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Testa, pionnier dans le recyclage du plastique

Le 8 avril 2014 à 11:03 par · 10 commentaires 

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Engagé depuis vingt ans dans l’économie circulaire, le groupe familial Testa  transforme des déchets plastiques en mobilier urbain. Un business écolo et 100% Made in France !

Deux millions cinq cent mille tonnes de déchets plastiques, non biodégradables, sont jetés en France chaque année. Une fois usés, on peut certes les collecter, puis s’amuser à les trier. Mais, après, qu’en faire ? C’est à cette question que Testa, groupe familial agrégeant une dizaine de PME-PMI en France, s’efforce de donner des réponses concrètes. Fondé en 1939, le groupe a commencé à utiliser les matières plastiques dès les années 50, avant de s’intéresser en 1980 à leur recyclage. Si ses premiers écoproduits en plastique recyclé ont été commercialisés dans les années 90, Testa compte aujourd’hui plusieurs gammes complètes de mobilier urbain (bancs, corbeilles, tables, chaises, …). Contrairement à la plupart des entreprises investies dans le recyclage, qui viennent du monde du déchet ou du tri, Testa est bien une entreprise de la plasturgie, mais spécialisée dans l’utilisation de plastique recyclé. Les thermoplastiques utilisés pour le recyclage (films plastiques, bouchons, bidons, bouteilles de lait, …), majoritairement issus de déchets ménagers mais aussi de déchets du bâtiment ou de l’agriculture, sont récupérés auprès de groupes de collecte. Grâce à son expérience dans le travail de ce matériau et des programmes européens d’aide au développement, il a pu élaborer et faire breveter son propre procédé, la Compression Séquentielle en Continu (CSC).

module Portalis 494Très efficace, ce procédé permet la transformation des déchets plastiques en un matériau dense, lisse, brillant et doté de propriétés anti-tags renforcées. Ceci fait dire à Christophe Testa, actuel dirigeant du groupe, que la qualité de ses produits dépasse celle de produits en plastique vierge. Ce qui ne l’empêche pas de maintenir une bonne compétitivité économique. Travaillant avec plusieurs sociétés et écoles de design, l’entreprise s’efforce d’adapter son offre aux demandes des différentes collectivités auxquelles elle vend son mobilier urbain. Bien que ce ne soit pas son unique activité, puisqu’elle vend aussi des équipements agricoles en Chine et gère des éco-sites, Testa s’est imposée comme un acteur majeur de l’économie circulaire. En utilisant exclusivement du plastique issu du recyclage, sa production ne prélève rien de plus à la planète. De surcroît, les objets confectionnés peuvent, une fois usés, être recyclés de nouveau, laissant le cycle se poursuivre. Le développement de l’activité  recyclage plastique de l’entreprise représente aujourd’hui plus de la moitié de ses revenus, et a permis l’embauche de 10 personnes depuis 4 ans.

Le groupe Testa n’a pas de réel concurrent en France sur son créneau, puisque les principaux fabricants comparables sont belge (Govaerts), hollandais (Lankhorst) et allemand (Hahn). Très répandu en Europe du nord, où de très grosses unités ont été fortement soutenues et aidées à se développer, ce type de productions peine à se développer davantage en France, malgré des acteurs importants de la collecte et du tri, comme Veolia, Paprec ou Sita. Le problème tient en particulier au gisement disponible, les plastiques étant insuffisamment recyclés en France car mal triés. Malgré ce contexte difficile, Christophe Testa, le dirigeant du groupe, table sur une prise de conscience croissante en faveur de la préservation de l’environnement, et voit l’avenir d’un bon œil. Il prévoit ainsi d’embaucher entre 10 et 15 personnes dans les 2 à 3 ans pour lancer de nouveaux produits sur le marché.

Données sur le groupe Testa :

Siège social : Gemenos (Bouches-du-Rhône)

Effectif : 30 personnes

Chiffre d’affaires : 2,9 M € en 2013 (dont 1,4 M€ dans le recyclage

Cet article a été diffusé dans Le Parisien Economie du 7 avril 2014. Retrouvez Néoplanète toutes les semaines dans le supplément économie du journal.

 

A l'issue de sa prépa bio au Lycée Chaptal, à Paris, Arnaud intègre l’Ecole Nationale Supérieure Agronomique de Toulouse (ENSAT). Avant de rejoindre Néoplanète, il a fait ses premières armes de journaliste à Ça m’intéresse et Science&Vie Junior.

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