Le 16 avril 2009 par Patrick Campion ·
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Lu sur reportersdespoirs.org avec nos remerciements.
Helen Evans et Heiko Hansen incarnent le duo Hehe, du nom de leur association artistique. En février 2008, ces deux professionnels de la lumière ont brillé dans les rues d’Helsinki (Finlande). Toutes les nuits durant une semaine, Hehe transformait le nuage gris de la centrale électrique de Salmisaari en nuage vert, au rythme des consommations d’énergie des habitants… Grâce à la technologie, les citoyens avaient le pouvoir de faire grandir ce curieux nuage… en réduisant leur consommation d’énergie ! L’occasion, pour ces artistes engagés, de mettre le doigt sur un problème lourd : la pollution et l’empreinte de l’homme sur l’environnement. Leur prochaine cible : Paris…

photo credit: wili_hybrid
Qui sont-ils ?
Helen Evans, née en 1972 en Angleterre, et Heiko Hansen, né en 1970 en Allemagne, sont artistes mais donnent toujours à leur travail une dimension sociale et même environnementale. Installés depuis 6 ans à Paris, ils ont d’abord suivi la formation en « Computer Related Design » au Royal College of Art de Londres, après des études en scénographie et ingénierie. Habitants de St-Ouen (Île-de-France, France), ils y créent en 2002 l’association Hehe, avec pour objectif de promouvoir l’art dans les écoles, les universités et tous lieux où il est habituellement absent.
Déclics
En 2003, Helen et Heiko ont une idée. Leur résidence artistique, Main d’œuvre, à St-Ouen, se trouve au milieu des usines. A coups de projecteurs et de lasers, le couple veut exploiter cette fumée qui sort de ces cheminées. « Nous voulions faire de la pollution une matière artistique et montrer, par la même occasion, l’impact de l’homme sur son environnement », explique Heiko. Et Helen d’insister : « c’est d’abord un projet artistique qui pousse les gens à se poser des questions. Ensuite est venue l’idée de lancer une réelle campagne de sensibilisation autour de cette œuvre. » Naît alors le projet Nuage vert, à la croisée des mondes… culturel, scientifique, industriel, de la communication et de l’environnement.
« Nuage vert est fondé sur l’idée que des formes publiques peuvent incarner un projet écologique et matérialiser des questions environnementales, afin de les rendre tangibles dans nos vies quotidiennes au sein de la collectivité. [...] Une installation lumineuse à l’échelle de la ville utilisant comme support l’icône même de la pollution industrielle, a le pouvoir de mettre le public en alerte, de générer un débat et de convaincre les gens de changer leurs habitudes de consommation », explique le site Internet de Hehe.
Que font-ils ?
Après trois ans de réflexion, de prospection et de conception, Helen Evans et Heiko Hansen arrivent à leurs fins et illuminent en février 2008 la fumée de la centrale de charbon de Salmisaari, à Helsinki. A l’aide d’un laser ultra puissant, les émanations de l’usine se parent de vert, chaque nuit du 22 au 29 février.
« Le plus difficile était de convaincre Helsinki Energy de travailler avec nous, raconte Helen. Nous avions besoin de leurs chiffres de consommation pour sensibiliser les habitants du quartier et les inciter à moins consommer. On leur disait que le Nuage vert serait leur récompense… Notre démarche était simple : moins les gens consommait durant la semaine, plus le nuage grandissait. » On aurait pu imaginer le contraire mais non ! Le but de Hehe était de créer une « relation ombilicale entre les actions locales et le nuage de vapeur ». S’ils voulait le voir, l’admirer, le garder alors ils devaient éteindre leur ordinateur au lieu de le laisser en veille, baisser d’un degré leur chauffage, utiliser moins d’eau chaude, etc. Côté technique, Helen et Heiko devaient suivre en permanence les chiffres de la centrale afin de contrôler le laser et donc le nuage en temps réel. Le dernier soir de la semaine, de 19h à 20h, une soirée Unplug invitait chaque foyer à « débrancher entièrement leur maison », tout appareil électrique devait donc être éteint, et à venir admirer le Nuage vert. Cette action a permis en une heure d’économiser 800 mégavoltampère, l’équivalent de l’énergie produite par une éolienne en 60 minutes.
Chacun pouvait également suivre en direct sur le site Internet, www.nuagevert.org, l’évolution de la consommation locale. « C’est la première fois que de l’information locale concernant la consommation d’énergie était rendue publique. [...] Matérialiser la relation entre les institutions et ceux qui consomment leurs services pourrait mener à l’émergence d’un nouveau type de citoyenneté » selon Helen et Heiko.
Techniquement, le projet Nuage vert est plutôt complexe. Helen et Heiko ont commencé par filmer jours et nuits les émissions de l’usine par caméra thermique. Un logiciel dédié reproduisait ensuite le nuage, ses formes, ses mouvements. Le laser était finalement balayé par un miroir, lui-même guidé par le logiciel pour reproduire le nuage.
L’œuvre a nécessité près de 35 000 € pour sa réalisation grâce au soutien de très nombreux partenaires parmi lesquels Helsinki City Cultural Office, Centre culturel français d’Helsinki, Foundation for Environmental Art, etc. La prochaine manifestation est prévue à Paris en mai, lors du festival « Futur(s) en Seine ».
Contact
Nom : Helen Evans et Heiko Hansen
Fonction : Artistes, fondateurs de Hehe
Téléphone : +33 1 42 23 97 54
e-Mail : contact@hehe.org
Adresse postale : Hehe – 14 rue Joseph Dijon – 75018 Paris (France)
Site web : http://www.nuagevert.org/, www.hehe.org
Le 15 avril 2009 par Kevin Le Guen ·
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Le Festival Science Frontières qui s’est déroulé à Marseille vient de s’achever, voir notre article 25eme-festival-sciences-frontieres-du-2-au-5-avril-2006. Vous n’avez pas pu vous y rendre, ce n’est pas grave, nous vous proposons les meilleures vidéos de ce festival.
Aujourd’hui, dans l’éco-forum, Ameenah Gurib Fakim (voir notre article) nous parle de ses recherches sur les plantes médicinales et son pays natal, l’île Maurice.
Le 14 avril 2009 par Alexandrine Chaillou ·
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D’après un communiqué IFAW du 8 avril 2009
La chasse aux phoques commerciale canadienne s’ouvre à nouveau dans le golfe du Saint-Laurent aujourd’hui, avec cette fois-ci 64,000 juvéniles destinés à l’abattage. IFAW (Fonds international pour la protection des animaux www.ifaw.org) se réjouit d’apprendre que de nombreux chasseurs de phoques n’y participeront probablement pas cette année en raison de l’absence d’un marché pour la fourrure de phoque.
Sheryl Fink, Chargée de recherches pour le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW) déclare « Si l’effondrement des marchés conduit à l’arrêt de ce massacre, nous nous en réjouirons. Si notre propre gouvernement est incapable d’agir au nom de la majorité des Canadiens qui souhaite l’arrêt de la chasse commerciale dans ce pays, et bien peut-être que l’absence d’un marché international pour la peau de phoque y contribuera. »
Selon les dernières informations, les vendeurs ne recevraient que 15$ par peau de phoque cette année, alors qu’elles se vendaient à plus de 100$ en 2006. Les chasseurs craignent donc, à juste titre, que pratiquer la chasse à de tels prix ne peut être viable. Le prix de 30 $ pour des peaux vendues le mois dernier par les chasseurs des Iles-de-la-Madeleine était majoré de 9 $ par peau, une subvention provinciale québécoise, a-t-on appris. Il semblerait qu’un grand nombre de peaux prélevées sur les 20,000 phoques abattus au cours de la première phase de la chasse, n’aurait pas été acheté par les tanneries.
« D’après Pêches et Océans Canada (MPO), le total autorisé de captures (TAC) pour la chasse est soumis aux lois du marché. Mais si cela s’avérait exact, le TAC 2009 aurait été réduit et non augmenté à ce niveau. A croire que le MPO méprise son propre plan de gestion. »
Le mois dernier, la ministre des Pêches et des Océans Gail Shea a décidé d’accroître le TAC 2009 à 280,000 phoques du Groenland, passant outre les avertissements de ses propres scientifiques, stipulant qu’un TAC supérieur à 270,000 animaux ne respecterait pas les objectifs de gestion de son ministère.
« Il apparaît évident que la chasse aux phoques n’est pas une industrie viable – excepté pour ce gouvernement canadien qui continue à maintenir cette activité avec l’argent de ses contribuables, et au nom du soutien de quelques politiciens qui s’accrochent désespérément à leurs sièges au Parlement, » continue Fink.
Le gouvernement préfère apporter son appui à une industrie moribonde au lieu de répondre aux attentes de l’opinion publique canadienne et à la crise économique globale. La semaine dernière, le ministre du Commerce international Stockwell Day a réitéré son intention de porter plainte auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) si l’Union européenne (UE) venait à interdire l’importation des produits dérivés du phoque.
“Une telle démarche est irresponsable,” souligne Fink. « Un litige devant l’OMC coûterait au minimum des millions de dollars aux citoyens canadiens, alors que le propre ministère de M. Day, estime ce marché à 5.4 millions $ tout au plus. »
Le 14 avril 2009 par Alexandrine Chaillou ·
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La marque de cosmétiques biologiques Natessance sort une gamme complète de produits pour s’occuper de bébé. Crème de change, gel lavant, lait de toilette et autres lotions sont labellisés Cosmebio.
Hypoallergéniques et entièrement naturels, les soins sont également présentés dans des emballages non polluants et recyclables. Bon et bio jusqu’au bout.
Natessance Gamme bébé :
Bain, toilette, change et soins
de 7 à 11 euros
www.natessance.com
Le 14 avril 2009 par Charles Ducreux ·
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Le Festival Science Frontières qui s’est déroulé à Marseille vient de s’achever, voir notre article 25eme-festival-sciences-frontieres-du-2-au-5-avril-2006. Vous n’avez pas pu vous y rendre, ce n’est pas grave, nous vous proposons les meilleures vidéos de ce festival.
Aujourd’hui, dans l’éco-forum, Laurent Helix (Directeur des supermarchés Casino) et Bertrand Lancelevée (Directeur de Le Crédit Lyonnais Méditerranée) nous parlent de recyclage.
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