Le 27 novembre 2010 par Chloé Dhoye ·
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Le végétarisme est, comme son nom l’indique, un régime basé sur les aliments d’origine végétale: fruits, légumes, céréales, graines, pains, pâtes alimentaires, légumineuses. Il exclut la consommation de chairs animales : viande et poisson (on parlera de semi-végétariens pour désigner les personnes continuant à manger du poisson).
Cependant, il existe plusieurs variantes :
- Le Lacto-Ovo Végétarisme (le plus courant): Cette pratique proscrit l’ingestion de viande, en permettant la consommation de produits d’origine animale tels que les œufs et le lait. Les ovo-lacto végétariens peuvent cependant refuser de manger des fromages fabriqués avec des enzymes animales dont l’obtention nécessite la mort de l’animal ou des œufs produits dans des fermes industrielles.
- Le Lacto Végétarisme: Ce régime inclut des produits laitiers mais exclut les œufs.
- L’Ovo Végétarisme: A l’inverse, ce régime inclut les œufs mais exclut les produits laitiers.
- Le Végétalisme (plus restrictif): Ce régime exclut tous les aliments d’origine animale ou provenant de l’exploitation animale, c’est-à-dire, en plus de la chair animale, les produits tels que le lait, les œufs et le miel.
A lire sur Néoplanète : « Et si vous passiez au crudivorisme ? »
Il existe également des formes spécifiques :
- Les fruitariens, qui ne mangent que les fruits, les noix, les graines et les matières végétales qui peuvent être recueillies sans abîmer de plantes. Le principe derrière ce mode d’alimentation est de ne pas détruire de plantes pour se nourrir, ce qui peut être évité, dans une certaine mesure, si on se contente de récolter les fruits mûrs des arbres. Un fruitarien peut donc manger les haricots, les tomates, les cucurbitacées (melon, courge, concombre,..) mais refuse de manger les tubercules (pommes de terre) et les épinards.
- Le sproutarianisme : Régime basé sur les graines germées comme les pousses de haricot, les germes de blé ou les brocolis. En général, des aliments crus sont rajoutés à l’alimentation.
Quelles sont les raisons qui poussent à devenir végétarien?
Julie Lescieux, (directrice de la publication de VegMag, revue spécialisée dans le végétarisme et la bio-cohérence), nous apporte des éléments de réponse : « Elles sont multiples ! Beaucoup le deviennent pour préserver leur santé ou soigner une maladie : par exemple, les risques de cancers sont diminués jusqu’à 45% chez les végétariens (selon une dernière étude de 2009 du Pr T. Key de l’Université d’Oxford). D’autres le deviennent pour des raisons éthiques : par conscience écologique, humanitaire, ou par refus de la souffrance animale : plus de cent milliards d’animaux sont tués chaque année pour leur viande à travers le monde, et des millions meurent de stress, d’étouffement, de blessures ou de maladies. Et ce alors que nous pouvons nous nourrir autrement. D’autres encore le sont pour des raisons spirituelles, ou simplement par goût. ». (Interview complète à retrouver sur le site ConsoGlobe)
Combien y a-t-il de végétariens dans le monde ?
Il existe peu d’informations claires et de statistiques concernant le nombre de végétariens dans le monde. La dernière étude menée daterait de 1996 et elle estimait entre 1,5 et 2% le nombre de végétariens en France. Ils étaient alors 6% en Angleterre, 4,3% aux Pays-Bas, 9% en Suisse contre 0,3% au Portugal. Le pays largement en tête ? L’Inde où l’on estime qu’un tiers de la population est végétarienne ! Il existe même des villes strictement végétariennes de par la loi, prohibant la vente/consommation de viande et la présence d’abattoirs sur leur sol et leur périphérie telles que Pushkar, Haridwar, Rishikesh, Ayodhya ou encore Palitana par exemple en Inde.
Il est difficile de dire si ce chiffre a augmenté, mais en tout cas il est devenu plus facile ces dernières années d’être végétarien : plus de choix dans les menus, plus d’informations sur le sujet (livres, associations, Internet…), apparition de nombreux produits végétariens en grandes surfaces, etc. De plus, le sujet est d’avantage médiatisé en raison du grand débat écologique actuel : faut-il instaurer officiellement une journée végétarienne hebdomadaire dans la restauration collective ? Pour en savoir plus sur cette question rendez-vous sur le site de l’Express.
Au-delà de l’alimentation : le véganisme
Le végétarisme va parfois plus loin que l’habitude alimentaire. C’est le cas du véganisme !
Qu’est-ce que c’est ? Etre végan, c’est refuser l’exploitation animale. Cela implique de ne pas consommer de chair animale, de laitage, d’œuf, de miel ni de produits de la ruche, de ne pas porter de vêtements faits de matières premières provenant des animaux (fourrure, cuir, laine, soie, etc.) et de ne pas utiliser de produits d’hygiène et d’entretien testés sur les animaux.
Le véganisme, qui se concrétise par une baisse de la demande de produits impliquant des animaux, est bien plus qu’un style de vie ; c’est un engagement en faveur de l’abolition de toute forme d’exploitation des animaux.
Plus d’informations sur http://www.veganisme.fr/ et de nombreux produits sur : http://www.unmondevegan.net/
Tout au long de son histoire, la dimension éthique et non-violente du végétarisme a été soutenue et adoptée par de très nombreuses personnalités telles que Pythagore, Plutarque, le Mahatma Gandhi, Albert Einstein, Léonard de Vinci, Léon Tolstoï, H.G. Wells, Newton, Vincent Van Gogh, ou encore Marguerite Yourcenar. Encore aujourd’hui de nombreuses personnalités son adeptes : Anne Hattaway, Alec Baldwin, Christina Applegate, Alyssa Milano, Dustin Hoffman, Paul McCartney, Pink, Prince, Lenny Kravitz ou encore Joel et Benji Madden du groupe Good Charlotte.
Enfin sur le site Wikipédia vous pourrez lire de nombreux extraits de publications qui soutiennent le végétarisme : http://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A9g%C3%A9tarisme
Sources : ConsoGlobe, ConnectionZen, Yahoo Québec Actualités, Vegan.fr, Wikipédia, Ahimsa, Doctissimo.
Le 27 novembre 2010 par Arnaud Lacroix ·
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La 2ème édition du festival Vegan Day Paris se déroule le dimanche 28 novembre à la Bellevilloise, dans le vingtième arrondissement. Toute la journée, assistez à des conférences, des projections de films ou des défilés de mode. En soirée, des concerts clôturent cette fête des végétariens.
« Un festival unique en son genre », voilà pour la présentation en quelques mots. Si le festival puise son inspiration de l’étranger, il peut s’enorgueillir d’être le premier à être réellement éclectique et aussi diversifié. Organisé dès 2009 par l’association Vegan Day, c’est le seul événement mondial à faire appel à autant d’artistes et de spécialistes pour promouvoir l’image de la culture « vegan ». Ce mouvement, qui exclut les produits d’origine animale dans son quotidien, se laisse appréhender à travers l’écologie, la santé, le bouddhisme et autres alternatives indispensables à la préservation de la faune. L’année dernière, 400 personnes avaient assisté à l’événement. Ce dimanche, les organisateurs attendent entre 2000 et 2500 personnes !
La culture Vegan, c’est fashion !
On prévoit du froid et de la neige pour ce week-end, venez donc vous réfugier dans le loft de la Bellevilloise dès 11h pour y découvrir la mode sous toutes ses formes (cosmétique, bien être, beauté, shopping…) et en rapport avec le l’univers du veganisme. L’occasion de découvrir l’univers de 5 stylistes, à la pointe de la mode éthique, comme le design minimaliste de l’artiste américain Justuman. Rendez-vous à 13h30 et à 15h30 pour admirer les défilés. C’est Joshua Katcher, personnage réputé au sein de la mode US, végétalien et artiste aux multiples facettes, qui sera le maître de cérémonie pour présenter ses vêtements et accessoires provenant de collections innovantes. Une création en dehors des sentiers battus, ne se limitant pas seulement à l’usage du lin, du coton ou du chanvre.
Pas avec n’importe qui, avec la papesse de la cuisine vegan, Isa Chandra Moscovitch. Venant tout droit de New York, celle-ci a écrit de nombreux livres à ce sujet, dont le fameux Vegan with a Vengeance, publié en 2005. A l’instar de huit autres spécialistes, elle mettra la main à la pâte pour proposer des démonstrations culinaires. Le show commence dès 11h au rez-de-chaussée de la Bellevilloise. Isa Chandra Moscovitch intervient à 14h. Des stands alimentaires se tiennent ouverts toute la journée.
Des conférences à gogo
D’un thème plus classique comme le soja à la mentaphobie qui se caractérise par l’attitude de dénégation de l’existence d’une pensée animale, les discussions seront très variées. Les intervenants (professeurs d’université, scientifiques) à l’image de David Chauvet, juriste de formation et membre fondateur de l’association Droits des animaux, feront partager leurs convictions à travers un angle différent et des questions telles que « pourquoi les oiseaux dorment la fenêtre ouverte ? ». Vaste débat. Des projections vidéo seront aussi présentées.
Des concerts d’artistes « made in vegan »
Tous les styles de musique seront représentés, de la soul en passant par le slam, le but étant de satisfaire tout le monde. Dès 19h, Veganesh and Jean-Jean, Audiotrack joueront leurs partitions musicales gratuitement. En conclusion de la journée, trois autres concerts, ceux-ci payants (12 euros), verront Jack Tance, the Dirty’s et cerise sur le gâteau, Princess Superstar emprunter la scène du club de la Bellevilloise, pour dynamiser la foule. Jazz fusion, rock, électro, servis par des artistes tous végétariens.
Le 27 novembre 2010 par Lola Parra Craviotto ·
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Cinquante millions d´animaux meurent chaque année pour fabriquer de la fourrure. Soit mine de rien quasiment l’équivalent de la population française…
Élever et tuer des animaux simplement pour des questions esthétiques… On utilise des peaux d’animaux pour nous habiller et rester au chaud en hiver depuis des milliers d’années. Quel est le problème ? La commercialisation de masse.
Le massacre des phoques
On connaît tous le problème des phoques au Canada et au Groenland. Il n’y a rien de nouveau : les bébés sont assommés à grands coups de gourdin et dépecés sur place. Après, les chasseurs enlèvent leur fourrure. Parfois, même quand les pauvres petits sont encore vivants… Le problème ? Ils tuent les phoques quand ils ne sont pas encore adultes, il n’y a donc pas de reproduction.
Les autorités canadiennes nient que la chasse de phoques menace le maintien sur le long-terme de cette espèce. Elles ont même augmenté en mars 2010 le quota de phoques chassés ! Maintenant, le gouvernement canadien permet de chasser 330 000 spécimens par an, soit 50 000 de plus que l’année dernière. En Europe, depuis le mois d’août dernier, l´importation des produits dérivés de phoques est interdite.
La fourrure « écolo » : une vraie alternative ?
Quarante-cinq millions d´animaux sont élevés dans le seul but de devenir de jolis manteaux. Ces animaux sont issus d´élevages où ils ne connaissent que la cage dont ils ne sortent que pour être gazés
ou électrocutés. En Asie, les chiens et les chats sont aussi considérés comme des animaux à fourrure. Heureusement, l’Union Européenne a interdit l´année dernier l´importation de leur fourrure.
Les élevages se situent principalement dans les pays scandinaves. Le pire ? Brigitte Bardot condamne spécialement l´élevage dans des cages en batteries, où les animaux disposent d´un sol grillagé et d´un espace limité à la surface d´une feuille A4. Brigitte Bardot a aussi rappelé que « l´article L214 du code rural est très clair : tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce ». Cette disposition n´est pas respectée… Le fait d´enfermer des animaux comme les visons en cage leur procure un stress intense et de la frustration, des signes qui se manifestent avec l´automutilation ou le cannibalisme. Leur espérance de vie ? Six ou sept mois !
Alors, acheter de la fourrure certifiée « écologique » par les éleveurs, est-ce une solution plus humaine ? Selon des associations comme Libera!, c´est une « grande farce ». Car des « peaux écologiques » ça veut simplement dire que les animaux concernés ne sont pas en danger d’extinction. Mais cette fourrure n´est pas écologique a proprement parlé parce que les peaux sont traitées avec des produits chimiques très toxiques. Néanmoins, le Conseil Canadien de la Fourrure insiste sur le fait que « ce matériel » est une ressource naturelle, renouvelable, abondante, durable, recyclable et biodégradable.
On dit aussi souvent que c´est plus éthique d´acheter du cuir ou de la fourrure de lapin. Car on utilise la viande de ces animaux et pas simplement leur peau. L´inconvénient ? Le jeu de l´offre et la demande : en achetant leurs produits, on les incite à produire encore en plus grande quantité.
Israël, un pays pionnier dans la lutte contre la fourrure
Israël est devenu le premier pays du monde à proposer l´interdiction de l´importation, de la production et de la vente de toute fourrure sur son territoire. Il y a toujours une exception : les chapeaux traditionnels juifs – shtreimel - qui sont faits avec de la peau de lapin et les vêtements en cuir. Les Israéliens ont approuvé une loi en février, mais elle est encore en stand-by actuellement à cause de la pression de l´industrie de la fourrure et des religieux orthodoxes. L´association International Anti-Fur Coalition demande des signatures sur son site web pour obtenir l´interdiction immédiate de la fourrure en Israël.
En septembre dernier, la chanteuse Lady Gaga a été la protagoniste (encore une fois !) d´un scandale. Le hic ? Sa tenue. Après avoir posé pour la couverture de Vogue en portant un maillot de bain fait en vraie viande crue, la chanteuse a reçu le prix de la meilleure vidéo de l´année à la soirée des MTV Video Music Awards en portant… une robe faite de morceaux de viande ! « J´ai voulu dire que si on ne se bat pas pour faire respecter nos droits, on n’aura pas plus qu´un morceau de viande accroché sur un os. Et je ne suis pas un morceau de viande », a-t-elle déclaré.
La réaction des végétariens ? Tandis que l´humoriste et amoureuse des animaux Ellen DeGeneres lui a offert un maillot de bain fait de légumes lors de son émission de télévision, des associations comme PETA ont conseillé au public de ne pas acheter ses disques.
Les luttes et actions 2010
L´association AnimaNaturalis organise SinPiel 2010, la plus importante manifestation contre la fourrure en Espagne. La septième édition est programmée le 5 décembre à Barcelone. Des centaines d´activistes de tout le pays poseront nus, peints en rouge. Ils attendent aussi votre participation sur leur site Internet.
Marche Contre La Fourrure a enfin organisé le 23 octobre dernier une manifestation anti-fourrure à Paris. Cette organisation est un collectif informel d´associations, de militants et de citoyens qui se rassemblent chaque automne contre cette industrie.
Quelques données
Pour faire un manteau, on a besoin de 300 chinchillas, 8 phoques, 60 visons, 250 écureuils, 20 renards, 8 chiens et 30 chats.- Cette industrie a déjà entraîné la fin d’espèces comme le vison de mer et le renard des Malvinas. Actuellement, la loutre de mer, le lynx et l´ocelot sont en extrême danger.
- Plusieurs animaux, comme le lapin Orylag, sont modifiés génétiquement pour devenir un peu plus grands. Un peu de peau en plus, pour un profit encore plus grand !
Plus d´info :
http://www.jeneportepasdefourrure.com/
Ci-dessous, une vidéo de l’association PETA qui montre la cruauté envers les animaux pour réaliser des fourrures. Avec la voix de la chanteuse Natalie Imbruglia.
Le 26 novembre 2010 par Arnaud Lacroix ·
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Jean-Yves Casgha, fondateur de Terre TV, présente chaque vendredi sur RFI l’émission intitulée « Autour de la question », consacrée aux enquêtes de science et de technologie. Une fois par mois, des journalistes extérieurs, dont Yolaine de la Bigne, rédactrice en chef de Néoplanète, interviennent (Néoplanète, Science et Vie, Ciel et Espace, Sciences et avenir) pour mettre en lumière les événements scientifiques à venir. Aujourd’hui, c’était donc la grande première !
L’occasion pour Yolaine de la Bigne d’évoquer des sujets comme la pollution lumineuse et les insectes en cuisine, mais aussi de faire un focus sur le festival Cinémascience, qui se déroule à Bordeaux du mardi 30 novembre au dimanche 5 décembre 2010. Organisé par le CNRS en partenariat avec l’Inserm, cette troisième édition met à l’honneur la science, le cinéma et l’imaginaire.
Une première intervention dans l’émission qui en appelle d’autres, Yolaine de la Bigne et les autres journalistes invités intervenant désormais une fois par mois dans cette émission scientifique.
Si vous voulez réécouter l’émission du vendredi 26 novembre :
www.rfi.fr/emission/autour-question
http://www.rfi.fr/emission/20101126-1-revue-presse
http://www.rfi.fr/emission/20101126-2-revue-presse
Plus d’infos : le festival Cinémascience.
Le 26 novembre 2010 par Yolaine De La Bigne ·
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Cette semaine, on fête l’entrée de 14 phares français dans le patrimoine des Monuments Historiques, on s’émerveille devant des sculptures en papier et on applaudit l’engagement de Léonardo Di Caprio pour la sauvegarde des tigres. A écouter ci-dessous.
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