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Ellen MacArthur, les pieds sur Terre

Le 16 mars 2011 à 2:53 par · 3 commentaires 

Âgée de 34 ans, Ellen MacArthur publie aujourd’hui sa seconde autobiographie, Les Pieds sur terre (1). Une traversée passionnante des multiples vies de la jeune femme. Rencontre.


Ellen MacArthur a d’abord écrit sa légende sur les océans, où sa ténacité et son sens marin en ont fait l’une des plus grandes navigatrices de son temps. A seulement 24 ans, elle a terminé deuxième du Vendée Globe, avant de battre le record du tour du monde en solitaire.

En 2009, elle raccroche le ciré. Et prend un autre cap en s’engageant dans le développement durable. En septembre dernier, elle a lancé la Fondation Ellen MacArthur, qui œuvre dans le monde de l’éducation et de l’entreprise.

Écoutez son interview ci-dessous.

Ellen MacArthur et la mer, une grande histoire d’amour et de liberté (1.45′).

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Au coeur de la Fondation Ellen MacArthur : l’économie circulaire, l’éco-conception et la location d’objets (4.50′).

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Le Ellen MacArthur Cancer Trust offre à des enfants malades une chance de naviguer pour retrouver goût à la vie (2.30′).

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Sa fondation a pour slogan « Ne prends jamais rien pour acquis, remets tout en question ». Est-ce sa philosophie de vie ? Est-elle optimiste pour l’avenir ? (1.57′)

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Les pieds sur Terre, Ellen MacArthur, Glénat, 22 euros.

« Si le déchet devient nourriture, alors tout change. »

Plus d’infos : www.ellenmacarthur.com





Version écrite de l’interview (extraits)

En tant qu’ancienne navigatrice, que représente pour vous la mer ?
Pour moi la mer, c’est la liberté. Quand j’ai navigué pour la première fois à l’âge de quatre ans, j’ai ressenti la plus grande sensation de liberté qu’un enfant puisse imaginer et j’ai encore ces mêmes impressions aujourd’hui quand je suis en mer.

Qu’est ce que la vie en mer a changé chez vous ?
J’espère que ma personnalité n’a pas changé et que je suis restée la même Ellen que quand j’étais gamine. Mais on ne peut pas passer du temps en mer sans apprendre des choses. Ma carrière de navigatrice m’a fait réaliser que l’on vit en mer comme sur terre avec des ressources limitées. C’est quand j’ai fait ce rapport que j’ai créé la fondation Ellen MacArthur.

Quelles sont les missions de votre fondation ?
Son but est d’inspirer les gens, surtout les jeunes, à repenser, redessiner, reconstruire un avenir positif. La fondation n’a pas pour vocation à expliquer les gestes à adopter au quotidien, mais à penser notre avenir en partant du principe que les ressources sont limitées et de plus en plus chères. On fabrique des choses qui ne sont pas biodégradables, ou qui ne sont pas reconditionnées par le fournisseur. Il faudrait produire avec des matériaux qui retournent soit à la terre, soit à l’industrie pour être recyclés indéfiniment. Prenons l’exemple d’un sac plastique. Pour l’instant, c’est quelque chose de mauvais, un déchet que l’on retrouve même en mer. Si l’on conçoit dès le début un sac plastique comme quelque chose qui devient neutre pour le prochain cycle, là ce n’est plus un problème mais une solution. Il faut voir un sac plastique comme une feuille qui tombe d’un arbre. Donc produire des sacs qui puissent devenir des nutriments. On vit dans un système linéaire. Or, le seul système durable est un système circulaire.

Vous prônez aussi la location d’objets plutôt que l’achat.
Oui, tout à fait. Quand on construit par exemple une machine à laver pour une durée de vie de cinq ans, ensuite on la jette et on en achète une nouvelle. Plus les gens achètent une machine souvent, plus le fabricant gagne de l’argent, mais si le client ne garde pas sa machine longtemps, il n’achètera plus cette marque. Or, si tu loues la machine, elle appartient aux fournisseurs, alors c’est dans leur intérêt qu’on la garde plus longtemps. Ils choisiront alors des matériaux plus résistants. L’idée n’est pas juste de recycler, mais de penser en termes d’économie circulaire pour garder la même qualité de matériel.

Vous avez également lancé en 2003 le Ellen MacArthur Cancer Trust. En quoi consiste cette association ?
Elle permet aux enfants atteints du cancer de naviguer. On les emmène en mer pendant quatre jours, ils vivent à bord du bateau. Cela change vraiment la vie de certains enfants car ils arrivent à se projeter dans l’avenir. Ils sont tellement pris dans la bataille avec la maladie qu’ils ne pensent à rien d’autre. Quand on part en bateau, on pense forcément à autre chose. Être sur un bateau, le nettoyer, préparer le repas ou participer à la vaisselle les fait revivre. A l’hôpital, ils ne font plus ces tâches « normales » de la vie quotidienne.

Qu’est ce que vous ont appris ces sorties en mer avec des enfants ?  
L’an dernier, j’ai navigué avec 256 enfants. L’été, on part sur l’ile de Wight et après on les emmène dans un centre de loisirs sur la côté Est de l’Angleterre. Quand on fait le tour du monde, les gens nous trouvent courageux parce qu’on est seul sur un bateau pendant trois mois. Bien sûr, c’est dur de partir, surtout pour battre un record. C’est impressionnant, mais c’était un choix personnel. Les jeunes, eux, n’ont pas choisi d’être malades. Ils vivent leur maladie comme un combat. Malgré tout, ils gardent le sourire, c’est incroyable ! Ils ont une envie de vivre exceptionnelle.

Votre mode de vie épouse-t-il vos convictions ?
J’ai un petit potager. Ma maison est pleine de meubles de récupération. Je voyage en train. J’ai passé des vacances en canoë. Je recycle autant que possible… J’ai fait des choix de vie, mais je ne veux pas dicter aux gens leurs gestes quotidiens. Ils ne doivent pas avoir honte de faire leurs courses au supermarché. Je ne suis pas parfaite, et je ne veux pas culpabiliser les gens, ce n’est pas du tout mon but !

Votre fondation a pour slogan « Ne prends jamais rien pour acquis, remets tout en question ». Est-ce aussi votre philosophie de vie ?
En voyageant, je me suis rendue compte que je n’avais jamais vraiment questionné mes propres idées. J’ai grandi avec ces idées, j’ai appris des choses à l’école, et je ne les avais pas remis en question. Or, quand tu commences à remettre les choses en question, tu penses différemment. Par exemple, à travers les jeux de l’association, on incite les jeunes à penser en dehors des chemins habituels, et ils sont capables de le faire. Notre but est de penser différemment.

Etes-vous optimiste pour l’avenir ?
Complètement optimiste ! Quand on regarde ce que l’on a fait ces cent dernières années, c’est incroyable. A l’époque de mon grand-père, mineur de charbon né il y a 117 ans, on ne volait pas dans les airs, on n’avait pas créé de station nucléaire. Même si ce n’est pas une solution à long terme, c’est incroyable qu’on ait pu créer de l’énergie à partir d’atomes. Avec la pénicilline, on a sauvé des vies partout dans le monde. Quand on regarde ce que l’on a fait en 117 ans, je crois que tout est possible.


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