Contre le « green washing »
Le 16 décembre 2009 par Teddy Follenfant ·
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L’Union des Annonceurs (UDA) fête le deuxième anniversaire de sa Charte d’engagements des Annonceurs pour une communication responsable, avec le soutien de l’ADEME. Cette Charte a pour but, entre autre, d’éviter le « green washing » et de développer des bonnes pratiques dans le secteur de la publicité et de la communication.
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Contre le greenwashing, mais alors tout contre…
J’ai quelques questions précises. Quand on vous écoute et qu’on lit la synthèse des bonnes pratiques de l’UDA, on a l’impression d’une progression admirable, que le greenwashing est en voie de disparition. Or on constate que les cas de greenwashing sont toujours aussi nombreux, voire plus, surtout dans les médias les plus visibles. La question est : vos indicateurs ne sont-ils pas en trop fort décalage avec la réalité (je conçois fort bien que l’on veuille montrer des résultats positifs, mais là, le suppositoire a un peu du mal à passer) ?
Seconde question : à quoi sert une charte de l’UDA, puisqu’il existe déjà des règles déontologiques tout-à-fait satisfaisantes, celles de l’ARPP ?
Troisième question : pouvez-vous affirmer qu’il y a un jury qui « traite toutes les plaintes », et qui « n’arrête pas de rendre des jugements », alors qu’en 2009 seules 32 plaintes sur 488 ont été traitées par le JDP, et qu’il n’y a que trois ou quatre jugements par mois ?
Je ne suis absolument pas un opposant aux communicants de l’UDA, bien au contraire. Je suis un communicant, et je pense que l’auto-régulation n’est pas productive. Face au nouveau consommateur, il faut adopter d’autres codes de conduite, accepter de dialoguer avec les parties prenantes, d’égal à égal, avec honnêteté et authenticité. Créer de l’adhésion et de la plus-value plutôt que du matraquage et de la bêtise.
Pour que les prises de parole soient efficaces, il faut bénéficier d’un minimum de crédibilité. Les arguments environnementaux, c’est presque totalement grillé, les messages ne passent plus. J’en veux pour preuves les études « publicité et société » de TNS Sofres/Australie et « crise et consommation » d’Euro RSCG C&O. Dommage, c’est un thème d’avenir, porteur d’un nouveau rapport à la marque.
PS : c’est greenwashing en un seul mot (dérivé de whitewashing), une expression qui n’a plus grand-chose à voir avec le lavage…
PPS : sur mon blog, on parle de communication responsable… j’aimerais beaucoup y voir des sympathisants de l’UDA, ils ont sûrement beaucoup à m’apprendre !