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Le 23 juillet 2010 par · 3 commentaires 

A l’occasion du concours « Coca-Cola du design durable »,Néoplanète vous propose de découvrir tous les quinze jours le portrait d’un artiste ou d’un designer travaillant à partir d’emballages de boissons. Découvrez l’artiste Gaël Duvert, inventeur d’une technique tout à fait particulière, le « Can’Art »…

Dans les tableaux et les meubles de Gaël Duvert, l’aluminium poncé se marie aux imprimés d’origine des canettes de soda. A ses heures perdues, ce dessinateur industriel dans l’automobile réalise ainsi une étonnante alchimie entre la matière, l’humour et la poésie…

« Avec une baguette métallique, j’enfonce des partie de la feuille de canette pour en garder la couleur originelle ». Le jour, Gaël Duvert, drômois de 33 ans, est dessinateur industriel dans l’automobile. Le soir, chez lui, il transforme les boîtes de soda en œuvres d’art.

Armé d’un pointeau et de beaucoup de patience, il les strie et les polit « pour faire ressortir le matériau brut, la brillance de l’acier et l’aluminium ». Ses œuvres murale et ses meubles sont ainsi d’un style pop’art résolument contemporain !

Des portraits flous à la Warhol

Gaël commence à créer des tableaux en 2000, par accident, alors qu’il se retrouve la jambe dans le plâtre. Depuis, il développe le Can’Art en découpant les canettes qu’il récupère, via son réseau d’amis, pour les coller sur des panneaux en bois après avoir esquissé le sujet au feutre.

Passionné de photographie, les personnages qu’il met ainsi en relief proviennent d’images qu’il a prises sur le vif : un fumeur de Havane, un homme et un ventilateur, un baiser. Il accentue les points d’ombre et de lumière pour effacer les détails et donner cette impression de flou à la Andy Warhol.

Des canettes pleines d’énergie

Enfant, Gaël collectionnait les canettes dont il pressentait la valeur, « comme si c’était un trésor », confie t-il. Sa formation en mécanique – un BTS Productique -  l’amène à côtoyer le fer et l’aluminium qu’il s’amuse, sur son temps personnel, à transformer en tables ou en fauteuils.

Pour lui, « chaque canette a pris de l’énergie de celui qui a bu son liquide ». Ces ondes d’énergie symbolisent « tout ce que l’homme ne peut contrôler, ce qui lui échappe à chaque instant de sa vie, ses émotions aussi ».

 

Retrouvez Gaël Duvert et ses créations sur son site www.canartweb.com

Ses œuvres sont exposées à Nice (06) dans la Galerie Ferrero, et à Etoile-sur-Rhône (26) dans la Galerie Audras –  Arrêt Déco.




Le 23 juillet 2010 par · 2 commentaires 

C’est l’été, Néoplanète vous propose un petit best-of de ses chroniques VIP. Cette semaine, place à un chantier formidable, celui de la Grande Muraille Verte. Les explications de Matar Cilse, directeur général de ce mur végétal

C’est une initiative africaine formidable ! Construire une grande muraille verte entre Dakar, la capitale sénégalaise et la république de Djibouti. C’est un projet colossal, puisqu’à terme, la muraille fera 7000km de long pour 15 km de large. Elle traversera 11 pays, pour une surface de plus de 10 millions d’hectares de plantation. Le but, coloniser et mettre en valeur le désert pour appuyer les populations à se sédentariser dans ces zones marginales et difficiles. Interview du directeur général de cette grande muraille, le sénégalais, Matar Cilse.

VIP Matar Cilse ok

Matar Cilse, directeur général de la grande muraille verte

Matar Cilse, directeur général de la grande muraille verte

Le tracé de la Grande Muraille Verte en Afrique, de Dakar à Djibouti

Le tracé de la Grande Muraille Verte en Afrique, de Dakar à Djibouti

Le 23 juillet 2010 par · 3 commentaires 

Le design est un art. Cela ne se discute pas. Par contre, cet art ne respecte pas toujours la nature. Sur Fairsens, un nouveau site Internet lancé au début de l’été, la décoration se veut éthique. Et s’habille de vert.

Fairsens.com est né de l’initiative de deux jeunes femmes très sensibilisées à la cause environnementale : Céline Charron et Hélène Martin. Mais… Qu´est-ce que ces deux amies nous offrent ? Tout qu´il faut pour décorer notre maison de façon écologique, sans faire de mal à la planète. Les produits présentés sur ce site sont fabriqués avec des matériaux naturels et respectueux de l´environnement, mais aussi à partir de matières recyclées et recyclables.

L’idée de Céline et Hélène ? Créer « un site de déco écolo avec des trucs sympas, design et qui n´ont pas l´air issus d´un dramatique croisement entre une boîte de conserve et les restes d´un napperon jauni ». 

Le point fort de Fairsens : ce site est vraiment très personnel et subjectif. Céline et Hélène veulent partager leurs « coups du cœur », comme elles les appellent, avec les internautes écolos. Dans l´espace Créateurs, vous trouverez en exclusivité de nombreux artistes talentueux, mais encore peu connus, qui proposent des créations originales. « A chaque coup de cœur, nous allons à la rencontre du créateur et réalisons une interview, expliquent les jeunes femmes. Armées d´un bloc note et d´un appareil photo (ça, on adore !), nous faisons connaissance, découvrons son univers. Ensemble, nous envisageons de nouvelles créations ou choisissons les objets qui seront proposés en exclusivité sur Fairsens. »

Actuellement, les créatrices de Fairsens profitent ainsi de cet espace pour parler de Fanni Chambras, une décoratrice écolo qui est spécialisée dans le textile et qui a déjà travaillé pour la haute couture et la haute joaillerie comme Cartier ou Christian Lacroix.

Autres curiosités à découvrir sur Fairsens : « Best Before », la première collection de Corinne Muller et Piotr Oleszkowicz lancée en janvier 2009. Il s´agit d´objets réalisés dans des blocs de sel gemme (un dépôt de sel ancien en provenance des lacs et mers intérieurs), dans la région de Cracovie. Les artistes ont designé la poétique collection en macramé de papiers roulés, originaire de Corée, dont les ficelles sont confectionnées à partir de bandelettes de papier récupéré, roulées entre les doigts. Superbe ! Pour ce couple d´artistes, l´idée est pour chaque collection de remettre au goût du jour une technique ancestrale, artisanal, qu´ils trouvent dommage de voir disparaître.

Voilà ! De la déco et du design vraiment écologiques vous attendent sur http://www.fairsens.com/. De quoi aider notre planète avec un peu de glamour !

Le 23 juillet 2010 par · 9 commentaires 

Le Web, une voie vers le développement durable ? C’est l’opinion de Gilles Berhault, président de l’Association communication et information pour le développement durable (ACIDD) et auteur de Développement durable 2.0, édition de l’Aube. Entretien en deux clics.

> Le sous-titre de votre livre est « Internet peut-il sauver la planète ». Drôle de question non ?

En vingt ans, l’humanité entière s’est interconnectée. Ceux qui ont plus de 5 ans aujourd’hui ont conscience de faire partie d’un monde global. Quatre milliards de téléphones portables sont en fonctionnement, 1,7 milliard de PC sont connectés. C’est un super réseau, même si les chiffres sont à tempérer car la censure s’applique encore dans de nombreux pays du monde.

Certains voient dans la technologie la solution à tous les maux de l’humanité. C’est évidemment faux, même si les technologies de l’information et de la communication (TIC) nous permettent de partager l’information environnementale et sanitaire, de créer des communautés de citoyens ou de consommateurs.

>  La modernité est donc, selon vous, porteuse de clés pour un avenir durable ?

Les TIC engendrent des outils qui permettent de rendre plus efficace la gestion de l’énergie dans les bâtiments et les transports, d’informer chacun d’entre nous sur l’impact de ses comportements, d’améliorer les moteurs, de mieux stocker et faire circuler l’énergie, de trouver des modèles économiques moins impactant sur la planète… et même d’éduquer et de former au développement durable. Il reste tout de même à progresser sur les pollutions et consommations énergétiques engendrées en elles-mêmes par ces technologies numériques, et à les rendre accessibles à tous.

Propos recueillis par Caroline Hocquart.

Regardez l’interview de Gilles Berhault, sur le plateau des « Décideurs du Développement Durable » (Décideurs TV) du 14 juin 2010

Image de prévisualisation YouTube


Développement durable 2.0 L’internet peut-il sauver la planète??

Editions de l’Aube

9.50 €


Plus d’infos : www.acidd.com

Article extrait du mag Néoplanète n°14 (juillet-aout), page 8.





Le 23 juillet 2010 par · 1 commentaire 

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