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Suisse : donner une seconde vie aux radiateurs, baignoires et autres

Le 27 février 2009 par · 2 commentaires 

Lu sur reportersdespoirs.org avec nos remerciements.

Saviez-vous qu’un lavabo dispose d’une durée de vie de plusieurs centaines d’années ? Pourtant, ce type de produits issus du bâtiment part souvent à la déchetterie avant même d’avoir pleinement servi. Pour remédier à cette surcharge de déchets, l’association Bauteilnetz Schweiz (BTN Suisse) encourage leur récupération. Depuis 1996, elle anime un large réseau d’occasion au niveau national et sur Internet. Rien qu’en 2008, 5 701 m³ de cuisines, parquets et autres articles ont été récupérés et remis en état par 320 ex-chômeurs de longue durée.

Site de l’action : Suisse

Old age is better than the alternative
Creative Commons License photo credit: baboon™

Une masse de déchets considérable

En 2007, 5 400 000 tonnes de déchets ont été produits en Suisse, rien que par le secteur du bâtiment, au sens strict du terme, autrement dit en excluant le génie civil (source : Office fédéral de l’environnement – OFEV). Si 80 % des débris de démolitions d’immeubles sont valorisés et transformés en granulats, 20 % d’entre eux engorgent chaque année les déchetteries. C’est notamment le cas des baignoires, cuisinières ou parquets, détruits en dépit de leur bon état.
Afin de diminuer la masse des déchets et de faire baisser les coûts de construction ou de rénovation, l’association BTN Suisse encourage la réutilisation de ces biens auprès des professionnels et des particuliers.

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Creative Commons License photo credit: just.Luc

Un nouveau marché d’occasion

Il existe en Suisse 15 magasins d’occasion où entrepreneurs et particuliers peuvent venir chiner. Baignoires, portes, fenêtres, et autres sont issus principalement de démolitions d’immeubles, mais aussi de logements de particuliers désireux de se débarrasser de leur vieux radiateur ou de leur ancien carrelage. Réunies au sein de l’association à but non lucratif Bauteilnetz Schweiz (BTN Suisse), créée en 1996, les enseignes coopératives sont subventionnées à hauteur de 70 % par l’Etat et les collectivités locales. Afin de mutualiser l’offre de ces magasins, l’association décide, en 1999, de créer le site Internet bauteilclick.com, sorte de vitrine virtuelle rassemblant leurs 4 000 articles. Le site permet simplement de les réserver avant de venir les chercher dans une des quinze bourses d’échange du pays. De la récupération des articles à leur remise en état, le travail est entièrement effectué par des ex-chômeurs de longue durée.

Baignoire 1
Creative Commons License photo credit: tany_kely

Des économies de portefeuille et d’énergie

La récupération des éléments de construction s’avère aussi bonne pour les finances des bénéficiaires que pour l’environnement. Sur le plan économique, particuliers et professionnels du secteur ont accès à des articles remis à neuf à 50 % du prix initial minimum.
Sur le plan écologique, BTN Suisse estime avoir économisé l’équivalent de 18 millions KW/H, soit la consommation d’électricité annuelle de 4 000 foyers français (d’après le ratio du Centre de recherche et d’étude pour les conditions de vie, CREDOC). La récupération de 5 701 m³ d’éléments de construction, en 2008, a également permis d’éviter la propagation de 3 786 tonnes de CO?, soit environ 1 000 allers-retours  Paris-San-Francisco (d’après le ratio de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie et de Goodplanet.org). Les quinze bourses ont enregistré l’an dernier, un chiffre d’affaires équivalent à 2 millions d’euros. Un montant en augmentation constante de 5 à 10 % par an. Elles ont également permis de réinsérer 320 personnes.

Contact
Nom: Daniel Glauser
Fonction : Directeur de BTN Suisse
Téléphone : +413 13 11 22 88
e-Mail : daniel.glauser@bauteilclick.ch

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Commentaires

2 commentaires

  1. Collas Association "Les Trie t'on?" le 1 mars 2009 à 19:11

    En 1997 j’ai été embauché par la Ville de Nantes afin de trouver des solutions pour réduire la quantité du TOUT VENANT, le non recyclable, considéré comme déchet ultime non incinérable, donc destiné à la mise en décharge. Le bût était de trouver les Associations qui avaient des besoins : Vêtements, vélos, meubles, électro-ménagers, livres…. Mais stocker sur Déchèteries ces produits sélectionnés n’a fait qu’impirer les visites nocturnes des récupérateurs non habilités et qui vidaient sur les pistes des tonnes de TOUT VENANT afin de sélectionner ce qu’ils pouvaient revendre sur les Vides Greniers… Décision a donc été prise d’installer des « COMPACTEURS » à la place des Bacs de 3O M3, pour interdir la récupération nocturne…. A partir de ce moment, le Ré-emploi devenait impossible cars tous ces produits se retrouvent écrasés et pollués suite à l’explosion des emballages des liquides, confitures, peintures et autres produits…. peu de Déchèteries de la région nantaise acceptent les « TOXIQUES » qui sont donc cachés dans le TOUT VENANT. Il faut créer un nouveau service pour le ré-emploi d’une grande partie du TOUT VENANT avant compactage comme le fait maintenant écorev avec sa Recyclerie, sauvant chaque jour sur 2 Déchèteries les meubles, bibelots, vélos, électro-ménagers, livres, disques, vêtements… aujourd’hui je suis retraité et j’ai le plaisir de travailler bénévolement un jour par semaine avec cette Recyclerie où j’apporte mon savoir faire…
    Christian Collas Association « Les trie t’on? » crée en 1989 pour faire fermer les Décharges Municipales polluantes