Débat : La Corrida dans l’Arène
Le 10 juin 2010 par Yolaine De La Bigne ·
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Avec les beaux jours revient la corrida de plus en plus contestée par une majorité des français. Certains demandent l’interdiction de ce spectacle trop violent pour les enfants tandis que des vétérinaires viennent de créer le VAC, premier collectif de Vétérinaires Anti-Corrida, qui présentera le 9 juin une proposition de loi à l’Assemblée Nationale. L’occasion d’un débat entre Teddy Follenfant, le fol enfant aficionado d’Arles et Thierry Hély, chargé de communication de la FLAC, Fédération des Luttes pour l’Abolition des Corridas.
« Un sondage a montré que 54% des Nîmois interrogés (dont 70% chez les 18-24 ans) sont favorables au remplacement des corridas par les courses camarguaises. Selon les déclarations de Jean Lacouture au journal La Provence : « En France, il n’y a que 7 000 à 8 000 aficionados véritables. »
D’après un sondage Ifop du 28 septembre 2008 pour le Midi Libre effectué sur 1005 personnes, 50 % des français seraient favorables à une interdiction de la corrida et 48 % y seraient opposés. Dans le détail, les départements sondés ayant une tradition taurine sont opposés à une interdiction, tandis que les autres départements sont en général plus favorables à l’interdiction. »
La corrida a été introduite en France à partir des années 1850, et reste de nos jours autorisée, au titre de la « tradition« , dans certaines zones de 11 départements du sud de la France, soit moins d’un dixième du territoire. Cette curieuse dérogation à la loi commune, contre laquelle s’élève un nombre croissant de parlementaires, se trouve dans un alinéa de l’article 521-1 du Code pénal consacré aux « sévices graves » et « actes de cruauté » envers les animaux domestiques.
Au cours d’une corrida, six taureaux sont successivement tués, au terme d’une mise en scène codifiée durant une vingtaine de minutes pour chacun. Pendant le « tercio de piques », le picador à cheval enfonce des lances terminées par des pointes d’acier dans le dos du taureau. Pendant le « tercio de banderilles », les banderilleros plantent trois paires de harpons dits banderilles dans le dos du taureau. Pendant le « tercio de mort », le matador enfonce une épée dans le dos du taureau pour le tuer. La mise à mort, souvent longue et laborieuse, se prolonge par l’emploi d’une épée spéciale, puis de la puntilla (poignard), à la base de la nuque.
La FLAC
La Corrida et les Enfants
Débat d’opinion
Reiser prend le taureau par les cornes.
Tout le monde connaît le travail de Reiser humoriste. Le dessinateur, pilier de « Hara Kiri » et « Charlie Hebdo », a fait rire des générations de lecteurs avec Jeanine, Gros Dégueulasse ou La Vie des Bêtes. Mais on a oublié le Reiser inventeur et militant de l’écologie ! Reiser et l’Écologie est une anthologie des pages qu’il consacra principalement dans les années 70 à son engagement, notamment contre la corrida.
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Quand on n’est pas contre cette horreur, on est complice de ceux qui veulent garder intact leurs bon plaisir.
Bravo Thierry, honte à Folenfant. Les a
En plus venant d’un fondateur des verts et d’un ancien représentant d’Amnesty International, ça me fait froid dans le dos.
Quand on n’est pas contre cette horreur, on est complice de ceux qui veulent garder intact leurs bon plaisir.
Bravo Thierry, honte à Folenfant. Les arguments repris, abattoir, beauté du spectacle, féria, sont ceux de nos chers aficionados.
Mais venant d’un fondateur des verts et d’un ancien représentant d’Amnesty International, ça me fait froid dans le dos.
Corrida basta!!
merci? thierry.
Quant à follenfant, au nom redestiné, je lui colle mon comm laissé sur marianne, car il resume comment il convient de penser l’horreur dûe aux hommes:
Rappelons le réel.
Qu’importe que l’on aille aux corridas pour voir ou pas du sang ?
La seule chose qui compte, c’est-ce qui se passe dans le réel!
Et ce qui se passe est le supplice d’un animal.
Ensuite, vous qui aimez les corridas, vous avez beau jeu de nous faire la morale au sujet de la nourriture animale. Mais qui vous dit, d’abord, vous pour qui la souffrance n’a pas la moindre importance si c’est celle des autres, qu’il n’y a que des incohérents dans la lutte anti-barbarie ? Perso, je suis végétalienne pour épargner les animaux.
Il n’y a qu’une seule question, à partir du moment où on connaît la réalité de la vulnérabilité à la souffrance des autres animaux, c’est celle-ci :
De quel droit leur faire subir tout ça ?
Et la réponse ne peut être que celle-ci: celui du tyran.
Cette évidence, nous, les anti- barbarie humaine, donc entre autres anti l’horreur tauromachique, vous la serinons ,certes, mais du fait que le legislateur ne nous entend pas. Il a pondu un alinea inique qui permet à cette odieuse distraction de se perpétrer dans certains lieux de france. il faut qu’il le retire.
bravo madame Yolaine de la Bigne pour votre courage ( d’oser ) affronter en direct les taurins et dénonçer cette cruauté qu’est la tauromachie. Un grand MERCI.
Félicitations pour cet article, en particulier pour la description de ce qu’est vraiment une corrida : la torture et la tuerie codifiées d’animaux.
Cette pratique archaïque et cruelle n’en a heureusement plus pour très longtemps et ceux qui en font encore la promotion ne sont plus qu’une infime minorité.
Paradoxal les théories de Mr Follenfant, il aime l’ambiance des férias, admire certains matadors qui donnent une mort propre…. La souffrance endurée par le taureau massacré à l’arme blanche, il l’ignore. Sa conscience est à géométrie variable, il aime les animaux, mais les tueries des arènes il apprécie. Heureusement Thierry Hély permet aux esprits équilibrés de connaitre la réalité, qui est toujours dissimulée par les taurins avec des mots falsifiés, pour masquer la cruauté des arènes.
J’espère une abrogation rapide des pratiques tauromachiques.
Bravo Mr Follenfant de dénoncer les horreurs des abattoirs et de dire qu il faut manger moins de viande , pour la santé de la planète ….et la notre .
Mais étonnant d être vert , c est à dire respect de la nature , de l environnement et donc des animaux et de se repaitre du supplice inouï d ‘ un animal ! ……..?et pourquoi nier à ce point le terme « arme blanche » car c ‘ est bien de cela dont il s ‘ agit .
Merci Mme Yolaine de la Bigne de permettre à Mr Thierry Hély de dévoiler la vérité sur cette ignominieuse torture qui doit être interdite , et vite , dans un pays se disant « civilisé »
Mr Follenfant, il n’y a pas que la mise à mort qui est insupportable, il ne f
Juste une précision que j’aimerais apporter en direction de Mr Follenfant, il n’y a pas que la mise à mort qui est insupportable, outre les souffrances physiques, ces animaux subissent également une souffrance mentale dès leur entrée dans l’arène du fait de se retrouver dans ce lieu inconnu, du fait d’être isolé de leurs congénères. Par ailleurs cette pratique est insupportable du fait que l’on se joue de la naïveté d’un animal (qui se laisse leurrer) pour le réduire en charpie dans le but de divertir. Cette pratique n’a de sens que pour ceux qui s’en divertissent ou ceux qui se remplissent les poches… ces pauvres taureaux ne sont là que pour subir et n’ont pas d’autres choix que de réagir, de ce fait, ce n’ai en aucun cas un combat; et comme le dit si bien Thierry, ces animaux sont respectés juste pour le plaisir qu’il procure aux aficionados et non pour ce qu’ils sont réellement : DES ETRES VIVANTS SENSIBLES.
La corrida doit disparaitre, c’est une honte pour l’humanité.
Merci à Thierry Hély et à Néoplanète. Respect !
Dans une féria, il faut remarquer la fête hors des arènes, et, sous le couvert de fastes clinquants et musicaux, analyser les meurtres inhumains qui se perpétuent à l’intérieur des arènes. Dans une féria, seuls 4 % des touristes festifs vont voir ce spectacle. C’est à dire que si on supprime la corrida, il restera 96% de personnes pour faire la fête.
La pique, les banderilles, l’épée, les poignards sont des armes blanches, ils sont des outils très élaborés pour amoindrir l’animal lentement jusqu’à la mort. Les taureaux hurlent de peur et de douleur. De plus il est prouvé que les bovins (le bovin est un animal très social) alertent également leurs malheureux congénères qui attendent dans le toril leur tour de passer à la torture.
Bref, Teddy Follenfant ne semble pas connaître la réalité de la corrida, dont les magouilles de fric, les réseaux d’influence et les « préparations » de l’animal qui sont la base de ce spectacle pour personnes avides de sensations morbides. Il faudrait pour débattre sincèrement que Teddy Follenfant en sache un peu plus, se donne la peine de savoir, fasse l’effort de s’approcher du réel avant de jouir de l’imaginaire. Malheureusement, il semble planté sur le clinquant final, le clinquant fascinant, à la manière de ceux qui s’extasient devant une paire de chaussures ou un sac à main importés d’Asie, l’achètent pour se faire plaisir et dénient alors toute la chaine qui a conduit à la fabrication par des adultes ou enfants exploités par des régimes qu’ils condamnent par ailleurs. La spirale consensuelle a un gentil ambassadeur avec les assertions de Teddy Follenfant… Je voudrais bien qu’il explique ce qu’est un taureau soi-disant de combat, qu’il explique comment un taureau de 4 ans peut peser 600 kilos alors qu’il est soi-disant libre dans des pâturages merveilleux, qu’il nous dise combien perçoit un organisateur de corrida et un matador pour chaque spectacle.
Là où est l’argent en masse dont l’argent du contribuable, là sont les pires magouilles au détriment de toute autre considération ! Sait-il Teddy Follenfant que les politiques mêlés à la mafiataurine font signer des morts dans leurs pétitions pour en gonfler le nombre de signataires ? Doit on accepter que six taureaux soient torturés et tués pour inciter à un don humaniste au profit des haïtiens ? Doit on accepter que les enfants soient attirés gratuitement aux arènes pour pérenniser la tauromafia et ses profits juteux ?
Teddy Follenfant doit connaître le discours des pensants taurins qui affirment que les taureaux sont heureux de finir en brave dans les arènes pour la gloire de combattre. Et pourquoi pas heureux de spéculer en bourse tant qu’à leur faire dire n’importe quoi. Il faut à ces pensants, absolument dire que les taureaux ont la rage afin d’attirer des sadiques pour un max de fric. En effet, qui viendrait voir un bovin dans une corrida. Personne, sauf si on présente le monstre noir comme un « mangeur d’homme » animé d’une sauvagerie inouïe. Alors que dans la réalité, dans les champs il n’en est rien. La preuve, les gardiens de troupeaux se baladent à cheval, sans protection, au milieu des taureaux, sans aucun risque. Etc… Etc… Etc…
***L’argument taurin du jour est:
Une épée n’est pas une arme blanche qui sert à transpercer les poumons de la bête pour la noyer dans ce qu’il lui reste de sang, non non non, c’est au pire un truc nébuleux qui pourrait servir à éplucher des légumes avec un peu de méthode. Cet argument est de la propagande inepte et mensongère, comme d’hab gentiment taurine quoi !
Monsieur Follnenfant, on ne peut pas être à la fois pour et contre la corrida !!! Travaillez votre mental, regardez-vous dans une glace le matin et demandez-vous si la souffrance d’un taureau juste pour le plaisir est condamnable ….C’est sans doute la vraie question que vous devez vous poser. Monsieur Thierry Hely a donné les bons arguments pour vous persuader que les corridas doivent être abolies.
A l’adresse de Teddy Follenfant, dont visiblement le coeur balance : qui a pu nier jamais que la corrida, pour reprendre les termes de S. Royal en pleine compagne des présidentielles, était « un spectacle magnifique » ? Le problème n’est pas là. Les critères esthétiques ne peuvent tout justifier… Dommage qu’il faille le dire encore. Et que le taureau souffre beaucoup, ou moins ou peu ou presque pas, n’est pas non plus le problème dans la mesure où l’on n’a aucun moyen de mesurer cette souffrance. En revanche, on sait qu’elle est là, qu’elle existe, qu’elle peut être d’ordre physiologique mais aussi psychologique (la terreur). Et quand bien même le taureau serait une mécanique à la Descartes, à partir du moment où le moindre doute subsisterait quant à sa souffrance, il faudrait de toute urgence abolir cette pratique. Quant à l’horreur des abattoirs, elle est souvent citée par les aficionados pour justifier l’horreur de l’arène. Une horreur peut bien en cacher une autre après tout. Mais la ficelle est trop grosse. Ce n’est qu’un argument de sophiste.
Merci à Yolaine de la Bigne pour ce débat… atypique : un « anti’, (Teddy Follenfant)qui est aussi un « pro » corrida, ce n’est pas si fréquent… Et merci à Thierry Hély d’expliquer inlassablement pourquoi la corrida doit être abolie.
Justifier le maintien des corridas pour pallier le traumatisme laissé chez les « provinciaux » par la disparition de la tuerie annuelle du porc, serait à mourir de rire si ce n’était une insulte à l’intelligence des français vivant en province et dont la plupart, n’en déplaise à Mr Follendant, sont farouchement opposés aux corridas !
En réalité la majeure partie des amateurs de corridas, parisiens ou autres, sont des gens tout à fait bien placés dans l’échelle sociale, des grands bourgeois, des politiques et malheureusement des intellectuels ! Il n’est que de voir le nombre de ministres qui « aiment » la corrida et le revendiquent … surtout depuis que Sarkozy, grand « aficionado », est président !
Le débat sur les enfants j’ai arrêté au moment où Mr Hély affirme, à juste titre, à Mr Follendant qui osait le nier, que les taureaux hurlent leur souffrance et leur détresse car ce fait m’est insupportable au point de ne même pas pouvoir l’évoquer ! Ce qui est tout aussi insupportable c’est que notre pays subventionne des écoles dans lesquelles ont apprend la torture aux enfants, alors qu’officiellement tout acte de torture est sévèrement punie par la Loi, … ailleurs que dans le sud ! Belle hypocrisie typiquement française et Bravo à Mr Hely de l’avoir dénoncé, en rappelant au passage les sanctions prévues par la Loi en cas de torture envers un animal !
Eduquer des enfants à torturer de jeunes taureaux peut avoir des conséquences graves et d’irrémédiables sur le devenir de ces futurs « toréros » ! Rappelons-nous que la plupart des tueurs en série ont commencé à se « faire la main » sur des animaux, qui peut affirmer que les enfants auxquels on apprend à torturer des taurillons ne seront pas « désensibilisés » au point de vouloir, une fois devenus adultes, davantage qu’un taureau au bout de leur couteau ? L’avenir le dira…
Après son argument affligeant sur le maintien des corridas comme exutoire nécessaire aux « pauvres» qui seraient frustrés de ne plus pouvoir tuer le cochon, Mr Follendant reconnaît du bout des lèvres que des « riches » vont aussi à la corrida, mais comme d’autres vont à un match de foot… ben voyons ?!
En bref, si l’on en croit Mr Follendant les « pauvres » sont des sadiques qui s’ignorent et les « riches » des désoeuvrés qui n’ont aucune pulsion sadique !
Au final j’envoie mes sincères félicitations à Mr Hély qui a la grande force de ne jamais se départir de son calme, pourtant mis à rude épreuve chaque fois qu’il est l’avocat des abolitionnistes dans un débat télévisé ou radiophonique, face à des interlocuteurs dont le pédantisme laisse pantois et ferait sortir de leurs gongs tout autre que lui.
Chapeau Thierry !
Bonjour,
Nous savons tous ce que valent les sondages, et le vôtre n’ échappe pas à la règle.
Mentionner que dans votre secteur 50 % des français seraient favorables à une interdiction de la corrida et 48 % y seraient opposés, c’ est déja très douteux à croire dans les chiffres.
Mais lorsque vous ajoutez, je cite….les autres départements sont en général plus favorables à l’ interdiction…… ces propos édulcorés passent mal.
Si vous admettez que notre pays anormalement divisé par ce stupide alinéa, forme une entité républicaine bien marquée au fronton de ses édifices, alors reconnaissez que 83 % des français sont globalement hostiles à ce sadisme abject.
Je ne vois pas pourquoi un habitant de Nîmes ou de Béziers bénéficierait d’ un statut privilégié, différent d’ un résidant de Dunkerque ou de Paris ?
Il faut mettre cette Loi scélérate en accusation et Thierry Hély comme à son habitude, a parfaitement traité les aspects de cette cruauté au plan de son gestuel codifié.
Si Yolaine De La Bigne s’ est montrée très courtoise avec lui, ce qui n’ est pas toujours le cas de certains reporters dans d’ autres interviews, j’ ai le sentiment d’ un débat un peu trop élevé, de type parloir au séminaire pour anciens énarques.
J’ ai pourtant attentivement écouté les 8.34 minutes de la FLAC, les 6.17 minutes de La corrida et les enfants, les 5.47 minutes du Débat d’ opinion, je reste sur ma faim, parce qu’ on ne peut pas transiger avec pareille infamie.
Aucun compromis n’ est possible, que ce soit avec Follenfant ou avec qui que ce soit de similaire dans l’ esprit.
La corrida doit disparaître du paysage français, et elle disparaîtra, que cela plaise ou non à ses laudateurs.
Il n’ est pas nécessaire de tourner autour du pot le sourire entendu, pour tenter de comprendre, admettre, supposer, envisager, proposer……
Un seul mot d’ ordre = Corrida basta.
Ce débat fort intéressant mais trop court nous démontre que petit à petit la passion de la corrida est ramené au fait que le spectacle se situe avant l’entrée du taureau. Alors pourquoi ne pas s’arrêter à ce moment là et plutôt faire rentrer des chanteurs des danseurs des acrobates etc ?
Faut-il être sadique pour aimer voir souffrir un animal qui n’a rien demandé !
Bravo à l’intervention de Madame de la Bigne très posée et au calme serein de Thierry Hély devant ce monsieur qui défend les plus « horribles et célèbres aficonados Lacroix et Picasso.
Mon appel auprès de Monsieur Sarkozy renouvelé DE PRENDRE EN CONSIDERATION MA LETTRE QUE JE LUI AI ADRESSEE DONT J ATTENDS LA REPONSE.
Lors de mon centenaire le 8 octobre 2010, je souhaiterais que monsieur Sarkozy m’adresse un courrier de soutien à notre cause, de se démarquer des autres présidents et de signer en faveur de l’abolition de la corrida dans notre si beau pays qu’est la France. Voilà le plus beau cadeau pour mes cent ans.
Je vous en remercie infiniment
Paulette Dubost Doyenne des comédiennes françaises
Depuis 1984 jusqu’à une date récente, tous les sondages effectués par les sociétés spécialisées ainsi que par les plus grand quotidiens , Figaro, etc. . . donnent des pourcentages contre la corrida évoluant au dessus de 80% et ceci sur tout le territoire français, y compris dans les départements où elle est autorisée par la loi scélérate de 1951. . Comment un récent pourcentage puisse annoncer seulement 50% d’opposants???
SUPERCHERIE . . .que le sondeur annonce franchement son identité et donne la preuve de la régularité de son sondage.
De toutes façons, les profiteurs de ces macabres spectacles qui sont la honte des pays qui les pratiquent , peuvent commencer à chercher un autre job car la réprobation fuse de toutes part et touche tous les corps influents: Députés, Médecins, Psys, Vétérinaires, Littéraires, Avocats, Artistes, et des centaines d’Associations de tous bords . . .
Comment peut-on faire de la torture et la mort des êtres innocents un « spectacle » !!!
Dans une société dejà hyper violente, l’Etat français, au lieu d’abolir ces actes de cruauté gratuits, les soutiennent et les subventionnent !!!
C’est scandaleux!
Il faut que l’on justifie une EVIDENCE : torturer un animal , quel qu’il soit, au XXI ème siècle est hautement condamnable. La corrida, pratique cruelle, d’un autre temps, n’a aucune place dans notre société actuelle. Elle est, par ailleurs, condamnée à 2 ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende sur la quasi totalité du territoire Français. Les contribuables en ont plus qu’assez de payer pour ces « spectacles » déficitaires, qui sont la honte du Sud de la France, là où sévit encore la corrida. De plus en plus de personnalités du monde politique, scientifique, artistique, des sociologues, des psychiatres…… soutiennent les anti corrida. L’Italie a abandonné toute pratique cruelle dans ses arènes depuis le XVIème siècle ! Elle organise des spectacles d’opéra, de théâtre, de variétés… dans ses arènes. La France serait bien inspirée de faire de même !
Et bien , excusez-moi, je ne vais pas vous montrer une humeur aimable…
Monsieur « Fol Enfant », comment pouvez-vous être encore à ce degré zéro de la réflexion sur la condition animale en tant que fondateur des « Verts »? N’est-ce donc que pour s’occuper de l’ordonnance des déchets, du grand ménage, de l’air pur et du ciel limpide sans pollution, au-dessus de l’arène ensanglantée et du crime pour que tout soit considéré pour le mieux ? ! Allons, n’avez-vous pas remarqué qu’il existe des animaux dans la nature et pas seulement pour figurer dans notre éco-musée et nous servir d’eux ? Mais pour le bonheur, tout simplement, la vie et LEUR bonheur, à eux aussi ?
Arrêtez de nous faire croire que « tout est dans tout » quand il s’agit de la protection animale, contre la maltraitance et avec un accent de nounou compatissante en retard sur l’heure du déjeuner, de nous faire incurgiter cette bouillie tournée « premier âge » de pseudo-démocratie bien hypocrite.. pour prendre la liberté de dire des horreurs ! Votre expérience politique ne nous fait pas croire à votre crédulité !
Ce que vous dites est terrifiant ! Il suffit de quelques guirlandes accrochées à la potence, des flonflons, un bourreau bien sapé, des femmes, à boire et à manger et le tour est joué, vive la magie ! C’est répugnant !
Oui, Picasso, Hemingway, et les autres (Beauvoir comprise), malgré un talent artistique et intellectuel, par ailleurs, que l’on veut bien vous concéder, avaient dans leur vie personnelle un problème avec les femmes, l’alcool et la violence ! Et vous le savez très bien, comme tout le monde ! Ils font parti de ceux qui ont fait passer leurs problèmes sur les animaux au lieu de se soigner ! Et aussi sur leur entourage ou jusqu’à finalement retourner la violence sur leur propre vie, comme Hemingway ! Ils sont donc tous des mauvais exemples de contrôle de soi !
La corrida c’est la mise en danger d’un homme bêtement et inutilement, et la torture d’un animal. Comment pouvez-vous approuver une seconde cet affront aux valeur fondamentales de l’humanisme et à la bonne conduite de l’homme pour son honneur ! La force mise au service de la persécution et de l’exploitation ne grandit pas l’être humain.
Monsieur Follenfant, au cours de ce débat contradictoire, diffusé par « Néoplanète », entre vous et Thierry Hély, vous m’avez profondément déçu:
– Par votre présence récente à une corrida à Arles. Je demeure en Pays d’Arles et comme la majorité des habitants de cette région, je considère que la corrida est la honte de notre pays.
– Vous ne voulez pas admettre que les taureaux sont trucidés à l’arme blanche. Alors pour vous à quoi servent la pique du picador, les banderilles et l’épée du toréro ?
– Vous vous laissez berner par le cérémonial et l’effet de foule créer par l’abject spectacle des corridas.
– Je suis très étonné qu’étant un des fondateurs des Verts et ancien porte-parole d’Amnesty International, vous ne soyez pas contre cette torture-spectacle.
Je profite de ce commentaire, pour rendre hommage à Yolaine de la Bigne, fondatrice et Présidente de « Néoplanète », membre du comité d’Honneur de la Fédération des Luttes pour l’Abolition des Corridas (FLAC).
Je remercie également « Néoplanète », qui a permis ce débat et je félicite Thierry Hély pour ses interventions.
Un grand merci à Yolaine de Labigne d’avoir organisé ce débat, vraiment intéressant et merci aussi à chacun des participants dont Thierry Hély. Il convient tout d’abord de signaler que le taureau n’est pas un « extraterrestre », mais un mammifère qui a un système nerveux et qui ressent donc, la douleur.
Par ailleurs, il est indéniable qu’il y a un véritble déni de cruauté et une incapacité d’avoir un soupçon d’empathie, de conscience. C’est vraiment curieux de mauvaise foi. Les armes utilisées pour supplicier et mettre à mort sont bien des armes blanches. Je travaille dans le milieu de la justice et peut vous dire que la cruauté est catastrophique : Il faut savoir que la violence envers les animaux tend à être aujourd’hui reconnue comme un des signaux d’alerte à prendre très au sérieux dans l’étude de personnalité à risque. Des enquêteurs de terrain ont observé de façon générale que les maltraitances humaines et animales vont de pair. Dans certains pays, une coopération systématique et officielle s’est instaurée entre les travailleurs sociaux affectés aux enquêtes de maltraitance humaine et les enquêteurs des services de protection animale. La connaissance de ce phénomène et une surveillance croisée permettent de minimiser les conséquences tragiques de la violence (sources : « enfant bourreau, adulte à risque » Le journal des Professionnels de l’enfance janv février 2004)
Sachez que les auteurs de violences sur l’animal commettent 5 fois plus fréquemment des violences sur les personnes (extrait des racines de la violence et cruauté du Pr Nouët).
Apprendre à tuer amène à l’irrespect de l’autre, à l’irrespect de la nature et à la violence banalisée. Il est temps à la France de rattraper son retard et de prendre conscience que les jeux cruels et arriérés n’ont pas leur place dans une société dite « civilisée » ; et les enfants n’ont pas à apprendre à tuer.
Il est faux de dire que dans le sud les gens sont plus favorable à la corrida que dans le nord. Les « gens du sud » justement voient d’un mauvais oeil ces pratiques qui les font passer pour des barbares. Mr Follenfant aime le clinquant. Les costumes et tout le saint frusquin sont relativement rescents, et c’est pour attirer le gogo. Et ça marche. Il n’a qu’a aller voir Carmen, il aura tout cela, d’une essence supérieure, et à la fin Carmen se relèvera, saluera, et reviendra le lendemain. Le jour où les taureaux feront pareil, nous en rediscuterons.
P.S. Excusez-moi, il faut lire « ils font partie » et « aux valeurs fondamentales » dans mon texte, ci-dessus, bien entendu !
J’en profite pour remercier Madame Yolaine de Labigne qui nous permet de nous exprimer et d’ajouter que du nord jusqu’au sud, nous sommes tous en France, donc tous concernés dans une République, une et indivisible., d’autant que la lutte contre l’usage de la torture est universelle et au-dessus des traditions !
Il y a PROPAGANDE et le discours des officines anti-corrida est faux :
FAUX – les toros sont torturés : S’agissanr d’animaux sauvages, l’évolution leur a donné la capacité physiologiques d’être insensibles aux traumatismes pendant un combat. Si ce n’était pas le cas, ils s’occuperaient de leurs blessures en ignorant leur environnement et donc,seraient intoréables !
FAUX – les toreros utilisent des armes blanches : la diminution de la force du taureau ne repose pas sur des blessures portées sur les organes internes, mais sur la fatigue et une saignée par la pîque. Le toro ne reçoit que des blessures superficielles. Le règlement taurin interdit l’usage déloyal des pîques et limite la taille des crochets des banderilles.
La propagande procède ici par anthropomorphisme pour vous faire croire qu’un toro de 500kg est aussi menu qu’une femme de 50kg devant ces instruments.
FAUX – la vue du sang excite les spectateurs : aux arènes, jamais je n’ai constaté cet effet sur mes voisins, ni vu quiconque perverti par le spectacle d’une corrida ou exprimer une obsession du sang qui coule en quantité. Les aficionados sont des humains comme vous, qui sont sensibles eux aussi au sort injuste que peut subir un animal, mais qui savent aussi faire la part des choses.
D’autre part, l’on n’a jamais vu un meurtrier expliquer son geste en disant avoir été sous l’empire de la (soit-disant) ultra-violence de la corrida à laquelle il aurait assisté.
FAUX – le toro agonise dans d’atroces souffrances : si l’épée est placée dans les règles de l’art, l’hémorragie interne massive qu’elle provoque par sectionnement de l’artère aorte, provoque l’évanouissement du toro en quelques dizaines de secondes. A partir de là, il ne ressent plus rien. Alors, son agonie est abrégée d’un coup de puntilla (couteau à large lame) dans la nuque (provoque l’arrêt respiratoire). Tout le travail précédent qu’a subi le toro l’a préparé à mourrir le plus vite avec le moins de souffrances. Car c’est un toro ASSOMME par la fatigue et la perte de sang ( pour un homme, l’équivalent en volume d’une poche de sang donné) qui reçoit le coup d’épée.
FAUX – la corrida est un spectacle traumatisant pour les enfants de moins de 16 ans, des médecins spécialistes le déclarent avec une grande radicalité : JAMAIS je n’ai rencontré de tels cas ; de votre côté, avez-vous entendu dire que, dans le Midi, les enfants et les adultes qu’ils donneront plus tard, ont des comportements « bizarres » ?
Un enfant qui n’aimerait pas la corrida n’est jamais forcé par ses parents aficionados.
Pour ma part, j’ai assisté à ma première corrida à trois ans. J’ai appris ce qu’est la mort, et puis c’est tout, pas de traumatisme sur mon esprit « fragile », aucun souvenir de sang qui coule. A partir de là, j’ai toujours accepté les conseils de prudence de mes parents et suivi ma propre raison ainsi tôt formée pour ne jamais me mettre en danger, notamment à vélo puis en mobylette, dans ma jeunesse. Pourtant, nombre de mes amis faisaient les casse-cous. N’y a-t-il pas parmi vous, lecteurs, quelqu’un qui a perdu un proche par accident parcequ’il a été imprudent avec son deux-roues? Cette matérialisation de la mort dans mon tout jeune esprit m’a toujours tenu à l’écart des prises de risques et peut-être, éviter cette peine à mes parents.
Lors de cette première corrida, à Arles, j’ai exprimé mon inconfort à cause de la chaleur et mon impatience parceque je trouvais que d’un toro à l’autre, « c’est toujours pareil ». Alors, mes parents ne m’ont plus jamais amené avec eux aux corrida. Et c’est grâce à un oncle que bien des années plus tard, j’ai remis les pieds sur ces mêmes gradins et que ses explications m’on fait comprendre et adopter cet Art.
En réalité, ces médecins servent le prétexte que les officines anti-corrida ont besoin pour casser la transmission de la tradition entre les générations, en empêchant les parents d’initier leurs enfants et en espérant remplacer cette initiation parentale par un formatage de masse à l’école, évidemment dans le sens des anti-corrida. Les esprits ayant ainsi été préparés, très peu de jeunes de plus de 16 ans supporteront alors le spectacle d’une corrida, n’y voyant que violence et barbarie, comme on le leur aura appris à l’école… et comme les officines anti-corrida le répètent dans leur propagande. Je pense d’ailleurs que ce sont sûrement sur de tels cas que les médecins spécialistes se sont uniquement reposés pour établir leurs conclusions idoines.
Mais ne vous rappelez-vous pas que TOUS les régimes totalitaires ont remplacé l’éducation parentale par un apprentissage de masse des enfants ?
Cette méthode d’action des anti-corrida ne vous trouble-t-elle pas ?
La fin justifie les moyens, mes direz-vous… Mais ne réalisez-vous pas que si une seule fois reviennent ces méthodes qui nous ont fait tant de mal par le passé, une deuxième fois elles pourraient servir à nouveau, et peut-être pas pour une bonne cause ?
Or, cette deuxième fois s’est déjà produite, figurez-vous, par l’interdiction de la chasse le mercredi, jour de congé scolaire où le parent chasseur pouvait initier son (ses) enfant(s).
Qui peut savoir si, à la énième fois, cela se passera encore bien pour l’humanité ?
Avez-vous la conscience tranquille à voir ainsi banaliser ces méthodes dangereuses pour la démocratie ?
Donc, ces médecins spécialistes qui interviennent à l’appel des officines anti-corrida pour demander l’interdiction aux moins de 16 ans d’assister à une corrida, vous manipulent.
Parceque s’ils étaient honnêtes, ils demanderaient aussi l’interdiction de stade de foot-ball puisqu’il s’y déroule couramment entre supporters des scènes de violences et de racisme envers les joueurs de la diversité visible. Et chaque année, l’on y déplore morts d’hommes.
FAUX – le toro, animal aux pieds fouchus, avec queue et cornes, est la représentation du Diable, sacrifiée devant la foule hystérique pour conjurer le maléfice : certains anti-corrida intégristes, telle Claire Starozynski, sans crainte du ridicule, avancent cette interprétation stupide pour dénoncer une soi-disant insanité qui siège dans l’esprit des aficionados. Cette image du toro bravo existe, mais elle siège dans leur esprit, jamais elle n’a existé dans celui des peuples du Midi !
Pour preuve, pouvez-vous citer une seule expression populaire où le taureau de combat symbolise le mal et/ou le laid, comme il en existe pour le chien, l’âne et le porc, par exemple ?
Hormis l’esprit enragé de ces anti-corrida, et contrairement à ce qu’ils veulent vous faire croire au sujet des aficionados, le taureau de combat est sacralisé comme un Dieu dans les régions à traditions taurines.
C’est une constante depuis l’Antiquité.
Depuis que le pape Clément VII, en 1596, décida définitivement de lever l’interdiction d’assister aux corridas, ce spectacle s’est christianisé. Et s’il faut trouver une symbolique au combat du toro, c’est plus vers la Passion du Christ rédempteur par son sang versé, que vers le Diable, qu’il faut chercher.
C’est aussi une constante que les activistes anti-corrida sont anti-catholiques.
En outre, des activistes anti-corrida vous cachent pourquoi, en réalité, ils ne supportent pas la corrida.
Les éléments politisés de ces officines, sous l’empire de leur idéologie politique, abhorrent les élevages de taureaux de combat, qui, demandant de grandes surfaces agricoles, sont possédés par des capitalistes terriens. Ils projettent dans la lutte anti-corrida, la lutte des classes aujourd’hui désuète dont ils sont privés.
Et l’étoffe rouge que le torero utilise représente dans leur inconscient le drapeau rouge de l’ouvrier, symbole sacré du prolétariat, qu’il voient souillé dans ce spectacle « pourri par l’argent ».
Relisez bien leur propagande, vous y retrouverez, sous-jacents, ces symboles politiques.
Lénine a défini les idiots utiles du communisme. Ne vous trouvez-vous pas « idiot utile » de ces nostalgiques de la lutte des classes ?
Cette instrumentalisation de la lutte anti-corrida à des fins politiques a trouvé une brillante démontration avec le vote du parlement de Catalogne qui a aboli la corrida le 28 juillet 2010.
Ce vote a été aussitôt récupéré par les officines anti-corrida à l’affût de ce résultat et qui, maintenant, font semblant de crier victoire pour faire croire à l’inéluctabilité de leur victoire.
Mais en réalité, le parlement de Catalogne a exprimé sa détestation de tout ce qui peut rappeler, de près ou de loin, l’Espagne. Et l’abolition de la corrida était un enjeu politique symbolique des indépendantistes catalans, qui ont la volonté de s’autodéterminer et de se distancer du pouvoir central à Madrid… avant de se préoccuper des « souffrances » du toro.
FAUX – La corrida est un spectacle mercantile… Diriez-vous que la chanson, le théatre et le cinéma sont des spectacles mercantiles, donc condamnables ?
Il faut bien, comme dans tout spectacle, que les acteurs de la corrida puissent en vivre, non ?
Oui, mais nombreux sont les artistes à soutenir une action humanitaire, avez-vous envie de me dire.
Certes, mais bien avant que ces engagements généreux ne deviennent à la mode parmi les artistes, dans les années 80, le monde taurin savait dejà organiser des corridas de Bienfaisance.
Les anti-corrida accusent ces corridas de Bienfaisance d’être des corridas de circonstance pour un monde taurin qui cherche à se donner une bonne image de marque.
Mais aucun d’eux ne discute que l’argent donné par les artistes, pour une cause humanitaire, n’est pas autre chose qu’une publicité gratuite, car il est déduit de l’impôt.
C’est bien utile, parfois, pour relancer une carrière qui s’essoufle.
Je pense ici en particulier au chanteur très athée Renaud, qui après s’être fait ridiculisé par la foi catholique qu’Ingrid Bétencourt (ex-otage des révolutionnaires gauchistes FARC en Colombie) a montrée devant le monde entier après sa libération, continue plus que jamais à s’afficher contre la corrida, tel Don Quichotte devant les moulins.
Enfin, Lecteur, n’avez-vous pas réalisé les CONTRADICTIONS dans la propagande de ceux qui veulent instrumentaliser l’interdiction de la corrida à leur profit?
- Si vous refusez absolument la moindre souffrance pour les toros qui sont environ 3000 de par le monde à mourrir en corrida chaque année, comment pouvez-vous supporter les souffrances que connaissent chaque année 4000 de nos compatriotes qui meurent par accident de la circulation?
Alors, si vous voulez interdire la corrida, comment pouvez-vous ne pas vouloir interdire l’automobile?
Parceque c’est le prix à payer pour l’économie du pays et pour la liberté de se déplacer?
Eh bien, la corrida, c’est, de même, un prix à payer.
C’est le prix à payer pour la biodiversité :
L’interdiction de la corrida entraînera la disparition d’un Grand Mammifère de la surface de la Terre ( Nicolas HULOT, partenaire de Néoplanète, est-il capable de le nier ? ).
Cette disparition ne serait-elle pas aussi regrettable que si les rhinocéros disparaissaient, par exemple ?
En donnant pour les officines anti-corrida, vous agissez pour la perte de notre unique et ultime source génétique héritée des Aurochs, ceux-là même que nos ancêtres ont représenté il y a des dizaines de milliers d’années sur les paroi des grottes préhistoriques.
L’interdiction de la corrida signera par contre-coup la perte des pâturages à toros qui participent au maintient de la biodiversité.
En effet, ces terres sont sans grande valeur agricole (Si ce n’était pas le cas, elles auraient déjà été mises en culture !!! ) et servent de biotope à toute une faune et une flore SAUVAGES.
S’il n’y a plus de corrida, il n’y aura plus de toros bravos, et il n’y aura plus ces espaces « naturels ». Car ces terres ne sont pas abandonnées, elles sont la propriété de quelqu’un.
Et il faudra bien que leurs propriétaires en fasse quelque chose d’autre…
Ces terres seront vendues pour la promotion immobilière, n’en doutez pas : elles sont le plus souvent proches des côtes maritimes ( justement là où des remontées de sels marins rendent les cultures difficiles).
- Dans les abattoirs musulmans et juifs, du poulet jusqu’aux bovins, les animaux – DOMESTIQUES, ceux-là ! – y sont tués par hémorragie externe (égorgement) .
Dans un souci de tolérance vis-à-vis des groupes religieux, les pays ont mis en place un régime de dérogation pour ce qu’ils appellent l’abattage rituel : Directive 93/119/CE de la Communauté Européenne.
Le coup d’épée du matador, qui provoque une hémorragie interne, est un geste absolument équivalent.
Vous acceptez les abattages rituels dans les abattoirs musulmans et juifs.
Mais alors, comment pouvez-vous en même temps refuser la mise à mort par hémorragie pratiquée en corrida?
- Les vétérinaires affirment que l’abattage rituel ne provoque aucune souffrance, preuve en est que la viande qui s’y débite est savoureuse.
Car il est connu qu’un animal qui souffre à sa mise à mort fourni une viande de mauvaise qualité gustative.
Vous croyez ces vétérinaires. Mais alors, comment pouvez-vous croire que le toro souffre atrocement lors de sa mise à mort, par une méthode tout à fait comparable à un abattage rituel ?
Et si je vous dis que, pour y avoir goûté, la viande de taureau de corrida est savoureuse, allez-vous en tirer LA CONCLUSION qui s’impose?
- Les religieux de l’Islam refusent que l’animal soit assommé avant son égorgement car il y existe encore aujourd’hui un risque que la technique d’assommage tue de temps à autre un animal avant son égorgement.
Je vous rappelle que, dans ce rite, l’animal domestique doit être égorgé VIVANT.
Pouvez-vous alors continuer à reprocher à la corrida d’affaiblir le toro avec les pîques (et les banderilles, si vous le croyez) qui sont conçues pour produire un effet assommoir qui limitera les souffrances en hâtant l’évanouissement à l’issue du coup d’épée ?
Dans les abattoirs d’Europe, les animaux DOMESTIQUES ne sont pas assommés avant l’abattage rituel, alors que pour le même geste, le taureau de combat arrive assommé par la fatigue et par la saignée due aux pîques (l’équivalent, en volume, d’une poche de don du sang) devant le matador avec son épée.
- Je vous le demande encore une fois, vous acceptez les abattages rituels musulman et juif. Mais alors, comment pouvez-vous, dans le même temps, vous révolter contre la corrida ?
Dans un cas, c’est pour le plaisir de la table , dans l’autre cas, c’est pour le plaisir du spectacle .
Faites-vous une différence?
A vos yeux, l’un de ces deux plaisirs est-il légitime et l’autre, pas ?
- Vous êtes de ceux qui invoquent un principe universel du respect de la vie pour refuser absolument toute mise à mort, et donc la corrida. Vous acceptez dans le même temps la pratique de l’avortement de masse légalisé qui provoque chaque année l’élimination et la disparition dans les incinérateurs des hôpitaux de 200.000 foetus.
Depuis la Loi Veil de 1974, en trente-cinq ans, cela représente 7 millions de vies innocentes exterminées… rien qu’en France !
Vous n’acceptez pas la mise à mort de 3000 toros par ans pour le plaisir du spectacle, et je peux vous comprendre.
Mais comment puis je continuer à vous comprendre si, dans le même temps, vous acceptez l’avortement de masse légalisé au nom de la liberté des femmes, c’est à dire au nom de leur confort de vie ???
Faites-vous une différence?
A vos yeux, l’un de ces deux plaisirs est-il légitime et l’autre, pas ?
- Les anti-corrida vous exhortent à solliciter vos élus contre la corrida car ils déplorent leur immobilisme devant cette question.
Ils les accusent de pratiquer le clientélisme politique.
Croyez-vous à cette explication ?
Pourquoi nos élus ne se bousculent-ils pas pour recevoir sur leur nom… et celui de leur formation politique, les honneurs que leur confèrerait une loi d’interdiction de la corrida ?
Ne pensez-vous pas plutôt qu’aucun élu n’a envie de rester dans l’histoire, non pas comme celui qui a débarrassé la France de ce spectacle « barbare », mais comme celui qui, par sa loi, a été responsable de la disparition d’une espèce sauvage de Grand Mammifère et de la mutilation d’espaces naturels par la promotion immobilière ?
A titre de comparaison, croyez-vous que le nom de Simone Veil restera dans l’Histoire comme celui d’un bienfaiteur de l’humanité, ou bien associé à un nouvel holocauste, malgré les récents honneurs présidentiels?
Avant d’aller harceler vos élus sur la question de l’interdiction de la corrida, essayez de vous mettre un instant à leur place…
- Vous êtes convaincu que le toro souffre dans l’arêne. Soit.
Mais quelle garantie avez-vous que le foetus, qui présente un système nerveux en voie de formation et que l’on sait être capable de réagir aux stimuli que lui transmet le corps de sa maman, ne souffre pas pendant la fatale manoeuvre d’aspiration ?
Je donne chaque année à une association de lutte contre la légalisation de l’avortement de masse, comme vous-même vous donnez contre la corrida.
Alors, répondez-moi : est-ce moi, l’aficionado, qui suis le barbare, ou bien n’est-ce pas plutôt vous-même qui ne faites rien contre ce crime de masse que je n’hésite pas à qualifier de génocide ?
Connaissez-vous une seule officine anti-corrida qui se joigne à la lutte anti-avortement, alors que la plupart d’entre-elles ont aussi adopté la lutte anti-chasse dans leur activisme ?
- Souriez-vous de la méthode employée par le député René Feit qui, pour défendre le 26/11/1974 devant l’Assemblée Nationale sa position contre la Loi Veil, a fait entendre les battements de coeur d’un foetus ?
Vous êtes-vous gaussé des manifestants catholiques pour le respect de la vie qui brandissent des pancartes montrant les photos d’un foetus sanglant qui vient d’être extrait de son corps maternel ?
Si oui, comment pouvez-vous alors prendre au sérieux les photos sanglantes (retouchées avec Photo Shop) que les officines anti-corrida exhibent dans les espaces publicitaires ?
- Vous croyez les officines anti-corrida quand elles affirment, sur la foi de médecins spécialistes et même « experts », que le spectacle d’une corrida a un impact psychologique désastreux sur l’esprit des jeunes enfants.
Mais alors, pourquoi ne vous sentez-vous pas coupable de la même faute alors que vous cautionnez la propagande des officines anti-corrida qui exhibent des photos sanglantes les plus crues dans les rues, dans les journaux et dans leurs vidéos, AU VU DE TOUT LE MONDE, même de ceux qui ne voudraient pas ou ne devraient pas les regarder, d’après leurs propres critères ???
- Si je vous rappelle que la manifestation nationale du 7 mars 2006 a été un succès : un million de personnes ont manifesté dans les rues de plus de 160 villes de France pour lutter contre la précarisation accrue de la société et obtenir le retrait du CPE et du CNE.
Et si je vous rappelle maintenant que les officines anti-corrida, pour démontrer l’échec de la corrida à être tolérée par la nation, qualifient de minoritaire devant la population française le million d’entrées aux corridas que les arênes de France enregistrent chaque année, comprenez-vous qu’elles vous manipulent ?
- Selon Néoplanète, il paraîtrait qu’il n’existe en France que 7000 à 8000 aficionados véritables. Admettons.
Mais si je vous rappelle maintenant qu’avec 9000 adhérents, le NPA de Besancenot a bénéficié d’une représentation nationale lors des dernières élections présidentielles, pourquoi refuseriez-vous toute légitimité à la corrida au nom d’une prétendue absence de représentativité nationale basée sur ce nombre prétendu « faible » ?
Lecteur, avez-vous pris conscience de toutes ces contradictions?
N’êtes vous pas encore convaincu d’être manipulé par les officines anti-corrida?
Comprenez-vous bien que si vous arriviez à interdire la corrida, vous provoqueriez la perte de nombreux écosystèmes « naturels » que les élevages du toro bravo ont conservés jusqu’à aujourd’hui contre la convoitise du monde moderne mercantile ???
Moi, je pourrai continuer à vivre sans la corrida, mais vous-mêmes, supporterez-vous que votre conscience vous rappelle que vous avez participé à la disparition d’une espèces SAUVAGE de Grand Mammifère et d »avoir fait défigurer la Camargue ?
Et zou! la biodiversité ! Est-ce vraiment votre pensée ?
Ne voyez-vous donc pas que toutes ces officines anti-corrida font passer leur idéologie ou leurs propres intérêts avant l’intérêt de la Planète ?
N’avez-vous pas compris que par leur entremise, le marché immobilier se sert de vous comme « idiot » utile ?
Etes-vous sûr que derrière Dassaut Aviation, Coca-Cola, Leclerc, il n’y ait pas… Bouygues ???
De la même façon que, si l’automobile devait être inventée aujourd’hui, ellle serait interdite, si la corrida devait être inventée aujourd’hui, je serais pour son interdiction.
Cette tradition a sauvé de l’extinction une espèce animale magnifique.
Même les activistes des officines anti-corridas sont séduit(e)s : ne veulent-ils(elles) pas voir le toro bravo vivre heureux en liberté…
Sur quels pâturages?
Serez-vous volontaire pour financer leur élevage et venir les soigner ?
Mais je crois plutôt que vous pensez à l’impôt pour financer cet élevage de sauvegarde.
Ah! on en fait des choses, avec l’argent des autres !
Mais il est trop tard pour cette interdiction, car il y aura un prix à payer.
Et vous le connaissez, maintenant.
Je fais confiance aux associations d’aficionados et aux organismes officiels pour que le taureau de combat continue d’être respecté et ses souffrances atténuées dans toute la mesure du possible.
Le Règlement Taurin le garanti.
Je vous demande de faire confiance aux aficionados et, si tel est votre besoin, de reporter votre bon coeur sur des causes humanitaires finalement bien plus gratifiantes à défendre et… moins troubles.
Puissiez-vous nous laisser en paix dans notre Midi, Cher Lecteur !
Et vous-même, puissiez-vous y venir en paix.
« LES CHEMINS DE L’ENFER SONT PAVES DE BONNES INTENTIONS. »