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Dites oui au bonheur

Le 5 février 2013 à 6:53 par · Donner son avis 

Demain sort le « Manifeste pour le bonheur » de Stefano Bartolini, qui analyse les causes et les remèdes de l’insatisfaction contemporaine et explique « Comment passer d’une société de l’avoir à une société du bien-être ». Vaste programme.

©renaissancechambaraProfesseur d’économie politique et sociale à l’Université de Sienne, en Italie, Stefano Bartoloni étudie depuis des années la question du bonheur dans les sociétés avancées. Pour écrire ce Manifeste, désormais best-seller en Italie et en cours de traduction dans plusieurs pays, il part d’un paradoxe : nous vivons dans des pays riches, nous avons accès aux bien de consommation, à l’éducation, à la santé, à une vie plus longue, et pourtant, nous sommes de plus en plus insatisfaits. Selon l’Indice de Bonheur Mondial 2012 calculé par l’OCDE, les habitants des pays pauvres, comme le Nigéria, le Viêtnam, le Mexique ou la Colombie, sont souvent bien plus heureux que ceux des pays riches. L’économiste explique que ce « paradoxe du bonheur » réside dans le fait que dans la culture occidentale,  le bonheur est souvent confondu avec la possession et la consommation. Selon lui, le développement économique s’est accompagné d’une dégradation progressive des relations affectives et sociales. Il détaille le cas des Etats-Unis qui « illustrent les pires risques que nous courons en termes de désagrégation sociale et d’insatisfaction ».

La formule du bonheur

©avaudoyerLe livre propose de repenser les relations entre les individus et réorganiser les institutions traditionnelles - la famille, le travail, les médias, la vie urbaine, l’école - le mot magique « relationnel ». Pour Bartoloni, les gouvernements, les partis politiques, les chefs d’entreprise, les enseignants, les parents, les médecins, les étudiants… nous avons tous la possibilité et le devoir de transformer notre monde. Par exemple, construire et organiser différemment nos villes avec plus d’espaces verts, de places, de zones piétonnes ; repenser l’école en  laissant les élèves développer leurs propres talents et en donnant plus de place à la culture qui est bénéfique pour susciter des échanges ; réglementer et taxer lourdement l’affichage publicitaire; repenser la démocratie en plafonnant les dépenses électorales pour que la politique coûte moins cher par exemple. Bref, « arrêter de penser sans cesse à la réussite, à l’argent, au travail, à la performance ».

Une alternative au PIB

On rappelle que le PIB, le produit intérieur brut, n’est plus le seul indice valable pour mesurer la richesse d’un pays. Dès 1972, le roi du Bouthan, Jigme Singye Wangchuck, a inventé l’indice BNB, pour Bonheur National Brut. Alors que le PIB mesure la richesse économique produit par une nation, le BNB tente d’évaluer cette richesse de façon plus holistique. Cet indice mesure ainsi : la croissance et le développement économique, mais aussi la conservation et la promotion de la culture, la sauvegarde de l’environnement et l’utilisation durable des ressources, la bonne gouvernance responsable.

Depuis, l’initiative fait des émules. En 2011, l’Organisation des Nations Unies a consacré une table-ronde aux indicateurs de bien-être. A cette occasion, l’ONU a invité « les États Membres à élaborer de nouvelles mesures qui tiennent mieux compte de l’importance de la recherche du bonheur et du bien-être afin d’orienter leurs politiques de développement ».

En France, on se souviendra notamment qu’en 2008, Nicolas Sarkozy, alors Président de la République, a demandé au professeur américain Joseph Stiglitz et à l’économiste Amartya Sen de mettre en place une commission ayant « pour mission de déterminer les limites du PIB en tant qu’indicateur des performances économiques et du progrès social, de réexaminer les problèmes relatifs à sa mesure, d’identifier les informations complémentaires qui pourraient être nécessaires pour aboutir à des indicateurs du progrès social plus pertinents, d’évaluer la faisabilité de nouveaux instruments de mesure et de débattre de la présentation appropriée des informations statistiques. » Cela a abouti au « Rapport de la Commission sur la mesure des performances économiques et du progrès social », que vous pouvez lire en cliquant ici. Il rappelle que plusieurs dimensions doivent être appréhendées simultanément afin de mesurer le niveau de bien-être d’une population : i) les conditions de vie matérielle (revenu, consommation et richesse) ; ii) la santé ; iii) l’éducation ; iv) les activités personnelles, dont le travail ; v) la participation à la vie politique et la gouvernance ; vi) les liens et rapports sociaux ; vii) l’environnement (état présent et à venir) ; viii) l’insécurité, tant économique que physique. Et il explique par exemple que le « bien-être dépend de la question de savoir si les stocks de capital qui importent pour notre vie (capital naturel, physique, humain, social) seront ou non transmis aux générations à venir. »

Manifeste pour le bonheur, Stefano Bartolini, éd. Les liens qui libèrent, 2013. 21 euros 50

Cette chronique « Bonne Nouvelle » a été diffusée le mardi 5 février 2013 sur Europe 1. Retrouvez chaque jour sur Néoplanète les chroniques « Bonne Nouvelle » et « Environnement » de Yolaine de la Bigne, enrichies de photos, de vidéos et de liens internet.

Femme en or de l’environnement en 2007, journaliste de presse écrite et radio, auteur de plusieurs livres, elle a été une des premières « rurbaines » à habiter entre Paris et la campagne. De sa collaboration avec Nicolas Hulot pour Ushuaia et Allain Bougrain Dubourg, en passant par le prix Terre de Femme de la Fondation Yves Rocher, la création de Fêt Nat’ en 2006 ( fête de la nature et de l’écologie ), Yolaine renforce son engagement personnel à travers le lancement de l’agence de presse Kel Epok Epik et de Néoplanète.

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