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Le 24 février 2010 par · 1 commentaire 

La coopérative caféicole mexicaine UCIRI a fêté cet automne ses 25 ans. C’est là, auprès des producteurs, que vit et travaille le fondateur du label, le prêtre ouvrier Francisco Van der Hoff. C’est là aussi le berceau du label Max Havelaar. Interview du directeur de Max Havelaar, Joaquin Muñoz.

Quelle Histoire – Max havelaar ok

 Le nombre de coopératives de commerce equitable labelisées Max Havelaar dans le monde

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Décomposition du prix d'un paquet de café

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Le 23 février 2010 par · 3 commentaires 

Comment concilier le développement économique et social des pays africains avec la lutte contre le changement climatique ? A l’initiative du Pôle universitaire Léonard de Vinci, à La Défense, plusieurs experts vont débattre de cette question le 24 février à 17h.

Nena a una plaça d'HararLes invités ? Jean-Loup Feltz (Agence française de développement), François Gemenne (chercheur à l’IDDRI, l’Institut du développement durable et des relations internationales, et professeur à Sciences Po), Antoine Malafosse (ONG Comité Catholique contre la Faim), Robert Lanquar (Organisation Mondiale du tourisme).

L’Afrique sub-saharienne, très convoitée pour ses ressources naturelles, est pourtant la région la plus pauvre du monde. Elle doit maintenant faire face à un nouvel enjeu de taille : le réchauffement climatique. Quelles alternatives de développement économique pour l’Afrique ? Quels types d’action durable sont possibles ? C’est le moment de débattre et d’échanger vos points de vue.

Entrée libre sur inscription : adressez un mail à mdd.events@gmail.com 2 avenue Léonard de Vinci à Courbevoie

Creative Commons License photo credit: Oriol Gascón

Le 23 février 2010 par · 1 commentaire 

Après l’échec du sommet de Copenhague, 24 artistes internationaux s’associent pour réaliser le projet Coalition of the Willing. Ce film d’animation collaboratif propose une réponse ludique au problème majeur de notre temps : comment mobiliser les opinions publiques mondiales dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Chaque artiste a réalisé une scène du film illustrant différentes méthodes d’activisme : retour à la révolution sociale des années 60, nouvelles formes de collaboration entre activistes, experts et citoyens… Ce film est ainsi un formidable argument pour le développement d’un nouvel activisme en ligne et explique comment nous pouvons prendre en main la lutte contre le réchauffement climatique.

Les différentes parties du film sont mises en ligne en plusieurs « vagues » sur le site, tous les quinze jours du 3 février jusqu’à la mi-avril. A l’initiative de ce projet ? Simon Robson, alias Knife Party, qui est aussi l’auteur de l’animation What Barry Says (2003) contre l’invasion américaine en Irak.

Le 23 février 2010 par · 2 commentaires 

Suite au débat lancé par Elisabeth Badinter sur le féminisme et l’écologie, voici le point de vue d’Alice Audouin, responsable du développement durable de Havas Média France. Retrouvez-la sur son blog « Alice in Warmingland » : www.aliceaudouin-blog.com.

Elisabeth Badinter émet une opinion négative sur l’écologie dans son dernier livre Le conflit. La femme et la mère. et dans les médias. Que cette opinion soit inoffensive ou dangereuse, juste ou erronée…c’est au débat démocratique d’en découdre. Etonnement, il ne démarre pas du côté des intellectuels, qui restent silencieux. Sont-ils d’accord ? Ou bien ne s’intéressent-ils pas à ce sujet-là ? Pour le débat, on doit se contenter pour le moment de la réaction des accusés, les écolos. Des personnalités, essentiellement féminines (cf. NKM, blogs, groupes sur facebook, pétition « vertes de rage »…), démontrent à l’auteur, avec un sens du respect très inégal, son erreur d’appréciation dans le fait que le féminisme puisse régresser avec l’écologie et que l’écologie soit un mouvement lié à un retour au « naturel ». Ces femmes écologistes réagissent fort à propos aux juxtapositions de stéréotypes proposées par E. Badinter comme : féminisme = liberté, écologie = atteinte à la liberté donc écologie = anti féminisme ou encore écologie = retour à la nature, émancipation de la femme = détachement vis-à-vis de la nature, donc écologie = anti féminisme.

L’attitude d’E. Badinter est dans le fond parfaitement banale, dupliquant à l’identique l’attitude de rejet de l’écologie par une bonne partie des intellectuels et journalistes médiatisés français. La liste de leurs critiques ne cesse de grandir. Les vagues de froid de cet hiver ont été immédiatement récupérées comme contre-épreuve du réchauffement climatique (voir la Tribune acerbe de Pascal Bruckner dans Le Monde du13 janvier intitulée «le Réchauffement qui refroidit») Les climatologues et leurs e-mails, Nicolas Hulot et son film, la taxe carbone, le Sommet de Copenhague, Greenpeace à l’Assemblée Nationale, José Bové, ont alimenté de façon régulière leur moquerie. Les 68ards disant « ils nous emmerdent » au sujet des écolos, ont gagné du terrain. Les mises en scène ridicules et caricaturales d’écolos, y compris people, plantés avec grandes bottes dans la boue (car c’est bien connu, boue=nature=ecologie) ou mieux, nus (car c’est bien connu, nu= jardin d’éden=nature=écologie) n’ont jamais autant été diffusées. Claude Allègre, le spécialiste du procès d’intention envers ses concurrents, à été plébiscité comme un grand résistant face à une panique inutilement lancée.

Le silence et plus grave encore, le rire des intellectuels, face à l‘humiliation de la science, les font choir du côté de ceux qu’ils ont sans cesse dénoncés, combattus et cherché à éclairer : ceux qui confondent les croyances et le savoir, le dogme et la science. « La superstition est à la religion ce que l’astrologie est à l’astronomie, la fille très folle d’une mère très sage », la clairvoyance intellectuelle qui a permis de séparer fanatisme et religion au XVIIIème est en chute libre : en matière d’écologie, le dogme vaut pour science. La confusion est à son comble. Comment l’élite en est-elle arrivée à parler de l’écologie qui est une science, une spécialisation de la biologie créée au XIX ème siècle, avec des adjectifs aussi inadaptés que :« dictature », « machos », « ayatollahs», « rétrogrades », « retour à la préhistoire » ? Comment les intellectuels médiatisés sont-ils tombés dans une telle soupe de confusions?

Comment expliquer les pas des intellectuels vers l’obscurantisme alors qu’ils prétendent justement lutter contre l’obscurantisme « vert » ? Plusieurs raisons peuvent aider à comprendre ce chemin vers l’impasse :
-La science, les partis politiques, le militantisme des ONG et le mouvement modéré pour la protection de l’environnement portent tous le même nom, et les plus médiatisés en influencent l’image globale. La sémantique n’opère pas assez une séparation entre la science et le dogme, et le développement durable n’a pas réussi à prendre le relais et sortir l’écologie de ses confusions.
Dans ce grand mélange, les personnalités de l’écologie militante occupent une grande place en termes d’image. La science du même nom est comparativement quasi inconnue (qui peut citer trois noms d’écologues?) Ces acteurs militants, souvent pris par un sentiment d’urgence et par la volonté de trouver des solutions rapides aux problèmes établis, renvoient parfois une image autoritaire, alarmiste ou infantilisante, qui influence ainsi la perception des autres qui sont pourtant bien plus nombreux et représentatifs.

-L’écologie et ses enjeux (réchauffement climatique, chute de la biodiversité…) sont quasi absents des productions artistiques, culturelles et intellectuelles médiatisées, que ce soit les films de fiction, la littérature, l’art contemporain, le théâtre, les essais politiques, philosophiques ou sociologiques, les spectacles comiques, etc. ce qui en empêche la connaissance sensible (la conséquence est ici cause première).

-Le traitement par les médias de l’écologie et ses enjeux se fait par la caricature, l’accentuation de visions alarmistes, le goût du scandale incarné par les « climato-sceptiques », la vedettisation de people verts superficiels, ce qui empêche d’en avoir une image réelle.

-L’écologie et ses enjeux représentent une vexation pour l’homme, le constat de sa capacité de destruction à une échelle non seulement globale mais « après lui », auprès des générations futures, ce qui est une raison anthropologique majeure de rejet.

-Les intellectuels français précis et clairvoyants sur le sujet ne sont pas médiatisés : François Flahaut, Stéphane Lavignotte, Catherine Larrère, etc.

-La climatologie intègre une dimension prédictive, forcément soumise à des aléas liés à des variables non prévisibles (la quantité de steak que vous mangerez dans 20 ans, vous la connaissez ?) ce qui l’affaiblit face à un désir à la fois de certitudes et de suspicion.

-La prédominance culturelle et intellectuelle de l’idée de plaisir et de liberté à un niveau individuel et non collectif et l’histoire tragique d’initiatives « collectivistes » créent une méfiance vis-à-vis d’ enjeux communs pouvant impliquer une résolution commune.

-La difficulté pour chacun à dépasser le sentiment d’acquis (matériels et immatériels) et le réflexe de vouloir les défendre, freine la prise en mains de nouveaux enjeux. Comme si aller vers de nouveaux acquis, de nouvelles réponses, était une menace, consistait laisser la proie pour l’ombre. Comme si faire un pas vers l’inconnu était se diriger vers le danger.

Ces raisons doivent être analysée et prises en mains pour éviter l’issue qui s’annonce : la haine réciproque. Il est grand temps pour les intellectuels, de se rendre que compte que de l’individu qu’ils jugent, ils ne voient que le flanc, et pour les écolos, de montre l’autre flanc.

A lire également sur Néoplanète : Feminisme et écologie : elles sont vertes de rage

Le 23 février 2010 par · 5 commentaires 

La 10ème émission de l’objet du scandale, diffusée le mercredi 24 février à 23h10 sur France 2, est consacrée au réchauffement climatique.

Le débat central de l’émission titillera sûrement vos convictions : après les résultats mitigés du sommet de Copenhague et les remises en cause du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), peut-on dire que les écologistes sont des imposteurs ?

Guillaume Durand, entouré de Frédéric Bonnaud et de Jérôme Bonaldi, reçoit à cette occasion Daniel Cohn-Bendit et Claude Allègre, auteur de « L’imposture climatique, ou la fausse écologie ». (Plon, 19,90 €).

Vous pouvez déjà poser vos questions à Daniel Cohn-Bendit sur le site de France 2