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Nouvelle Zélande : Woofing, l’aventure est dans le pré

Le 15 octobre 2010 à 4:58 par · 3 commentaires 

Photographe professionnelle, freelance pour l’agence Sipa Press, Viviane Negrotto s’est envolée fin décembre pour un tour du monde de dix mois. Son but ? Rencontrer ceux et celles qui participent chaque jour à construire un monde plus durable. Tous les mois, elle nous présente un projet éco-conçu. Notre globe-trotteuse nous emmène cette fois en Nouvelle-Zélande, dans deux fermes engagées dans le Woofing

Non, le Woofing n’est pas un nouveau sport de glisse nautique, c’est un réseau né au début des années 70 en Angleterre qui s’est répandu un peu partout dans le monde. Il regroupe des fermes ou des projets écologiques qui accueillent des travailleurs bénévoles en échange du gîte et du couvert.  Pendant quatre heures par jour, les Woofers aident aux travaux de la ferme, ce qui leur permet de découvrir les techniques d’agriculture ou de construction biologique, mais aussi d’expérimenter la vie en milieu rural et de découvrir de nouvelles régions à moindre frais.

Haras écologique

C’est pour que leurs enfants puissent grandir au vert, comme eux, que Hakan et Denise ont mis les voiles vers la campagne. Une expérience délicieuse mais semée d’embûches car leur haras peine à être rentable : « ce projet n’existerait pas sans les woofers », affirme Denise. Pour joindre les deux bouts, cette institutrice et son mari, artiste-forgeron, possèdent également une petite entreprise d’objets décoratifs en métal qu’ils gèrent depuis le haras. « Non seulement nous avons besoin d’eux, mais c’est toujours une expérience très positive. Il reste jusqu’à trois mois avec nous. Les plus jeunes sont parfois surpris quand ils réalisent à quel point le travail est physique. Ils se voyaient juste nourrir les animaux et ramasser des légumes. » Ici, ils ont notamment aidé à construire une barrière pour les chevaux ou à planter des arbres. Bien sûr, ils s’occupent aussi beaucoup des soins donnés aux chevaux et certains ont même aidé à en débourrer certains.

Ecolo-convaincus, Denis et Hakan cultivent uniquement du bio et remplacent les arbres importés de leurs propriétés par des espèces natives. Pour nourrir les woofers, ils se fournissent dans leur potager en plus des courses car les rendements sont faibles à cause de la pauvreté du sol. Leur rêve : une petite serre. Ayant beaucoup voyagé, le couple souhaite que ses enfants soient en contact avec de nombreuses cultures. Pari gagné avec les woofers qui ne demandent qu’à partager leurs expériences. Un échange : gagnant-gagnant.

Chambres d’hôtes durables

Les Osmond avaient un rêve : celui de construire un petit paradis écologique pour eux et pour d’autres. C’est ainsi qu’est né leur projet de chambres d’hôtes écologiques. En 2006, ils vendent leur affaire et un an plus tard, la construction de la première maison commence. Avec l’aide des woofers, elle vient d’être terminée. Fabriquée en terre et en bois non traité uniquement avec des matériaux locaux, elle évite le « green » faux-pas. Les transports, les colles et les produits chimiques ont été réduits au minimum. Mais construire en vert, ce n’est pas toujours rose ! Au début la plupart des plantes du toit végétal sont mortes, l’onéreuse pâte utilisée pour coller les carreaux ne marchait pas comme prévu…

Mais au final, il y a plus de bonnes surprises que de mauvaises : la maison est aérée, les rayons de soleil d’hiver pénètrent sans problème, la vue de chaque fenêtre est un appel à la poésie tout comme les herbes du toit pliant sous la brise. Et puis surtout, grâce aux wwoofers, ce bâtiment est international. « Toutes ces mains, de toutes ces nationalités travaillant ensemble pour construire quelque chose d’aussi magnifique et écologique, c’est incroyable » s’émeut Suzie Osmond. « Je ne pourrais plus me passer de ces gens formidables » ajoute-t-elle. Prochaine étape : finir la deuxième tranche du chantier, essayer d’être aussi auto-suffisant que possible et continuer à accueillir des woofers.

Retrouvez les reportages de Viviane Negretto sur http://www.abiotifulworld.com/ au travers de photos et d’articles.

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