écouteznotreradio
LES RUBRIQUES LE MAG LES RADIOS
Actu
Le mauvais temps emportera plus que le vent
Conso
Notre shopping techno et green
V.I.P
C’est fini pour le « frère » de l’environnement

Bien-être
Et si procrastiner était productif ?
Eco-Gestes
Curitiba : la ville durable modèle cherche un second souffle
Animaux
Les safaris, un business entre tourisme et chasse
Yolaine de la Bigne
  • écoutez la chronique Environnement

    Ecouter

  • écoutez la chronique Bonne nouvelle

    Ecouter

Nos Webradios

eco-gestes-2

La poubelle de la planète s’est vidée dans les océans

Le 27 mai 2013 à 16:45 par · 10 commentaires 

En plein cœur des océans, s’amoncellent des quantités aberrantes de déchets plastiques et autres. Souvent présents dans l’eau sous forme de particules, invisibles à l’œil nu, ils détruisent l’écosystème et tuent la faune marine. Des scientifiques s’acharnent désormais à trouver des solutions pour résoudre ce problème hallucinant.

©flickr déchetAprès un échec l’an dernier, une nouvelle expédition scientifique française s’en va analyser les plus grandes déchetteries océaniques du monde. On dénombre cinq décharges de plastiques de plusieurs millions de kilomètres carrés au beau milieu de l’océan et perdues loin des côtes. Malgré l’éloignement des pays dits civilisés, il n’y a pas de doute, c’est bel et bien la pollution humaine qui en est à l’origine. Environ 80% des déchets jetés dans les océans et les mers sont d’origine terrestre, et 20% d’origine marine. Ces détritus peuvent s’accumuler jusqu’à 2000 mètres de profondeur.

Portés par les courants marins, qui se rejoignent à différents endroits sous l’effet de la rotation de la Terre,  des milliards de débris voire de miettes de plastiques sont « stockés » dans des espèces de vortex perdus au milieu de nulle part. Des tourbillons comme cela, il en existe dans les quatre coins de la planète, que ce soit dans l’Océan Pacifique ou dans l’Océan Indien. La force de l’eau transporte tous les déchets plastiques vers ces immenses points de rendez-vous où ils s’entassent sans fin. Ce phénomène tue chaque année des millions d’oiseaux qui ingurgitent les ordures qu’ils prennent pour des poissons, mais aussi des tortues qui s’étouffent en avalant les bouts de plastique. Certaines espèces marines, telle que le phoque, se noient également dans des filets de pêche abandonnés.

Une poubelle grande comme six fois la France

Pour vous donner une idée, au large des côtes mexicaines dans le Pacifique Nord, l’accumulation des déchets s’étend sur pas moins de 3,43 millions de km² (soit presque six fois la taille de la France). Autrement dit des milliards de particules de plastique, souvent microscopiques, se mélangent à l’eau en attendant une moitié de millénaire pour se dégrader. « Tout l’intérêt de cette mission est d’  aller au cœur de cette soupe de plastique qui est devenue la poubelle de la planète pour voir à quoi elle ressemble et témoigner », explique Mathilde Savreux, membre du Centre national d’études spatiales (CNES), dans Le Parisien.

©wikimedia albatros déchetL’intéressante initiative d’un lycéen hollandais

Un jeune lycéen s’est lui aussi intéressé à cette problématique après avoir fait sensation en présentant un exposé sur la pollution des océans à son école.  Il s’appelle Boyan Slat, n’a que 19 ans et il est Néerlandais. Parti aux Iles des Açores pour les vacances, ce garçon y découvre les montagnes de déchets qui ornent des plages paradisiaques. Il comprend alors que des millions de tonnes de plastiques pullulent dans les océans et mers du globe. Pour régler ce problème, il a une idée : utiliser un système pour filtrer l’eau de ces immenses décharges et ainsi l’assainir. A l’aide d’un immense filet, pas trop fin pour ne pas attraper le plancton, il compte repêcher toutes les particules de plastiques pour les extirper de l’eau. L’installation, entièrement écologique, flotterait au gré des marées pour utiliser le moins d’énergie possible. Une idée de génie qui, selon le jeune homme, pourrait être rentable économiquement en cinq ans. Il a déjà pris contact avec de nombreux investisseurs pour mener son projet à bien et, dans le même temps, éviter à l’océan d’être une poubelle à ciel ouvert.

Mais pour l’heure, la solution la moins onéreuse et la plus efficace est de prendre conscience du danger qu’encourt notre planète. Faire attention à ses déchets ne doit plus être un effort, mais un devoir. Car comme le dit Vikki Spruill, présidente de Ocean Conservancy, « Les déchets ne tombent pas du ciel, ils tombent de nos mains ». Si l’on ne résout pas ce problème nous même, personne ne pourra le faire à notre place.

 

Boyan Slat explique son projet :

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=ROW9F-c0kIQ[/youtube]

Après un passage à Paris-Normandie et au service politique de Nord Éclair, Grégoire Gantois, étudiant en journalisme à l'ISCPA, s'intéresse aujourd'hui à l'actualité écologique et environnementale à Néoplanète.

Article(s) sur le même sujet

Voyage au centre de la mer

Une expédition française écume depuis début janvier l’océan Atlantique à la recherche des secrets de

L’Homme est-il le meilleur ennemi de la nature ?

Le congrès des réserves naturelles souffle cette année ses trente-deux bougies. C'est en Seine-et-Ma

La Foire de Paris se met au circulaire

La fameuse Foire de Paris s’installe aujourd’hui au Parc des expositions de la Porte de Versailles e

La vie d’une brique alimentaire

L'emballage de nos jus de fruits, notre carton de lait ou de nos boissons au chocolat... La moitié d

PARTAGER
OU
NEWSLETTER
Restez connecté ! Recevez chaque semaine les meilleurs News Bien-être, Eco-geste, Conso . Neoplanete c'est toutes l'actu sur l’environnement qui présente l’écolo-attitude de façon pédagogique, glamour et positive :)