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Bien nourrir les oiseaux en hiver par la LPO

Le 27 décembre 2011 à 0:05 par · 13 commentaires 

L’hiver peut être critique pour les oiseaux qui consacrent la quasi-totalité de la journée à rechercher de la nourriture pour résister au froid. Pour rendre la vie de nos amis ailés plus douce et donner un petit coup de pouce à la nature en suivant ces conseils de la LPO.

Vous pouvez tout d’abord installer mangeoires et abreuvoirs dans votre jardin ou sur votre balcon. Vous pourrez alors les observer, tout à loisir, derrière vos fenêtres. En hiver, la mésange peut perdre 10 % de son poids en une seule nuit ! On comprend alors pourquoi, durant cette saison, les oiseaux consacrent la quasi-totalité de la journée à rechercher la nourriture qui leur permettra de résister au froid !

Bruant Hudsonien / American Tree Sparrow
Creative Commons License photo credit: Eric Bégin

Une tâche difficile, freinée par la température, la raréfaction des insectes et des graines, l’apparition de la neige et du verglas qui masquent les ressources alimentaires, et les jours plus courts qui laissent moins de temps pour trouver sa ration quotidienne.

Pour les oiseaux présents sur notre territoire, l’hiver est la saison la plus meurtrière. Pourtant, ils craignent moins le froid que le manque de nourriture. Nourriture nécessaire pour affronter les basses températures.

Vous pouvez rendre leur vie plus douce et donner un petit coup de pouce à la nature en installant mangeoires et abreuvoirs dans votre jardin ou sur un appui de votre balcon, hors d’atteinte des chats. Ces distributeurs, qui peuvent être achetés ou facilement fabriqués, doivent être régulièrement nettoyés afin de limiter la propagation des maladies. Ils doivent également maintenir la nourriture à l’abri de l’humidité et des intempéries.

Pour se nourrir, les oiseaux ont besoin d’aliments riches en hydrates de carbone et en graisse, afin d’élaborer des réserves de lipides indispensables pour résister aux longues et froides nuits d’hiver. Restes de cuisine, céréales, graines, fruits, noix, noisettes, cacahuètes, raisins secs, abricots secs et amandes seront appréciés de la gent ailée. Attention, en revanche, à ne pas leur donner de biscottes, de pain sec, de noix de coco desséchée, de riz cru, de restes de pâtisseries, de lait, de larves de mouches, de graines de lin ou de ricin.

Ne pas oublier, non plus, de leur fournir un abreuvoir, maintenu libre de glace, pour se désaltérer et se baigner (à renouveler deux fois par jour).

Placer la nourriture de préférence le matin de bonne heure et le soir avant qu’ils se rassemblent en dortoir. Cependant, vous ne devez pas commencer à leur donner à manger trop tôt en saison car, à l’automne, ils trouvent suffisamment de nourriture dans la nature.

Par contre, en hiver, lorsque vous les nourrissez, faites le raisonnablement et de façon continue jusqu’à la fin mars environ. Il convient alors de stopper le nourrissage afin que leur comportement naturel soit respecté.

Vous aurez ainsi le plaisir d’adoucir l’hiver de ces nombreux visiteurs ailés et d’observer le ballet de leurs allées et venues, tout à loisir, derrière vos fenêtres.

Allain Bougrain Dubourg
Président de la LPO

Mésange à tête noire / Black-capped Chickadee
Creative Commons License photo credit: Eric Bégin

Infos complémentaires et légales
Attention, il peut exister des réglementations locales (règlement sanitaire départemental ou arrêté municipal) interdisant le nourrissage de certains oiseaux si celui-ci entraîne une insalubrité ou une gêne pour le voisinage. Renseignez-vous auprès de votre mairie et de la préfecture avant d’entreprendre toute action de nourrissage.

Au menu des mangeoires :

Les restes de cuisine : graisses d’origine végétale (margarine, végétaline), croûtes de fromages desséchées (éviter les fromages salés), gâteaux secs peu sucrés, miettes de biscuits et de gâteaux (très riches en graisse), pommes de terre en robe des champs, riz et nouilles cuites (riches en amidon).
Les graines
Céréales et autres graines, qui renferment des graisses riches en hydrates de carbone, lipides, minéraux et vitamines, peuvent être achetées sous forme de sachets « tout prêts » et de boules de graisse (d’origine végétale) renfermant des graines. L’amoureux des oiseaux peut également préparer lui-même ses mélanges, à base de grains de maïs concassé (huile d’amidon), d’orge (riche en son et vitamines), de blé (vitamines, minéraux, graisses et fibres), flocons d’avoine (protéines et graisses), chanvre, sésame (huile), millet (amidon, minéraux et vitamines), tournesol (très nutritives car riches en huile, protéines et minéraux).
Les fruits et noix
Noix de coco  (elle doit être servie fraîche car sèche, elle peut gonfler dans l’estomac et tuer l’oiseau), fruits tombés (conservés au frais puis redistribués en hiver), noix, noisettes (dont il faut ouvrir les coques), cacahuète non salée, non sucrée et non grillée (particulièrement riche en protéines et en lipides), raisins secs, abricots secs, amandes.
L’eau
Il est également important d’aménager un abreuvoir (maintenu libre de glace) car en hiver, les oiseaux ont beaucoup de mal à trouver des points d’eau. Par temps froid, les oiseaux se baignent pour maintenir leur plumage en bon état afin de mieux conserver la chaleur corporelle. Sans eau, les oiseaux diminuent leurs capacités de vol et les qualités isolantes de leurs plumes.
Les aliments nocifs
Il est recommandé de ne pas donner de biscottes, de pain sec, de noix de coco desséchée, de riz cru et de restes de pâtisseries qui peuvent gonfler dans l’estomac, provoquer des troubles digestifs, voire générer  la mort de l’oiseau. Ne jamais donner aux oiseaux de lait, de larves de mouches, de graines de lin ou de ricin qui sont toxiques.

Bruant Hudsonien / Américan Tree Sparrow
Creative Commons License photo credit: Eric Bégin

Les oiseaux du jardin en hiver
Durant l’hiver 1987-1988, un recensement des oiseaux communs observés dans les jardins a permis de signaler 118 espèces différentes sur 293 jardins entre la Finlande et le Portugal.
Les douze plus fréquentes étaient la mésange charbonnière, le merle noir, le moineau domestique, la mésange bleue, le rouge-gorge familier, le pinson des arbres, le verdier d’Europe, la pie bavarde, le moineau friquet, la tourterelle turque, le troglodyte mignon et l’accenteur mouchet.
Des variations sont bien entendus observables selon les pays. En moyenne, on peut voir régulièrement dans un jardin au cours de l’année, 15 à 20 espèces différentes.
Certains oiseaux demeurent toute l’année sur leur site de reproduction et peuvent changer leur mode alimentaire devant la raréfaction des proies. Ainsi, le pinson des arbres, insectivore en été, devient friand de graines en hiver.
D’autres, comme le rouge-gorge, la mésange bleue, la linotte mélodieuse, viennent du nord de l’Europe car ils trouvent sous nos latitudes un hiver plus doux et une nourriture relativement plus abondante. Chaque automne, la France accueille ainsi des millions d’oiseaux qui profitent de la clémence du climat hivernal.

Bruants Hudsonien / Américan Tree Sparrows
Creative Commons License photo credit: Eric Bégin

Créer un refuge LPO
Si vous souhaitez mener, toute l’année, une action concrète et simple pour aider la nature et  les oiseaux. Si vous voulez  participer au quotidien à la protection de la vie sauvage sur votre terrain et favoriser  l’environnement en adoptant chez vous des gestes écocitoyens, vous pouvez rejoindre notre réseau de Refuges LPO. Tout terrain, petit ou grand, parc ou jardin, garrigue ou forêt, en ville ou en campagne, sur lequel le propriétaire s’investit en faveur de la préservation de la nature, peut recevoir cet agrément de la LPO. Au 1er juillet 2008, ce réseau comptait 13 265 refuges pour une superficie de 33 320 hectares.

Pour plus d’informations : lpo.fr

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