Le 26 novembre 2010 par Michaël Blaizot ·
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Plusieurs courants se dessinent parmi les végétariens. Parmi eux, le « crudivorisme », c’est-à-dire le fait de manger uniquement des aliments crus, fait débat. Alors, pour ou contre ?
Cru ou cuit ? La controverse n’est pas nouvelle, et elle n’est pas prête de s’éteindre. En théorie, le crudivorisme consiste à consommer tous les types d’aliments sans les cuire, voir même sans les chauffer. Cependant, la plupart des adeptes bannissent la viande. En bref, ce sont des «végétariens-crudivores». Ce régime alimentaire est pratiqué depuis la nuit des temps. A tel point que le premier argument pour nous convaincre est de souligner que ce mode d’alimentation est celui prévu par notre métabolisme. Selon des études du Dr. Schnitzer, portant sur des comparaisons de dentitions ou de systèmes digestifs, il semblerait que l’homme n’appartienne, ni à la classe des carnivores, ni à celui des omnivores, mais bien à celle des mangeurs de fruits et de graines comme nos cousins les singes.
Les bienfaits du crudivorisme
L’élément clé de ce régime est la conservation des enzymes, ces molécules garantes des capacités du corps humains à se régénérer et à se protéger. Elles sont présentes dans toutes les espèces vivantes. Cependant, il s’avère, après des dizaines d’années d’études, que les enzymes végétales (contenues dans les fruits, les fleurs, les plantes ou les racines) sont les plus efficaces. Le problème ? Chauffées (dès 48°C), ces enzymes sont détruites. Elles obligent donc le pancréas et les organes digestifs à en sécréter de nouvelles. D’où des efforts de digestion, qui, à terme, affaibliraient les organes internes et conduiraient à des maladies et autres réactions, allant de l’acné au cancer en passant par la myopie. D’autant que plus on vieillit, moins les enzymes sont actives. Bien que l’on consomme des produits crus (salades, fruits), vous pouvez augmenter votre teneur en enzymes, en goûtant le lait d’amande, en consommant plus de céréales (le muesli sans sucre ajouté) ou en faisant vous-même de délicieux smoothies (voir recette plus bas)
Les enzymes ne sont pas les seules molécules qui se détruisent par l’action de la cuisine. En effet, la cuisson entraîne la destruction des vitamines A, B5, B6, B9, B15, C, E et F. Un passage en cocotte est encore plus assassin. Quand on sait que les légumes ou fruits traités chimiquement possèdent déjà un très lourd déficit en enzymes, vitamines et sels minéraux, cela revient à dire que l’apport bénéfique des petits pois de conserve, chauffés, sont proches de zéro. Il devient donc nécessaire de se procurer des légumes bio, sans traitements chimiques, pour parfaire ce régime. Les insecticides et autres fongicides, que nous trouvons dans presque tous les aliments modernes, modifient la structure même du fruit ou du légume. Il perd non seulement ses arômes, mais aussi ses bienfaits nutritifs. Achetez donc de saison ! Et puis, lorsque vous avez vos fruits/légumes bio en mains, n’enlevez pas la peau ! C’est souvent elle qui stocke les vitamines.
En plus d’un apport de vitamines et d’enzymes, il existe une très grande variété d’aliments riches en fibres alimentaires et en protéines. Les pois, l’avoine, les marrons, les épinards consommés crus provoquent plus rapidement un sentiment de satiété et de bien-être. Logique : ces aliments crus mettent moins de temps à se digérer. Une nourriture plus saine, qui entraîne une perte de poids, permet d’avoir une belle peau et réduit les risques d’accidents cardio-vasculaires.
Quelques nuances
S’il est vrai que la cuisson détruit beaucoup de propriétés des aliments, elle permet parfois de conserver la biodisponibilité (l’efficacité biologique) de certains aliments. C’est le cas des lycopènes (antioxydants) des tomates dont l’efficacité double après 30 minutes de cuisson. Et s’il est vrai que la cuisson réduit le potentiel anti-cancérigène des légumes tels que les crucifères (choux, navets…), il faut toutefois nuancer cette perte par le fait que l’on consomme plus de légumes cuits que crus.
Il faudrait sans doute faire le distinguo entre les différentes formes de crudivorisme, mais toutes ont un point commun : la consommation de fruits. Or, des médecins ayant reçu des patients crudivores ont décelé chez certains d’entre eux des symptômes de déminéralisation, de fatigue, d’hypertension… Il semblerait en fait que, selon certaines études, les fruits sont bons pour la santé, mais que surconsommés ils entrainent une déminéralisation de l’organisme, ainsi qu’un refroidissement général du corps et une acidification du système digestif. Cependant, pas de conclusion hâtive : tous les crudivores ne souffrent pas de tels symptômes ! Enfin, un tel régime provoque régulièrement une carence en vitamine B12 (contenus dans les œufs par exemple), indispensable pour la stabilité du système nerveux. Ajoutez donc un complément alimentaire après consultation chez le médecin ou à la pharmacie.
- Attention : on ne peut conseiller ce régime aux femmes enceintes et aux adolescents en pleine croissance. En effet, l’apport énergétique de cette pratique est souvent plus bas que les besoins énergétiques de la personne.
Finalement, il faut être attentif à son corps et à ses besoins énergétiques. Si vous êtes fragiles à la base, ce mode de vie n’est peut-être pas fait pour vous. En revanche, plus qu’une habitude alimentaire, ce choix de nourriture peut être utilisé en cure à réaliser en été, quand les fruits abondent. C’est un vrai retour à la simplicité qui ne demande pas de temps de cuisine, juste un soupçon d’imagination et un zeste de variété.
Quelques recettes (tirées du site crudivorisme.com)
Ingrédients :
40 gr de noix de macadamia / 30 gr de pistaches / 15 ml d’huile de sésame / 15 ml d’eau filtrée / 10 ml de jus de citron / 5 ml de sauce anglaise vegan / 5 ml de tamari (sauce soja) / 5 ml de vinaigre de riz /10 gr de levure maltée / 6 pincée de clou de girofle en poudre / 2 grosses pincées de curry en poudre / 1/4 de concombre /12 tranches de betterave crue / 1 cuillère à soupe de menthe fraîche / 1 cuillère à soupe d’Huile d’olive à la menthe / Sel, poivre / Crème de vinaigre Balsamique / 4 cuillères à café d’Huile d’olive au basilic / Basilic frais ciselé
Préparation :
- Dans un premier temps, rincer les noix de macadamia et les laisser tremper dans de l’eau filtrée durant 8h00. Faire pareil avec les pistaches.
– Verser les noix et pistaches dans le bol du mixeur plongeant (sans l’eau) et mixer grossièrement.
– Transférer la pâte obtenue dans un bol plus grand et ajouter les ingrédients suivant : Huile de sésame, eau, jus de citron, sauce anglaise vegan, tamari, vinaigre de riz, levure maltée, poudre de clou de girofle, curry en poudre et mixer afin d’obtenir une texture onctueuse et lisse.
– Garder au frais le temps de préparer la suite.
– Couper le morceau de concombre en petits morceaux. Saler, poivrer, ajouter la menthe et l’huile à la menthe. Mélanger et réserver.
– Trancher la betterave (le plus fin possible) afin d’obtenir 16 cercles.
————–
Ingrédients :
1 grosse poignée de têtes d’orties / 2 poignées de mûres / 1 poire bien mûre / 50 cl de jus de pommes
Préparation :
Déposez tous les ingrédients dans le blender et mixez.
Retrouver plus de recettes sur le site crudivorisme.com
Le 26 novembre 2010 par Chloé Dhoye ·
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Ma bulle, ma plante et moi
Paris
Du 26 au 28 novembre
Huit Français sur dix possèdent une plante d’intérieur. L’office Hollandais des Fleurs a donc décidé de leur faire un clin d’œil de manière spectaculaire ! En effet, ce sont quatre bulles de 60 m³ entièrement décorées par le designer végétal Amaury Gallon qui sont disséminées aux quatre coins de Paris. La bulle jungle à la gare Montparnasse, la bulle précieuse place Colette, la bulle psychédélique à Bercy village et la bulle aérienne place Saint-Germain. Selon l’artiste, « le végétal rend la vie plus belle et est un matériau de décoration vivant, utile et salvateur. Cette cohabitation devient fondamentale, on respire ! ». Possibilité de gagner un petit déjeuner vert à deux en s’inscrivant sur le site www.mabulleetmoi.fr
Salon Bâtir Ecologique
Grande Halle de la Villette à Paris
Du 26 au 28 novembre
Ce salon qui présente sa 7ème édition constitue la référence de la construction écolo avec un grand choix de solutions et d’experts. Le but ? Vous faire découvrir les dernières innovations en matière de construction et d’aménagement de l’habitat : cloisons en paille compressée, revêtements à base de matériaux sains et naturels, etc. Mais l’intérêt du salon ne s’arrête pas là ! Deux conférences sont à noter dans vos agendas : « Bâtir pour la santé des enfants » (vendredi à 15h) et « Villes durables, tour d’horizon européen » (samedi à 15h30). Sans oublier que de nombreux ateliers pour enfants sont organisés le week-end. Vendredi : 9h30 à 19h (accès réservé aux professionnels de 9h30 à 16h), 20 € pour la journée professionnelle. Samedi : 9h30 – 19h, dimanche : 9h30 – 18h ; 10 € la journée, 5 € pour les étudiants et les demandeurs d’emploi. Vous souhaitez en savoir plus ? www.batirecologique.com
Zoom Exp’Eau
Fosse des Senarts à Boussy-Saint-Antoine (91)
27 et 28 novembre
Equalia, qui a pour but d’inclure le développement durable au sein de grands établissements publics tels que les centres aquatiques, les bases de loisirs, etc., propose une exposition de photo sous-marines. Rien d’original dites-vous ? Eh bien, détrompez-vous, car si vous désirez voir cette exposition il faudra vous munir… de vos combinaisons de plongée ! En effet, cette manifestation se déroule sous l’eau ! De 1 à 12 mètres, vous pourrez admirer de magnifiques clichés réalisés par Pascal Baril et Phil Simha, photographes professionnels de la plongée sous-marine. Ce projet aura pour but de promouvoir la sortie de l’ouvrage « Zoom sur la photo sous-marine », aux éditions Pearson, déjà disponible dans les librairies. Des dédicaces se feront d’ailleurs tout le long du week-end par les deux photographes et un jeu-concours vous permettra peut-être de gagner une semaine en mer. Accès libre mais réservé aux plongeurs niveau 1 ou OWD Padi. Ouvert de 10h à 17h pour le public.
Le 26 novembre 2010 par Sébastien Guyot ·
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Quelques exemples d’initiatives et d’innovations qui vont faire couler beaucoup d’encre !
Le 26 novembre 2010 par Michaël Blaizot ·
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Quel est le point commun entre une tomate d’Andalousie et un maître composteur japonais ? Ils font partie du nouveau spectacle « écolo-rigolo » de Pile-Poil & Compagnie : « Au Grand Bazar ». Rencontre avec des clowns, engagés de la première heure. Une interview réalisée par Fabienne Broucaret
Après avoir parcouru la France pendant plus de dix ans et sensibilisé des centaines de milliers de personnes aux enjeux du développement durable, les frères Rippetout sont de retour dans la capitale. Avec toujours le même pari : associer l’art clownesque et l’environnement pour initier à un mode de vie responsable tout en s’amusant. Après avoir revisité des thèmes comme le tri des déchets, le recyclage, la biodiversité ou le réchauffement climatique, la bande de Jean Moritz proclame dorénavant qu’il est grand temps de « consommer malin et durable » !
Concours : Pour les vacances de Noël, NEOPLANETE vous fait gagner 20 places pour le nouveau spectacle de Pile-Poil & Co. Pour jouer c’est simple : « quel est le nom des frères Rippetout ? » (cliquez sur le lien)
«Au Grand Bazar»
Programmation Sudden Théâtre
Spectacle musical à partir de 4 ans
Jusqu’au 18 février 2011 : mercredi, samedi et dimanche à 16h30
Vacances de Noël : du 18 au 31 décembre à 14h30 (relâche le 25)
Première semaine des congés de février : lundi, mardi, jeudi et vendredi à 16h30
Réservations : 01 42 23 27 67
Sudden Théâtre – 14, bis rue Saint-Isaure – 75018 Paris
Tarif adulte : 13 euros – enfant : 10 euros – C. Loisirs : 5 euros
PILE-POIL & COMPAGNIE
7, rue de l’Alma – 92600 Asnières
Tél. : 06 43 17 67 20 ou pilepoilcompagnie@orange.fr
Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site de pile-poil
Le 25 novembre 2010 par Chloé Dhoye ·
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La couche d’ozone, on en parle beaucoup, mais c’est quoi ?
Dans la stratosphère, on trouve de l’oxygène sous deux formes principales : le dioxygène (O2) qui est composé de 2 atomes d’oxygène et l’Ozone (O3) qui est composé lui de 3 atomes d’oxygène. Sous l’effet des rayons ultraviolets (UV) du soleil, la molécule de dioxygène est séparée en 2 atomes. Ensuite, il y a un atome qui réagi avec une autre molécule d’O2 ce qui donne une molécule d’ozone O3. Ce sont ces réactions qui forment la couche d’ozone. Et comme la nature est bien faite, le processus inverse permet de la maintenir : les rayons UV détruisent l’ozone et forment du dioxygène qui est responsable de l’équilibre de la couche d’ozone. Celle-ci est davantage présente à une distance du sol comprise entre 15 et 40 km, plus fortement vers 35 km. A cette altitude, la teneur en ozone résulte d’un équilibre dépendant de l’activité solaire, de la température et de la présence d’autres substances chimiques. La formation de l’ozone est plus importante au dessus des tropiques puis gagne les pôles via la circulation des masses d’air.
Attention ! A ne pas confondre avec l’ozone troposphérique, induit en grande partie par la circulation automobile et qui irrite notamment les yeux et les voies respiratoires.
Notre manteau protecteur
La couche d’ozone est indispensable à la vie sur Terre. Pourquoi ? Principalement parce qu’elle retient 99% des rayons ultra-violets du soleil, responsables des cancers de la peau, de brûlures oculaires et de l’affaiblissement généralisé du système immunitaire… En effet, sans cette action filtrante, les rayons UV-B pénétreraient librement l’atmosphère en masse. Or ces derniers altèrent l’ADN et s’avèrent à ce titre fortement mutagènes sur les plantes et les animaux. Mais alors comment retient-elle les rayons ? C’est très simple ! Pour pouvoir se séparer et se reformer (phénomènes expliqués plus haut), les molécules de dioxygène absorbent l’énergie des rayons ! De plus, elle joue un rôle déterminant dans la température de l’atmosphère terrestre car elle absorbe la chaleur des UV et permet ainsi le réchauffement de la stratosphère.
Le trou dans la couche d’ozone : ça ne date pas d’hier !
Le 15 mars 1988, la NASA diffuse un rapport mené par une centaine de chercheurs dans le monde : la concentration en ozone stratosphérique a diminué en moyenne de 1,7 à 3% dans l’hémisphère nord entre 1969 et 1986. C’est ce qu’on a appelé : « le trou dans la couche d’ozone ». De surcroît, le rayonnement moyen mondial des UV-B au niveau de la surface terrestre s’est élevé de 10 % entre 1986 et 1996.
D’où vient cette diminution ? Principalement de gaz, appelés ChloroFluoroCarbures (CFC), qui furent largement utilisés dans les années 80 et dont les composants détruisent les molécules responsables de la couche d’ozone. Mais comme ces molécules chimiques introduites par les activités humaines persistent longtemps, leurs actions néfastes ne furent découvertes que longtemps après leur émission. En effet, une molécule de CFC met environ 25 ans avant d’atteindre la stratosphère !
Un exemple ? En octobre 2006, année record, la ville argentine d’Ushaïa (à l’extrémité de l’Amérique du Sud et à proximité de l’Antarctique) a été victime du trou d’ozone : ses habitants ne pouvaient pas sortir sans se couvrir le corps, sous peine d’être irradiés.
Quand la planète est menacée…
Face à ce phénomène planétaire d’une extrême gravité, les pays industrialisés ont adopté un traité international : le protocole de Montréal, le 16 septembre 1987. Il prévoyait de réduire la production de CFC de moitié pour l’an 2000 et est entré en vigueur en 1989. Cependant, avec l’urgence du problème et la gravité de ses conséquences, il est décidé en 1990, l’arrêt total de la production de CFC pour l’an 2000. Ils sont alors progressivement remplacés par d’autres gaz moins nocifs comme les HydroChloroFluoroCarbures (HCFC ) et les HydroFluoroCarbures (HFC). Pour autant, l’abandon de toute substance chlorée et fluorée devra s’échelonner jusqu’en 2030. L’adoption rapide du protocole de Montréal et la mobilisation unanime des pays producteurs de CFC est sans doute l’exemple le plus encourageant de la capacité des sociétés à se mobiliser contre une atteinte grave à la vie. Mais la question qui se pose est : faut-il vraiment attendre d’en arriver là pour réagir ?
Un avenir incertain, mais une lueur d’espoir !
La situation s’est-elle améliorée ? Eh bien oui ! Les scientifiques affirment que l’arrêt de la production et de l’emploi des substances attaquant la couche d’ozone a des conséquences bénéfiques réelles. Ainsi, au cours de la dernière décennie, la couche d’ozone de l’Arctique et de l’Antarctique ne s’est plus réduite, et dans le secteur des pôles, on en est revenu à la situation semblable à celle qui prévalait avant 1980. Mais il faut du temps ! Un rapport d’évaluation scientifique publié en août 2006 par l’Organisation météorologique mondiale et le Programme des Nations Unies pour l’environnement indique que « la couche d’ozone située au-dessus des latitudes moyennes devrait se reconstituer d’ici à 2049 ». Enfin, au-dessus de l’Antarctique, la reconstitution de la couche d’ozone ne devrait pas intervenir avant 2065.
Sources : Notre-planet.info, Rfi.fr, Magazine-avantages.fr, Actu-environnement.com, Techno-science.net, Ecolocaro.fr
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