au quotidien. Aujourd’hui, Gilles Rougon, Design manager du studio de design intégré d’EDF Recherche et Développement nous propose de découvrir quelques projets qui permettent de concilier confort et respect de l’environnement.

Gilles Rougon, Design manager du studio de design intégré d'EDF Recherche et Développement photographe D.Osso 2010
Depuis son engagement en 1998, EDF est pionnier dans la prospective par le design. Par ailleurs, l’entreprise fut l’un des premiers partenaires de la Cité du Design de Saint-Etienne. Gilles Rougon est le responsable du département design chez EDF. Voici comment il résume cette prospection par le design dans une entreprise de services énergétiques.
« Lorsque l’on mène un projet de design prospectif, on se place à un carrefour des disciplines : marketing, chercheurs, ingénieurs, communication, voire artistes. C’est le seul endroit qui va lier tous les aspects des métiers, où l’on va croiser les interrogations. »
Différents projets Innovation/recherche du Groupe EDF
MULTIPRISE « COUPE-VEILLE »
Cette multiprise rend visibles les consommations superflues et éteint automatiquement les appareils qui seraient restés allumés inutilement. Si un équipement reste en veille, une nappe lumineuse se diffuse à la surface de la multiprise, indiquant symboliquement l’énergie gaspillée. L’utilisateur est alors invité à le couper. Sans réaction de sa part, le « coupe veille » l’éteint automatiquement au bout de 3 minutes. Une telle solution permettrait de réduire de moitié les consommations dues aux appareils informatiques.
- Légende Photo :
- Multiprise « coupe – veille », 2005 / EDF R&D Design & Gilles Belley. Collection EDF | Photo : Gilles Belley.
« Watt’Time »
Cette horloge permet de suivre en temps réel la consommation électrique du foyer. Au fil de la journée, l’intensité de la consommation est visible sur le cadran et permet à tous de comprendre son évolution en fonction des activités de la maison. En affichant également la consommation du quartier, Watt’Time informe, alerte et prévient des moments les plus propices pour effectuer des économies d’énergies.
- Légende Photo :
– Watt’Time, installation vidéo, 2007 / EDF R&D Design & François Brument, Vidéo projection et écran transparent. Collection EDF | Photo François Brument
« Puzzle E »
Le « Puzzle E » est une famille d’objets permettant de produire de l’électricité chez soi à partir du vent et du soleil. Pensés pour faciliter l’accès aux énergies renouvelables, ces objets s’acquièrent au fil du temps selon le budget de chacun et s’installent facilement, sans compétences techniques particulières. Les uns sont dotés de capteurs photovoltaïques, les autres de capteurs piezo-électriques, l’élément recevant les plantes sert de liaison. Le « Puzzle E » habille peu à peu les façades des habitations pour bénéficier directement et simplement des énergies renouvelables.
- Légende Photo :
- Franck Magne + © SCP Arnaud Architecte Dijon – Fotolia.com
- Légende Photo :
- Puzzle E , module solaire, 2008. EDF R&D Design / Collaboration technique Franck Magne, cellules photovoltaïques H24 x L38 x P5 cm. Collection EDF | Photo : Franck Magne


























