Le 23 avril 2010 par Fabienne Broucaret ·
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Depuis 1970, la journée de la Terre se déroule tous les 22 avril. Cette année, Rabat a été choisie pour accueillir les célébrations de ce 40ème anniversaire. Reportage de notre envoyée spéciale dans la capitale marocaine.
» Le choix de Rabat n’est pas un hasard, explique Miriem Bensalah Chaqroun, commissaire de la Journée de la Terre. Nous disposons ici de 20 m² d’espaces verts par habitant, ce qui correspond à deux fois le minimum requis pour obtenir le label ville verte. Depuis plusieurs années déjà, sous l’impulsion royale,les projets liés au développement durable se multiplient. Le Maroc vert est en marche ! «
La preuve, à l’occasion de la Journée de la Terre, la ministre de l’Environnement marocaine, Amina Benkhadra, a présenté les principaux chantiers en cours à travers le territoire national. Et ils sont nombreux : la généralisation du programme Eco-école, pour sensibiliser les plus jeunes à la protection de la planète, l’implantation de récifs artificiels pour préserver les éco-systèmes marins, la lutte contre la déforestation dans les régions de Laayoune et la Chaouia-Ouardigha, la mise en valeur pisicole des retenues de barrage ou encore le projet Bouregreg-Energie valorisant le méthane issu de la décharge réhabilitée de Oulja pour la production d’électricité et de chaleur.
Cette Journée de la Terre a aussi couronné plusieurs accords entre la France et le Maroc. Parmi eux, la création d’une ville nouvelle pilote à faible consommation d’énergie près de Tanger. Une ville durable qui devrait accueillir 200 000 habitants et favoriser la mixité sociale. A noter également une coopération entre l’Ademe et l’agence nationale pour le développement des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (ADEREE) du Maroc.
Mais n’allez pas croire que la Journée de la Terre s’est résumée au Maroc à des discours officiels, loin de là. Il suffit pour le découvrir de se rendre à l’Espace Ecologie, ouvert jusqu’au 25 avril sur l’esplanade des Oudayas, dans la vallée du Bouregreg en pleine réhabilitation. Premier bon point : l’entrée est gratuite pour tous. Les Marocains y viennent donc en famille pour découvrir les initiatives d’ONG, d’institutions publiques ou encore d’associations pour protéger l’environnement. C’est ainsi que l’Institut de recherche halieutique, dédié à la recherche et au développement du secteur marin, a mis en avant la biodiversité marine au Maroc, mais aussi les espèces animales les plus menacées. Des panneaux pédagogiques soulignent par exemple les menaces pesant sur les phoques moines et les requins.
A quelques pas de là, des enfants jouent les artistes en créant des oeuvres à partir de papier recyclé. Une manière ludique de les initier au recyclage et au tri des déchets. Cette volonté de sensibiliser les plus jeunes est aussi une priorité de la Fondation Mohammed VI pour la protecion de l’environnement, via notamment le programme Eco-Ecoles. Certains élèves de primaire ont ainsi exposé leurs créations colorées et drôles, réalisées à partir de déchets à l’Espace Ecologie. Coup de coeur pour la mini table en canettes de soda.
Et le bilan carbone de l’Espace Ecologie ? Pas mal du tout. Les assises dans les stands sont en carton recyclé et recyclable. Mieux : l’association de la Journée de la Terre va compenser toutes les émissions de CO2 liées à ce salon. Jeudi 22 avril à 18h, l’Espace Ecologie avait déjà émis, depuis le 17 avril, 1.37 tonnes de CO2, soit 9 783 km en voiture. Ce qui correspond à la plantation de quatre arbres.
Le 23 avril 2010 par Ophélie Neiman ·
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Les Dongria Kondh ont fait appel à James Cameron, le réalisateur d’Avatar, pour qu’ils les aide à sauver leur style de vie et leur montagne sacrée. La réalité a rejoint la fiction.
Plus d’info sur le site de Survival:
Et le film que les Dongria Kondh ont adressé à James Cameron:
Le 23 avril 2010 par Fabienne Broucaret ·
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L’huile de palme est une huile issue de la pulpe des fruits du palmier en Afrique et en Asie. Sa culture représente le tiers de l’huile végétale produite dans le monde. Matière grasse la plus utilisée aux quatre coins de la planète, elle est de plus en plus décriée. Néoplanète fait le point.
Une huile nocive pour l’environnement…
80% de la production mondiale de l’huile de palme est issue de l’Indonésie et de la Malaisie. En Indonésie, la destruction de la végétation et des forêts pour planter des palmiers provoque l’émission de 1,8 milliard de tonnes de CO² chaque année, soit 4% des émissions mondiales annuelles. Ce désastre écologique menace à court terme la biodiversité végétale et la survie d’espèces animales comme les orangs-outangs. A Sumatra, leur population a chutée de 91% en un siècle.
… et pour la santé. L’huile de palme, qu’il soit bio ou pas, est en effet trop riche en acides gras saturés. Elle en contient trois fois plus que l’huile d’olive. Or, consommés en quantité trop importante, les acides gras saturés peuvent augmenter le mauvais cholestérol et les risques de cancers (sein et colon notamment), ou encore entraîner des maladies cardio-vasculaires.
Une huile omniprésente dans notre alimentation
Biscuits, soupes, chocolat, fruits secs, chips, mayonnaise, plats cuisinés, laits infantiles… Un produit alimentaire industriel sur deux contient de l’huile de palme. Les raisons de ce succès ? Peu coûteuse, elle présente une bonne stabilité à très haute température, ne rancit pas avec le temps et confère aux aliments une texture croustillante.
En magasin, comment la repérer ? Prenez le temps de décrypter les étiquettes. La mention « huile végétale » correspond presque toujours à de l’huile de palme. Les fabricants ne sont pas obligés en effet de préciser le type d’huile utilisée. Autres ingrédients récurrents à éviter : les « Matières Grasses Végétales », une appellation derrière laquelle se cache un mélange d’huiles, dont l’huile de palme.
Des campagnes de sensibilisation sur Internet
Green, le film
Elle s’appelle Green. Elle est seule au monde, dans un monde qui ne lui appartient pas. Ce film de Patrick Rouxel retrace avec émotion ses derniers jours. Green ? C’est une femelle orang-outan, victime de la déforestation et de la surexploitation des ressources naturelles. Accompagnez-la dans cette promenade en images à la découverte des trésors de la biodiversité de la jungle. Et vous comprendrez vite l’impact dévastateur des déforestations massives pour l’exploitation de l’huile de palme. Plus d’infos : www.greenthefilm.com
Have a break ?
Greenpeace a lancé en mars dernier une campagne « pour dénoncer l’utilisation par Nestlé d’huile de palme issue de la destruction des forêts tropicales et des tourbières indonésiennes, dans la fabrication de certains de ses produits, notamment les barres chocolatées Kit Kat ». Au cours des trois dernières années, la consommation annuelle d’huile de palme du géant alimentaire a pratiquement doublé, pour s’établir aujourd’hui à 320 000 tonnes. La vidéo choc s’intitule « Have a break ? ». Elle a déjà été vue près de 250 000 fois sur le compte officiel YouTube de l’association de défense de l’environnement. Le message est clair : en grignotant un Kit Kat, vous participez à la déforestation, et donc à l’extinction des orangs-outangs.
Le 15 avril dernier, deux militants de Greenpeace protestant contre la déforestation en Indonésie ont fait irruption dans l’assemblée générale des actionnaires du géant agroalimentaire suisse Nestlé à Lausanne en ouvrant un passage, à la tronçonneuse, dans le toit. Leur message ? « Give the orang-utans a break ! ».
Certains industriels font des efforts
En 2009, Findus France a arrêté d’utiliser l’huile de palme pour la cuisson de ses poissons panés et de ses pommes de terre. Cette année, elle disparaît aussi de sa gamme de plats cuisinés. Autre initiative : Casino qui la remplace dans ses produits alimentaires par de l’huile de colza, riche en oméga 3, ou de tournesol, riche en acides gras insaturés. Sur les 571 références concernées, plus de 200 vont ainsi être estampillées « garanties sans huile de palme » d’ici fin 2010. Plusieurs groupes agro-alimentaires, comme Carrefour, Unilever, Nestlé et Kraft, ont eux décidé de changer progressivement de fournisseurs afin d’adopter des modes de production plus respectueux de la planète.
Une évolution encouragée par le WWF : « S’il est bien sûr nécessaire de réduire les consommations superflues d’huile de palme, un boycott total de l’utilisation d’huile de palme en France ne réglera pas le problème de la déforestation, précise un communiqué de l’association. Le WWF ne condamne pas l’huile de palme mais la façon dont elle est produite. Il est donc urgent d’utiliser de l’huile de palme issue de plantations durablement gérées afin de stopper la déforestation des dernières forêts tropicales restantes. »
Le 22 avril 2010 par Fanny Condat ·
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L’année de la biodiversité se fête en musique à l’Alhambra, dans le 10ème arrondissement de Paris, samedi 24 avril prochain. Après une conférence-échange et la projection d’un court-métrage, la soirée « J’veux du live » propose des styles musicaux variés, du jazz manouche au country en passant par la chanson française et le pop rock. Les profits de cette soirée seront entièrement reversés à l’association malgache L’Homme et l’Environnement.
Une façon originale et festive de faire parler de la biodiversité : un concert éclectique où des artistes venus de différentes parties du globe se retrouvent sur une même scène, au profit d’une ONG. Venez vous déhancher, de 20h à 23h, sur la musique Néo Soul du new-yorkais Mêm ; le jazz expérimental du malgache Gohmi Rahamefy ; le swing manouche poétique du duo français Anjoy; mais aussi la pop de Vanessa Mandito, le country de John Mackay, et le pop rock de Brünnild.
Découvrez quelques titres des artistes présents au concert !
- Mêm : http://www.myspace.com/officialmeme
- Brünnild : http://www.myspace.com/brunnhildmusic
-Vanessa mandito : http://www.myspace.com/vanessamandito
Un déhanché pour la biodiversité Juste avant le concert et autour d’un buffet bio, une conférence-débat invite à réfléchir aux thèmes de la biodiversité et de l’économie solidaire. Olivier Behra, le président de l’association malgache qui recevra l’intégralité des profits de cette soirée, présentera un court métrage de Yann Arthus-Bertrand pour expliquer les activités et objectifs de son ONG.
L’Homme et l’Environnement, en quelques mots Fondée en 1993, l’association l’Homme et l’Environnement aide à la création de micro-entreprises communautaires à Madagascar dans le but de rendre la population moins dépendante de l’aide internationale. Les projets soutenus sont conformes à des objectifs de respect et de mise en valeur de la biodiversité d’une part, et d’une exploitation durable des ressources naturelles d’autre part. Danser et s’amuser tout en participant à la protection de l’environnement et au développement des populations malgaches : on court à la soirée « J’veux du Live » !
Le site de l’association L’Homme et l’Environnement
INFOS PRATIQUES
Soirée « J’veux du live » 19h30 à l’Alhambra, 21 rue Yves Toudic, 75010; Prix : 28€, 24€ en prévente. Plus d’infos : http://www.jveuxdulive.com/
Le 22 avril 2010 par Ophélie Neiman ·
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En choisissant de prendre une douche plutôt qu’un bain, ce n’est pas seulement la planète qui y gagne.
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